[ Back to EurekAlert! ]

PUBLIC RELEASE DATE:
17-Jan-2013

[ | E-mail ] Share Share

Contact: Natasha Pinol
npinol@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science
@AAAS_News

Articles marquants dans le Science du 18 janvier 2013

La vie des vertébrés de l'Arctique liée au climat. Les évènements climatiques extrêmes peuvent influencer la dynamique des populations de nombreuses espèces et y induire des taux synchrones de naissances et de décès. En revanche, on ne savait pas si le climat pouvait aussi rendre synchrones de telles dynamiques pour différentes espèces vivant dans une communauté. Pour le trouver, Brage Hansen et ses collègues se sont tournés vers les hautes latitudes de l'Arctique, plus précisément l'île norvégienne du Spitzberg, où existent seulement trois herbivores et leur prédateur commun durant toute l'année. Les chercheurs ont étudié des années de données sur les populations locales de rennes, d'un oiseau appelé lagopède alpin, de petits rongeurs du genre des campagnols et du renard arctique qui consomme ces herbivores. Hansen et ses collègues ont mis en relation leurs données avec celles des évènements climatiques enregistrés par une station météorologique locale sur la même période. Ils ont découvert que les évènements climatiques extrêmes avaient effectivement synchronisé les fluctuations dans cet écosystème survivant à l'hiver, la dynamique des populations du renard arctique ayant un an de retard. Ils suggèrent que de fortes pluies sur la neige, qui gèlent la végétation et empêchent de s'alimenter en hiver, ont été l'élément moteur initial de cette synchronisation et que des changements dans les populations de renard étaient directement en rapport avec les charognes de rennes. Un hiver pluvieux et glacé qui limite les populations de rennes et apporte beaucoup de carcasses aux renards a des chances d'être suivi par un hiver sans de telles carcasses. Leurs résultats montrent qu'un effet climatique indirect général influence la dynamique des populations de tous les vertébrés sur l'île en hiver. Et comme il est prédit plus de périodes glacées dans le nord de l'Arctique, Hansen et les autres chercheurs suggèrent que les évènements climatiques extrêmes pourraient avoir à l'avenir de profonds effets en cascade sur les populations arctiques.

Article n°8 : « Climate Events Drive the Dynamics of a Resident Vertebrate Community in the High Arctic » par B.B. Hansen, V. Grøtan, R. Aanes, B.-E. Sæther de la Norwegian University of Science and Technology à Trondheim, Norvège ; R. Aanes, E. Fuglei, Å.Ø. Pedersen du Norwegian Polar Institute à Tromsø, Norvège ; R. Aanes, E. Fuglei, Å.Ø. Pedersen, A. Stien du Fram Centre à Tromsø, Norvège ; A. Stien du Norwegian Institute for Nature Research à Tromsø, Norvège ; R.A. Ims et N.G. Yoccoz de l'Université de Tromsø à Tromsø, Norway ; R. Aanes du Norwegian Directorate for Nature Management à Trondheim, Norvège.


Une méthode de recherche identifie certains donneurs de matériel génomique. L'identité de certaines personnes qui se sont portées volontaires pour donner les données de la séquence de leur génome à la recherche peut être retrouvée en utilisant uniquement l'information publique disponible indiquent des chercheurs. La méthode de détection repose sur les informations du chromosome Y issues des bases de données publiques de généalogie génétique et ne peut donc servir qu'à identifier les donneurs masculins bien que les parents des donneurs féminins puissent l'être aussi. Actuellement, il existe au moins huit bases de données, certaines avec des moteurs de recherche interne gratuits, qui contiennent en tout les noms et les séquences du chromosome Y de centaines de milliers d'hommes.

Melissa Gymrek et ses collègues ont recherché si ces bases de données pouvaient être utilisées pour déterminer l'identité de volontaires masculins tels que les participants au 1000 Genome Project. Ils ont utilisé les données de la séquence du chromosome Y d'un groupe de ces volontaires et pu en tirer un nombre de noms associés dans les bases de données généalogiques. Ils ont ensuite repéré les individus possibles pour chaque nom en cherchant une correspondance avec l'âge et le pays où résidaient les volontaires qui étaient aussi des informations publiques. Avec cette démarche par triangulation, ils ont pu déterminer l'identité d'environ 50 de ces volontaires à qui l'on avait dit au cours de la procédure de consentement éclairé qu'il y avait une chance que leur identité soit déterminée même si leurs séquences étaient rendues anonymes.

Dans leurs remarques finales, les auteurs de ce travail disent que rendre l'utilisation des données génomiques personnelles plus difficile pour les scientifiques entraverait le progrès scientifique. Ils suggèrent plutôt d'établir des politiques claires de partage de données, d'informer les participants sur les risques et les bénéfices de telles études génétiques et de développer une législation concernant l'usage correct de l'information génétique. Dans un article Policy Forum associé, Laura Rodriguez et ses collègues discutent aussi des implications de cette étude et de la réponse des National Institutes of Health. Barbara Jasny, rédacteur adjoint à Science précise que « Science a soigneusement réfléchi aux bénéfices et aux risques potentiels de publier un tel article. Finalement, nous avons estimé que sa publication aiderait à attirer l'attention sur cette question importante et à promouvoir la discussion sur le meilleur moyen d'équilibrer le besoin de protéger les volontaires dans la recherche avec celui du partage de données à grande échelle, notamment pour la recherche qui pourrait avoir un effet sur la santé humaine. »

Article n°11 : « Identifying Personal Genomes by Surname Inference » par M. Gymrek et Y. Erlich du Whitehead Institute for Biomedical Research à Cambridge, MA ; M. Gymrek du Harvard-MIT Health Sciences and Technology, du Massachusetts Institute of Technology, du Broad Institute du MIT et de Harvard à Cambridge et du Massachusetts General Hospital à Boston, MA ; A.L. McGuire du Baylor College of Medicine à Houston, TX ; D. Golan, E. Halperin de l'Université de Tel Aviv à Tel Aviv, Israël ; E. Halperin du The International Computer Science Institute à Berkeley, CA.

