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PUBLIC RELEASE DATE:
6-Dec-2012

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Articles marquants dans le Science du 7 décembre 2012

Premiers résultats de la mission GRAIL sur la Lune. De nouveaux résultats de la mission GRAIL offrent une image détaillée de la croûte lunaire décrite dans un groupe de trois articles cette semaine. La mission, dont le nom complet est Gravity Recovery and Interior Laboratory, a mesuré et cartographié le champ de gravité lunaire depuis le début de 2012. Réaliser cela a été un challenge car la Lune tourne de manière synchrone avec la Terre, ce qui fait que le même hémisphère nous fait toujours face. La mission GRAIL traite ce problème en utilisant deux satellites en tandem tournant autour de la Lune. Les instruments à bord mesurent le changement de la distance qui les sépare lorsqu'ils survolent la surface lunaire et sont perturbés par l'attraction gravitationnelle due au relief et aux changements de masse sous la surface lunaire.
Dans le premier article, Maria Zuber et ses collègues aborde le champ de gravité global qui donne en détail plusieurs caractéristiques géologiques nouvelles. La carte de la gravité montre que les chocs ont aidé à homogénéiser la densité de la croûte supérieure tout en la brisant largement. Dans le second article, Mark Wieczorek et ses collègues montrent que la densité de la croûte supérieure de la Lune est moins importante que prévue et probablement plus poreuse. La croûte paraît épaisse de 35 à 40 km. Finalement, Jeffrey Andrews-Hanna et ses collègues rapportent que cette croûte est entrecoupée de large pans de magma refroidi connus sous le nom de dikes qui ont pu se former au cours d'une période d'expansion au début de l'histoire lunaire.

Article n°18 : « Gravity Field of the Moon from the Gravity Recovery and Interior Laboratory (GRAIL) Mission » par M.T. Zuber, D.E. Smith, E. Mazarico du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA ; M.M. Watkins, S.W. Asmar, A.S. Konopliv, J.G. Williams, G. Kruizinga, R.S. Park, D.-N. Yuan du NASA Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, CA ; F.G. Lemoine et G.A. Neumann du NASA Goddard Space Flight Center à Greenbelt, MD ; H.J. Melosh de l'Université Purdue à West Lafayette, IN ; R.J. Phillips du Southwest Research Institute à Boulder, CO ; S.C. Solomon de la Carnegie Institution of Washington à Washington, DC ; S.C. Solomon du Lamont-Doherty Earth Observatory, Université Columbia à Palisades, NY ; M.A. Wieczorek de l'Université Paris Diderot et de Sorbonne Paris Cité à Paris, France ; S.J. Goossens de l'Université du Maryland, Baltimore County à Baltimore, MD.

Article n°19 : « The Crust of the Moon as Seen by GRAIL » par M.A. Wieczorek de l'Université Paris Diderot et de Sorbonne Paris Cité à Paris, France ; G.A. Neumann, F.G. Lemoine du NASA Goddard Space Flight Center in Greenbelt, MD ; F. Nimmo de l'Université de Californie, Santa Cruz à Santa Cruz, CA ; W.S. Kiefer du Lunar and Planetary Institute à Houston, TX ; G.J. Taylor de l'Université de Hawaii à Honolulu, HI ; H.J. Melosh de l'Université Purdue à West Lafayette, IN ; R.J. Phillips du Southwest Research Institute à Boulder, CO ; S.C. Solomon de la Carnegie Institution of Washington à Washington, DC ; S.C. Solomon du Lamont-Doherty Earth Observatory, Université Columbia à Palisades, NY ; J.C. Andrews-Hanna du Colorado School of Mines à Golden, CO ; A.S. Konopliv, M.M. Watkins, J.G. Williams du NASA Jet Propulsion Laboratory et du California Institute of Technology à Pasadena, CA ; D.E. Smith et M.T. Zuber du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA.

Article n°20 : « Ancient Igneous Intrusions and Early Expansion of the Moon Revealed by GRAIL Gravity Gradiometry » par J.C. Andrews-Hanna de la Colorado School of Mines à Golden, CO ; S.W. Asmar, A.S. Konopliv, J.G. Williams du NASA Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, CA ; J.W. Head III de l'Université Brown à Providence, RI ; W.S. Kiefer, P.J. McGovern du Lunar and Planetary Institute à Houston, TX ; F.G. Lemoine, E. Mazarico, G.A. Neumann du NASA Goddard Space Flight Center à Greenbelt, MD ; I. Matsuyama de l'Université de l'Arizona à Tucson, AZ ; E. Mazarico, D.E. Smith, M.T. Zuber du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA ; H.J. Melosh de l'Université Purdue à West Lafayette, IN ; F. Nimmo de l'Université de Californie, Santa Cruz à Santa Cruz, CA ; R.J. Phillips du Southwest Research Institute à Boulder, CO ; S.C. Solomon de la Carnegie Institution of Washington à Washington, DC ; S.C. Solomon du Lamont-Doherty Earth Observatory, Université Columbia à Palisades, NY ; G.J. Taylor de l'Université de Hawaii, Honolulu à Honolulu, HI, M.A ; Wieczorek de l'Université Paris Diderot à Paris, France.


