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PUBLIC RELEASE DATE:
13-Dec-2012

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Articles marquants dans le Science du 14 décembre 2012

Un inventaire des arthropodes au Panama. Les arthropodes, qui incluent les insectes, les arachnides et les crustacés, sont le groupe d'espèces terrestres le plus varié sur la planète. Et cela pourrait expliquer pourquoi les chercheurs ont autant de mal à estimer leur nombre, notamment dans les forêts tropicales où prospèrent tant d'espèces d'arthropodes. Dans une recherche actuelle pour quantifier ces populations, Yves Basset et ses collègues rapportent les résultats d'une collaboration qui a impliqué 102 chercheurs. Ceux-ci ont récolté 129 494 arthropodes, représentant 6 144 espèces différentes, à partir d'un petit peu moins de la moitié d'un hectare de la forêt tropicale. Puis ils ont utilisé des modèles pour prédire qu'environ 25 000 espèces d'arthropodes se trouvaient dans toute la réserve de 6 000 hectares. Les chercheurs suggèrent aussi qu'un hectare seulement de forêt héberge à tout moment plus de 60 pour cent de ces 25 000 espèces. Selon Basset et ses collègues, des facteurs comme la diversité des plantes peuvent prédire fortement le nombre d'espèce d'arthropodes dans la région. Par exemple, ils disent que chaque espèce de plante vasculaire indique la présence de 17 espèces d'arthropodes, chaque espèce d'oiseau celle de 71 espèces d'arthropodes et chaque espèce de mammifère dans la région 270 espèces d'arthropodes. Ces résultats pourront servir dans l'avenir à mieux estimer la biodiversité ainsi que les efforts de protection de la nature à faire.

Article n°21 : « Arthropod Diversity in a Tropical Forest » par Y. Basset et D.W. Roubik du Smithsonian Tropical Research Institute à Panama City, République du Panama. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


La génétique n'est pas la seule cause de la diversité cellulaire des tumeurs. Même si elles ont un génome identique, des cellules cancéreuses peuvent se comporter de façon très différente, notamment face à une chimiothérapie, indiquent des chercheurs. Ce résultat remet en cause l'opinion qui prévalait à ce jour que les différences génétiques sont à l'origine du comportement varié des cellules individuelles au sein d'une tumeur solide. Certaines de ces différences fonctionnelles sont essentielles pour la manière dont le cancer va progresser ou répondre au traitement. Par exemple, dans beaucoup de tumeurs, seules certaines cellules sont responsables de la croissance tumorale mais ces nouvelles données suggère que la recherche de ces cellules uniquement sur des critères génétique pourrait être vaine. Antonija Kresso et ses collègues ont examiné le profil génétique et le type de croissance de cellules d'un cancer colorectal humain qui avaient été transplantées chez la souris. Les clones individuels de ces cellules tumorales issus de la même lignée génétique variaient beaucoup dans leur taux de survie, leur dynamique de croissance et leur réponse à des produits de chimiothérapie. Ainsi, d'autres mécanismes qui viennent s'ajouter pour générer plus de diversité, tels que la régulation épigénétique ou la variabilité micro-environnementale, semblent conférer à un sous-groupe de cellules tumorales un potentiel important de survie, notamment lors d'un stress.

Article n°22 : « Variable Clonal Repopulation Dynamics Influence Chemotherapy Response in Colorectal Cancer » par A. Kreso, P. van Galen, O. Gan, F. Notta, E. Wienholds et J.E. Dick du Campbell Family Institute à Toronto, ON, Canada. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Grâce à la darcine, la souris se rappelle où se trouvait son partenaire. Les odeurs laissées par les mammifères comportent un cocktail de diverses substances chimiques qui véhiculent une information sur le sexe et l'état de reproduction de l'individu. Les animaux revisitent de telles marques mais il était difficile de savoir comment ils pouvent se souvenir de leur emplacement. Selon une nouvelle étude, une protéine urinaire appelée darcine permet aux souris femelles de se rappeler où les mâles sont passés. Sarah Roberts et ses collègues ont trouvé que la souris femelle, tout comme les mâles concurrents, préfèrent les endroits où de l'urine mâle ou de la darcine synthétique a été déposée. La souris femelle se souvient même de ces endroits et les recherche pendant deux semaines après que les odeurs ont été retirées. Ces résultats démontrent que la darcine stimule la mémoire spatiale des rongeurs, leur permettant ainsi de situer des endroits socialement pertinents ou des marques olfactives rencontrées par le passé. D'autres phéromones similaires à la darcine pourrait aussi agir comme de puissants stimulus pour l'apprentissage social estiment Roberts et les autres chercheurs.

Article n°16 : « Pheromonal Induction of Spatial Learning in Mice » par S.A. Roberts, A.J. Davidson, J.L. Hurst de l'Université de Liverpool, Leahurst Campus à Neston, Royaume-Uni ; L. McLean et R.J. Beynon de l'Université de Liverpool à Liverpool, Royaume-Uni.


L'assemblage de nano-objets à ADN s'accélère. Dans les bonnes conditions, les scientifiques peuvent contraindre l'ADN à former à l'échelle du nanomètre des objets complexes d'une manière beaucoup plus efficace qu'avant selon une nouvelle étude. Cette découverte devrait rendre la nanotechnologie avec ADN plus accessible pour des applications pratiques telles que de la nanoélectronique ou les systèmes d'administration de médicaments. Dans de précédentes études, des scientifiques avaient pu produire une gamme impressionnante de nano-objets en trois dimensions en repliant une armature d'ADN simple brin et en la fixant par de courtes « agraphes » d'ADN. Ce processus est plutôt lent, il demande plusieurs jours, et génère à la fin une quantité relativement petite de produit. Jean-Philippe Sobczak et ses collègues en Allemagne ont étudié le processus du repliement avec un marqueur fluorescent pour évaluer la formation d'ADN double brin au cours de la réaction ou d'ADN simple brin lors du dépliement. Ils ont aussi congelé de manière ultra-rapide des échantillons à différents moments et températures puis étudié les produits. Les chercheurs ont trouvé des conditions de réaction qui accélèrent le repliement de plusieurs ordres de grandeurs, qui ne durent que quelques minutes parfois, et augmentent le rendement de près de 100 pour cent. Certains aspects de ce processus sont similaires au repliement des protéines et ce processus accéléré pourrait peut-être un jour, supputent les chercheurs, devenir possible à l'intérieur des cellules.

Article n°15 : « Rapid Folding of DNA into Nanoscale Shapes at Constant Temperature » par J.-P.J. Sobczak, T.G. Martin, T. Gerling et H. Dietz de la Technische Universität München à Munich, Allemagne.

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