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Articles marquants dans le Science du 21 décembre 2012

La Percée de l'année 2012 pour Science, le boson de Higgs. L'observation d'une particule sub-atomique longtemps hypothétique connue sous le nom de boson de Higgs est annoncée comme la plus importante découverte scientifique de 2012 par la revue Science. Cette particule, dont l'existence était supposée depuis plus de 40 ans, est un élément clé pour expliquer comment d'autres particules élémentaires telles que l'électron ou les quarks obtiennent leur masse. Des chercheurs travaillant avec le LHC, un collisionneur de particule de 5,5 milliards de dollars du CERN, le laboratoire de physique des particules près de Genève en Suisse, ont réussi à déceler une trace de ce boson de Higgs le 4 juillet, trouvant ainsi la dernière pièce du puzzle appelé modèle standard de la physique des particules par les physiciens. Cette théorie explique comment les particules interagissent via les forces électromagnétiques, les forces nucléaires faibles et les forces nucléaires fortes pour former la matière dans l'univers. Cependant, jusqu'à cette année, les chercheurs ne pouvaient expliquer comment les particules élémentaires impliquées obtenaient leur masse. On ne sait pas encore très bien à quoi cette découverte va mener dans le domaine de la physique des particules mais son influence sur la communauté des physiciens a été indéniable selon les rédacteurs de Science. Une série d'articles de revue aide à expliquer la technologie qui a servi à observer cette mystérieuse particule. En plus de la reconnaissance de la détection du boson de Higgs comme la Percée de l'année 2012, Science et son éditeur à but non lucratif, l'AAAS, ont identifié neuf autres réalisations scientifiques exceptionnelles et les ont réuni en une liste des dix premières avancées de l'année.

Article n°25 : « Breakthrough of the Year » par le personnel de Science News à Washington, D.C.


Une nouvelle roche issue de l'espace est un type rare de météorite. Le 22 avril 2012, plusieurs radars Doppler météo détectèrent une boule de feu très rapide qui fut aussi observée dans le ciel par de nombreuses personnes en Californie et au Nevada. Une nouvelle étude décrit la récupération rapide de cette météorite et rapporte que la roche trouvée est un cas d'une complexité inhabituelle de météorite rare appelée chondrite carbonée. La météorite a été nommée de Sutter's Mill d'après l'endroit où certains de ses fragments ont été retrouvés. Les chercheurs ont utilisé les données radar, des photos, des vidéos ainsi que des témoignages oculaires pour rapidement localiser les fragments tombés. Plusieurs ont été récupérés avant que de fortes pluies ne s'abattent sur la région, de sorte qu'ils étaient particulièrement intacts. Peter Jenniskens et ses collègues décrivent maintenant la démarche utilisée pour la récupération des fragments et leur analyse qui a suivi. Les morceaux ont résisté à une entrée dans l'atmosphère faite à une vitesse record de 28,6 km par seconde et pourraient provenir d'une orbite proche de celle de comètes de la famille de Jupiter. La météorite appartient à une classe rare et primitive appelée chondrite carbonée qui contient certains des plus vieux matériaux du système solaire. La minéralogie et d'autres caractéristiques de ces fragments sont étonnamment variées et complexes, ce qui suggère que la surface des astéroïdes dont sont issues ces météorites est plus complexe que ce que l'on pensait.

Article n°10 : « Radar-Enabled Recovery of the Sutter's Mill Meteorite, a Carbonaceous Chondrite Regolith Breccia » par P. Jenniskens du SETI Institute à Mountain View, CA. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


L'histoire de deux génomes de chauve-souris. Les chauves-souris, seuls mammifères capables de voler durablement, hébergent aussi certains des virus les plus pathogènes comme celui d'Ebola ou du SARS. La comparaison du génome de deux espèces éloignées de chauve-souris éclaire maintenant sur les mutations génétiques qui ont transformé ces mammifères uniques au cours de leur évolution. Guojie Zhang et ses collègues ont séquencé le génome de la chauve-souris frugivore Pteropus alecto et celui de l'insectivore Myotis davidii pour identifier les changements qui ont pu accompagner leur évolution. Les chercheurs ont trouvé un nombre étonnamment élevé de gènes de réparation de l'ADN subissant une sélection dans les deux génomes, et ils suggèrent que de telles mutations ont aidé ces animaux à optimiser leur métabolisme et leur envol. Zhang et les autres chercheurs ont aussi identifié des gènes liés au système immunitaire qui ont été perdus, ou subissent actuellement une sélection, ce qui pourrait aider à expliquer pourquoi les chauves-souris sont de tels réservoirs de maladies.

Article n°19 : « Comparative Analysis of Bat Genomes Provides Insight into the Evolution of Flight and Immunity » par G. Zhang, Z. Huang, X. Fang, Z. Xiong, W. Zhao, Y. Zhu, X. Jiang, L. Yang, J. Xiao, Y. Feng, Y. Chen, X. Sun, Y. Zhang et J. Wang du BGI-Shenzhen à Shenzhen, Chine ; G. Zhang et J. Wang de l'Université de Copenhague à Copenhague, Danemark ; C. Cowled, J.W. Wynne, M.L. Baker, M. Tachedjian, P. Zhou, J. Ng, G.A. Marsh, G. Crameri et L.-F. Wang du CSIRO Australian Animal Health Laboratory à Geelong, VIC, Australie ; Z. Shi, P. Zhou et L. Wu de l'Académie des Sciences chinoise à Wuhan, Chine ; K.A. Bishop-Lilly et K.G. Frey du Naval Medical Research Center à Fort Detrick, MD ; K.A. Bishop-Lilly et K.G. Frey de la Henry M. Jackson Foundation à Fort Detrick, MD ; C.C. Broder de l'Uniformed Services University à Bethesda, MD ; L.-F. Wang du Duke-NUS Graduate Medical School à Singapore.


Une carte des vertébrés du monde met à jour un classique du XIXe siècle. Une nouvelle carte montrant comment les principaux groupes de vertébrés se sont répandus dans le monde met à jour une version classique de 1876. L'ancienne carte due au naturaliste et explorateur Alfred Russell Wallace, a été une pierre d'angle de la biogéographie moderne et une référence clé pour les sciences de la biodiversité et de la protection de la nature. Dans leur travail, Ben Holt et une équipe de collègue américains et européens ont rassemblé des données sur la répartition géographique et les liens évolutifs de plus de 20 000 espèces de vertébrés pour caractériser des types biogéographiques naturels. Leur nouvelle carte divise le monde en 34 régions zoogéographiques distinctes regroupées en 13 ensembles plus larges. Elle diffère sur de nombreux points des cartes précédentes issues uniquement de données géographiques et dépourvues d'informations phylogénétiques sur les relations évolutives entre les espèces. La nouvelle carte offre aussi des similitudes intéressantes ainsi que des différences importantes avec la classification d'origine de Wallace. Par exemple, alors que Wallace classait les îles à l'est de Bornéo et de Bali dans sa région de l'Australie, Holt et ses collègues trouvent qu'au moins certaines de ces îles appartiennent à la sphère orientale qui englobe les îles de la Sonde, l'Indochine et l'Inde. Ces nouveaux résultats seront utiles dans les projets stratégiques de protection de la nature en faveur de la biodiversité globale.

Article n°20 : « An Update of Wallace's Zoogeographic Regions of the World » par B.G. Holt de l'Université de Copenhague à Copenhague, Danemark.

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