Public Release:  Bibliothèques : aménager le libre accès

Concordia University

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 30 janvier 2013 - De Wikipédia aux partagiciels, Internet élargit comme jamais l'accès à l'information et à la technologie. Une idée toute simple se trouve à la base de cet essor fulgurant : l'information doit être fournie gratuitement et librement à tout un chacun. Cela dit, les éditeurs de revues savantes exigent des frais d'abonnement exorbitants, et les bibliothèques universitaires peinent à garder le rythme.

Dans un texte paru dans la publication Journal of Academic Librarianship, Geoffrey Little, bibliothécaire responsable des collections à Concordia, affirme que la solution au problème passe essentiellement par l'utilisation d'une technologie ouverte : « Pour favoriser la diffusion gratuite de l'information dans le cadre d'une politique de libre accès, nous devons renoncer aux modes traditionnels - et coûteux - de dissémination des connaissances et nous tourner plutôt vers les logiciels libres. »

En effet, les logiciels libres, c'est-à-dire non exclusifs, pratiquent la gratuité d'accès à leur code source et à leur documentation. « Ces applications se révèlent idéales pour les bibliothèques, car elles leur évitent de verser des sommes importantes à des fournisseurs commerciaux, que ce soit pour l'achat d'un nouveau produit ou des frais récurrents de maintenance ou d'accès, explique M. Little. Par ailleurs, comme il est possible de modifier le code source d'un logiciel libre, une bibliothèque peut adapter celui-ci à ses besoins et à ceux de ses usagers. »

Au Canada, des bibliothèques universitaires exploitent déjà les technologies ouvertes. Ainsi, elles utilisent des outils - par exemple un logiciel d'archivistique ou un système de gestion des cours - qui s'appuient sur un logiciel libre pour relayer l'information à un vaste public. Tandis que le prix des périodiques scientifiques croît sans cesse, des revues savantes, proposées en ligne, sont créées hors des canaux de publication commerciaux traditionnels. Elles sont de plus hébergées de façon indépendante plutôt que par un éditeur d'ouvrages universitaires ou une maison d'édition commerciale.

À la suite d'une résolution historique de son sénat sur le libre accès, Concordia invite désormais ses professeurs et ses étudiants à mettre en ligne leurs travaux de recherche et de création évalués par les pairs. Ce faisant, ils les rendent accessibles à tous, gratuitement. L'ensemble de l'information est centralisé dans un système de dépôt d'archives, appelé Spectrum. Soulignons que le corps professoral de l'Université a soutenu avec un vif enthousiasme un effort concerté visant à assurer l'accessibilité universelle des résultats de ses recherches. Il s'agissait du reste d'une première canadienne pour un grand établissement d'enseignement supérieur.

M. Little souhaite la mise en place de l'infrastructure et du soutien nécessaires à la durabilité, voire à la pérennité, des projets liés au libre accès. Selon lui, « les bibliothécaires doivent se faire les porte-parole du libre accès et, les années passant, veiller à ce que la participation institutionnelle à cet égard ne s'effrite pas. Nous avons pour mission d'aider les usagers de nos bibliothèques à se procurer les ressources qui favorisent la rédaction de leurs travaux, la maîtrise de leurs instruments d'analyse et la conduite de leurs expériences en laboratoire. Le libre accès contribuera beaucoup au succès de cette mission. »

« Les bibliothécaires universitaires doivent considérer leur travail dans l'optique du libre accès et utiliser les technologies ouvertes quand et où elles conviennent, poursuit-il. Leur rôle de soutien à l'érudition s'en trouvera facilité d'autant. À la fois novateur et mouvant, le libre accès offre une gamme inédite d'occasions et de défis. Il nous appartient maintenant de l'intégrer à notre travail, à notre mission. Ne craignons pas d'en expérimenter les usages, d'en explorer les possibilités et de faire preuve d'audace dans notre réflexion. »

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