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PUBLIC RELEASE DATE:
16-Nov-2012

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Contact: William Raillant-Clark
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University of Montreal
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La garderie: Des nombreux avantages pour les enfants, mais aussi un mystérieux lien avec le surpoids

Une etude revele que les enfants au service de garde ont environ 50% fois plus de chance d'avoir un surplus de poids

Ce communiqué est disponible en anglais.

MONTRÉAL, le 19 novembre 2012 - Les jeunes enfants qui ont été supervisés de façon régulière dans un service de garde ont environ 50% plus de chances d'avoir un surplus de poids que ceux qui sont restés à la maison avec leurs parents, selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Montréal et du Centre de recherche du CHU Sainte-Justine. « Nous avons trouvé que les enfants dont le mode de garde principal entre 1.5 et 4 ans était en garderie ou par un membre de la famille élargie avaient environ 50% plus de chances de souffrir d'embonpoint ou d'obésité entre l'âge de 4 à 10 ans que ceux gardés à la maison par leur parents, a déclaré la Dre Marie-Claude Geoffroy, qui a mené l'étude. Cette différence ne s'explique pas par plusieurs autres facteurs comme le statut socioéconomique des parents, l'allaitement de l'enfant, l'indice de masse corporelle de la mère et le statut en emploi de la mère. »

Les chercheurs ont étudié 1649 familles avec enfants nés en 1997-1998 au Québec. L'échantillon était représentatif de la majorité des enfants québécois. Les mères ont été interrogées au sujet de la garde de leurs enfants aux âges de 1,5 ans, 2,5 ans, 3,5 ans et 4 ans. Les enfants ont été classifiés selon le mode de garde dans lequel ils avaient passé le plus d'heures au total, soit en 'garderie' (30%), en 'milieu familial' (35%), ou par 'un membre de la famille élargie' (11%), par 'une gardienne' (4%) ou par 'les parents' (19%). Pendant les 6 années qui ont suivi, les chercheurs ont mesuré le poids et la taille des enfants. Les enfants souffrant d'embonpoint ou d'obésité ont été identifiés selon des critères internationaux (IOTF).

À ce jour, on ne connait pas les mécanismes responsables de la proportion accrue d'enfants en surcharge pondérale dans certains milieux de garde. « L'alimentation et l'activité physique seraient les pistes à suivre, indique la Dre Sylvana Côté, qui a co- dirigé à l'étude. Les parents n'ont pas lieu de s'inquiéter. Cependant, je suggère aux parents de s'assurer que leurs enfants mangent bien et qu'ils font suffisamment d'activité physique au quotidien, que ce soit à la maison ou à la garderie. »

Les chercheurs estiment également que les milieux de garde pourraient pourtant avoir le potentiel de réduire les problèmes de poids chez les enfants, possiblement via la promotion de l'activité physique et de l'alimentation saine. « Ce potentiel énorme de l'effet des services de garde sur la santé nutritionnelle des enfants de 2 à 5 ans a également été relevé par l'organisme Extenso du Centre de référence sur la nutrition de l'Université de Montréal, qui a développé un portail web spécifiquement pour les enfants en service de garde, » remarque le Dr Jean Séguin, qui a aussi co-dirigé cette recherche.

Entrevues :

Les chercheurs ne sont pas en mesure d'accorder des entrevues pour diffusion par télévision.

À propos de l'étude :

Cette étude a été publiée dans le Journal of Pediatrics, et a été soutenue en partie par les Fonds de recherche du Québec - Santé, l'Institut de la statistique du Québec, le Ministère de la santé et services sociaux du Québec et le Conseil de recherche en sciences humaines du Canada. Des chercheurs de l'University College London, l'INSERM, l'Université Laval, l'Université Paris-Sud, l'Université d'Ottawa, et l'University College Dublin ont contribué à cette étude. Dr Geoffroy est soutenue financièrement par les Instituts de recherche en santé du Canada.

À propos des chercheurs

La Dre Marie-Claude Geoffroy était chercheuse affiliée avec l'Université de Montréal au moment de la réalisation de la recherche et est désormais chercheuse honoraire associée à l'Institute of Child Health, University College London.

Le Dr Jean Séguin est professeur titulaire au Département de psychiatrie de l'Université de Montréal et chercheur au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.

La Dre Sylvana Côté est professeur agrégé au Département de médecine sociale et préventive de l'Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine.

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