Article n°1 : « The Complexities of Genomic Identifiability » par L.L. Rodriguez, L.D. Brooks, E.D. Green du National Human Genome Research Institute, NIH à Bethesda, MD ; J.H. Greenberg du National Institute of General Medical Sciences, NIH à Bethesda, MD.


Un nouveau comprimeur d'image fait mieux que le JPEG. Fatigué de comprimer d'énormes fichiers image ? Un nouveau type de comprimeur s'avère plus efficace que les méthodes actuelles. Alors que des algorithmes comme JPEG peuvent comprimer la taille d'un fichier, le travail doit être fait après que l'image est prise. Au contraire, le senseur à métamatériau développé par John Hunt et ses collègues peut comprimer des images pendant leur enregistrement et recueillir l'information sur l'image plus efficacement. Les métamatériaux sont des matériaux artificiels conçus pour avoir des propriétés absentes de la nature. Ces résultats suggèrent que les appareils photos, scanneurs à rayons X et autres techniques d'imagerie construits avec des senseurs à métamatériau pourraient prendre des images plus vite et avec moins de mesures ou de détecteurs qu'actuellement. Les chercheurs ont utilisé le senseur à métamatériau pour comprimer des images et ils montrent qu'il peut enregistrer et reconstruire numériquement des images assez rapidement pour fournir des images vidéo sans qu'une post-compression soit nécessaire. Ces résultats font partie d'une tendance plus générale visant à réduire le traitement des images sous toutes ses formes, de celles à haute résolution des smartphones aux images médicales d'IRM en trois dimensions.

Article n°7 : « Metamaterial Apertures for Computational Imaging » par J. Hunt, T. Driscoll, G. Lipworth, D.R. Smith, A. Mrozack, M. Reynolds et D. Brady de l'Université Duke à Durham, NC ; T. Driscoll de l'Université de Californie, San Diego à La Jolla, CA.


Les microbes intestinaux influencent le risque d'autoimmunité via les hormones sexuelles. Chez la souris, l'ensemble des microbes vivant dans ses intestins influence le niveau des hormones sexuelles et par ce biais le développement de maladies autoimmunes comme le diabète de type 1 rapportent des chercheurs. Ce résultat pourrait expliquer pourquoi les troubles autoimmuns comme la sclérose en plaques et la polyarthrite rhumatoïde sont plus courants chez les femmes que chez les hommes. Il est bien établi que des facteurs à la fois génétiques et environnementaux contribuent à la susceptibilité des individus aux maladies auto-immunes mais des influences environnementales spécifiques qui pourraient jouer un rôle ne sont pas clairement établies. Janet Markle et ses collègues ont cherché à en savoir plus chez une lignée de souris « NOD » qui développent un diabète de type 1. Normalement, les femelles sont beaucoup plus susceptibles que les mâles qui semblent être protégés par de forts taux de testostérone. Mais cette différence disparaissait quand les souris NOD étaient élevées dans des conditions stériles. Les chercheurs ont transférés le contenu des intestins mâles à ceux des femelles avant le début de la maladie et trouvé qu'elles étaient alors protégées contre divers symptômes du diabète de type 1. La suppression de l'activité de la testostérone éliminait cet effet protecteur. Plus de travaux seront nécessaires pour étudier comment ces découvertes peuvent s'appliquer à l'homme, par exemple s'ils peuvent concerner des maladies influencées par le sexe comme la polyarthrite rhumatoïde et la sclérose en plaques plutôt que le diabète de type 1 dont la fréquence chez les hommes et les femmes est comparable. Les auteurs suggèrent qu'avec une identification des enfants à risque élevé d'autoimmunité devenant plus facile, les chercheurs pourront évaluer la possibilité de cibler le microbiote intestinal pour prévenir ou retarder ces maladies chroniques.

Article n°19 : « Sex-Specific Differences in the Gut Microbiome Drive Testosterone-Dependent Protection from Autoimmunity that is Transferable by Early Life Conditioning in the NOD Mouse » par J.G.M. Markle, S. Mortin-Toth, J.S. Danska de Hospital for Sick Children Research Institute et de l'Université de Toronto à Toronto, ON, Canada ; D.N. Frank et L.M. Feazel de l'University of Colorado School of Medicine à Aurora, CO ; C.E. Robertson de l'Université du Colorado à Boulder, CO ; U. Rolle-Kampczyk et M. von Bergen du Helmholtz Center for Environmental Research à Leipzig, Allemagne ; K.D. McCoy et A.J. Macpherson de l'Université de Berne à Berne, Suisse.

###



[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Share Share ]

 


AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert! system.