La sécheresse africaine a retardé le retour des passereaux en Europe. L'an passé l'extrême sécheresse dans la Corne de l'Afrique a retardé le retour de nombreuses espèces d'oiseaux sur leurs lieux de reproduction en Europe du Nord selon des chercheurs. Anders Tøttrup et ses collègues ont utilisé des balises miniaturisées pour suivre le type de migration de la pie-grièche écorcheur et du rossignol progné entre 2009 et 2012 et ils ont trouvé qu'en 2011 l'arrivée en Europe des oiseaux avait été parmi les plus tardives relevées depuis 1950. Dans un article Brevium, les chercheurs expliquent que ces espèces trans-sahariennes qui font chaque année des milliers de kilomètres pour atteindre leur site de reproduction étaient restées plus longtemps dans la Corne de l'Afrique que d'habitude. La pénurie en aliments due à la sécheresse a rendu plus difficile l'approvisionnement nécessaire pour ce long voyage estiment les chercheurs. L'étude démontre un lien direct entre les conditions locales du climat et le retard dans la migration des animaux, ce qui pourrait avoir des effets en cascade sur le succès de leur reproduction et sur leur mortalité.

Article n°8 : « Drought in Africa Caused Delayed Arrival of European Songbirds » par A.P. Tøttrup, C. Rahbek, M.W. Kristensen et K. Thorup de l'Université de Copenhague à Copenhague, Danemark ; R.H.G. Klaassen, R. Strandberg, Y. Vardanis, Å. Lindström et T. Alerstam de l'Université de Lund à Lund, Suède ; R.H.G. Klaassen de la Dutch Montagu's Harrier Foundation et de l'Université de Groningue à Groningue, Pays-Bas.


Une recette pour le diabète : un régime riche en graisses et les gènes JNK. Le diabète de type 2 est souvent causé par une alimentation riche en graisses, ce qui peut mener à l'obésité. Une nouvelle étude montre que les gènes JNK jouent un rôle essentiel dans les changements métabolique et l'inflammation associés au mode de vie riche en graisses. Cette découverte apporte une nouvelle preuve que les gènes JNK pourraient être une cible de choix dans le traitement du diabète. De nombreux types cellulaires expriment ces gènes, dont les macrophages. Ces cellules immunitaires se retrouvent aussi dans le tissu adipeux où elles augmentent l'inflammation qui contribue à la maladie. Sook Myong Han et ses collègues ont supprimé les deux gènes JNK 1 et JNK 2 dans les macrophages de souris. Bien que ces animaux aient un poids similaire aux souris contrôles lorsqu'elles sont nourries avec un régime riche en graisses, elles sont protégées de la résistance à l'insuline et du diabète. Les chercheurs ont aussi observé une baisse de la présence des macrophages dans le tissu adipeux de ces animaux. Ces résultats suggèrent que sous l'effet d'un régime riche en graisses, les gènes JNK peuvent induire une inflammation menant au diabète.

Article n°23 : « JNK Expression by Macrophages Promotes Obesity-induced Insulin Resistance and Inflammation » par M.S. Han, C. Morel, R.J. Davis de l'Howard Hughes Medical Institute à Worcester, MA ; M.S. Han, D.Y. Jung, C. Morel, J.K. Kim et R.J. Davis de l'University of Massachusetts Medical School à Worcester, MA ; S.A. Lakhani et R.A. Flavell de l'Howard Hughes Medical Institute et de la Yale University School of Medicine à New Haven, CT ; S.A. Lakhani de la Sanford University School of Medicine à Sioux Falls, SD.


Le cycle de vie du parasite de la maladie du sommeil maîtrisé en laboratoire. Des chercheurs ont identifié une protéine régulatrice majeure qui peut réguler en culture cellulaire le cycle de vie complexe de Trypanosoma brucei, offrant ainsi une percée attendue depuis longtemps dans l'étude de ce parasite. Sa transmission se fait entre les hommes via la mouche tsé-tsé et il représente un sérieux problème de santé publique en Afrique sub-saharienne. T. brucei connaît un certain nombre de stades de développement quand il passe dans l'intestin, la circulation sanguine et les glandes salivaires de la mouche. Cette complexité et la difficulté de l'étudier au sein de la mouche ont entravé la recherche sur T. brucei pendant plus d'un siècle. Nikolay Kolev et ses collègues ont maintenant identifié une protéine de liaison de l'ARN qui, lorsqu'elle est exprimée dans le parasite en culture, peut induire le programme complet de développement du trypanosome, débloquant ainsi la possibilité d'étudier « in vitro » les stades dans l'insecte vecteur. Il devrait donc être maintenant possible d'analyser le processus par lequel T. brucei devient capable d'infecter l'être humain et cette recherche, proposent les auteurs, conduira peut-être à de nouvelles thérapies pour la maladie du sommeil.

Article n°15 : « Developmental Progression to Infectivity in Trypanosoma brucei Triggered by an RNA-binding Protein » par N.G. Kolev et C. Tschudi de la Yale School of Public Health à New Haven, CT ; K. Ramey-Butler et E. Ullu de la Yale School of Medicine à New Haven, CT ; G.A.M. Cross de l'Université Rockefeller à New York, NY.

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