[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 3-Jan-2013
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Articles marquants dans le Science du 4 janvier 2013

Une nouvelle stratégie de survie pour des bactéries. Des chercheurs ont mis au jour un nouveau moyen développé par certaines bactéries pour survivre en présence d'antibiotiques. Ce mécanisme de survie s'avère fondamentalement différent des autres stratégies connues chez les bactéries. Sa compréhension pourrait servir à concevoir des médicaments ciblant des souches bactériennes particulièrement difficiles à traiter comme celles responsables de la tuberculose (TB) résistantes aux antibiotiques, un problème de santé publique de plus en plus urgent. L'étude s'articule autour de Mycobacterium smegmatis, bactérie cousine de celle causant la TB, et de sa réponse à l'isoniazide, un antituberculeux.

Des expériences antérieures avaient montré que certaines bactéries survivent à l'exposition à des antibiotiques grâce à des « cellules persistantes » ne se divisant pas présentes dans la population avant même que les antibiotiques ne soient ajoutés. Wakamoto et ses collègues rapportent maintenant que les bactéries persistantes ne se divisant pas ne sont pas responsables de la survie de M. smegmatis exposé à l'isoniazide. En fait, cette survie n'est pas du tout liée au taux de croissance. C'est plutôt une production intermittente d'une enzyme bactérienne appelée KatG qui permet à certaines bactéries de survivre au traitement antibiotique. Les chercheurs ont étudié des bactéries M. smegmatis isolées en culture microfluidique avec l'isoniazide. Ce médicament est un « pro-médicament » qui ne devient actif que lorsqu'il interagit, une fois administré, avec certaines composantes de la cellule. Dans le cas de M. smegmatis, c'est la KatG qui active l'isoniazide. Le sort de chaque bactérie n'était pas corrélé à son taux de croissance mais plutôt à sa production de Kat G. Chaque cellule produisait la KatG par paquets aléatoires, et c'est cette production qui déterminait ses chances de survie. Les chercheurs en ont conclu que chez certaines bactéries, il y avait des moments, entre chaque épisode de production de KatG, où la conversion enzymatique du pro-médicament n'était pas possible. Ainsi, des bactéries évitent probablement d'être tuées par l'antibiotique activé.

Article n°12 : « Dynamic Persistence of Antibiotic-Stressed Mycobacteria » par Y. Wakamoto de l'Université de Tokyo à Tokyo, Japon ; Y. Wakamoto, N. Dhar, K. Schneider, F. Signorino-Gelo et J.D. McKinney de l'École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) à Lausanne, Suisse ; R. Chait et S. Leibler de l'Université Rockefeller à New York, NY ; S. Leibler de l'Institute for Advanced Study à Princeton, NJ ; Y. Wakamoto de PRESTO, Japan Science and Technology Agency (JST) à Saitama, Japon ; R. Chait de l'Institute of Science and Technology Austria à Klosterneuberg, Autriche


Une météorite martienne unique par sa richesse en eau. Une météorite martienne de 2,1 milliards d'années découverte récemment diffère de toutes les autres issues de la planète rouge mais s'avère très proche des roches de surface analysées par les véhicules de la NASA sur Mars. Une étude d'un an de Carl Agee et ses collègues révèle que la météorite s'est formée au début de la période Amazonienne et qu'elle contient environ dix fois plus d'eau que les autres météorites martiennes. L'eau a pu provenir d'une source volcanique ou d'un aquifère proche de la surface, ce qui suggère qu'une activité aqueuse a persisté en surface sur Mars durant tout le début de l'Amazonien. La météorite présente une composition en isotopes de l'oxygène unique, ce qui montre l'existence de multiples réservoirs à isotope de l'oxygène dans la croûte de Mars. Ces nouvelles données pourraient remettre en cause des idées établies depuis longtemps sur la géologie martienne.

Article n°18 : « Unique Meteorite from Early Amazonian Mars: Water-rich Basaltic Breccia Northwest Africa 7034 » par C.B. Agee, N.V. Wilson, F.M. McCubbin, K. Ziegler, V.J. Polyak, Z.D. Sharp, Y. Asmerom et S.M. Elardo de l'Université du Nouveau Mexique à Albuquerque, NM ; M.H. Nunn, R. Shaheen, M.H. Thiemens et Z. Zhang de l'Université de Californie, San Diego à San Diego, CA ; A. Steele, M.L. Fogel, R. Bowden et M. Glamoclija de la Carnegie Institution of Washington à Washington, DC ; Z. Zhang de l'Université Sun Yat-Sen à Guangzhou, Chine.


Le phénomène d'El Niño étonnamment imprévisible. Certains évènements climatiques, comme les périodes de moussons annuelles, sont directement influencées par les émissions de gaz à effet de serre. Toutefois, un phénomène climatique particulier connu sous le nom de El Niño – Oscillation du Sud, ou ENSO, ne peut être rattaché à aucun évènement spécifique, qu'il soit naturel ou dû à l'homme. Cette bizarrerie climatique, qui se produit environ tous les cinq ans, réchauffe de grandes étendues de l'océan Pacifique et modifie le régime des pluies sur tout le globe. Après avoir étudié des données de coraux fossiles couvrant les 7 000 dernières années, Kim Cobb et ses collègues disent que le comportement de l'ENSO ne peut être lié au forçage solaire ou au rayonnement du Soleil qui se retrouve piégé par les gaz à effet de serre. Les chercheurs ont analysé des coraux fossiles prélevés aux îles Christmas et Fanning dans le Pacifique tropical, et pu ainsi retracer un comportement très variable de l'ENSO sans tendance claire sur les 7 000 ans écoulés. Contrairement à certains modèles qui suggéraient que l'ENSO répond au forçage solaire au fil des ans, Cobb et d'autres chercheurs suggèrent que l'on ne peut établir de lien clair entre les deux. Le comportement de l'ENSO est certainement plus variable aujourd'hui qu'il ne l'a été dans un passé récent mais il y a déjà eu des précédents selon les auteurs. Étant donné le caractère imprévisible de l'ENSO, les chercheurs estiment qu'un lien, s'il existe, avec le réchauffement global pourrait être difficile à détecter.

Article n°11 : « Highly Variable El Niño–Southern Oscillation Throughout the Holocene » par K.M. Cobb, H.R. Sayani et E. Di Lorenzo du Georgia Institute of Technology à Atlanta, GA ; N. Westphal, J.T. Watson et C.D. Charles de la Scripps Institution of Oceanography à La Jolla, CA ; H. Cheng de la Xi'an Jiaotong University à Xi'an, Chine ; H. Cheng et R.L. Edwards de l'Université du Minnesota à Minneapolis, MN ; N. Westphal de la Eidgenössische Technische Hochschule-Zentrum à Zürich, Suisse.


Vous pensez avoir fini de changer ? Détrompez-vous ! Une nouvelle étude qui a enquêté auprès de plus de 19 000 hommes et femmes entre 18 et 68 ans montre que, même si les gens savent reconnaître combien leur personnalité et leurs valeurs ont changé par rapport au passé, ils pensent généralement qu'ils ne changeront plus beaucoup à l'avenir. Et cette tendance à traiter le présent comme un moment pérenne, au cours duquel on est finalement devenu la personne que l'on restera jusqu'à la fin de ses jours, peut induire les gens à mésestimer leur comportement et leurs préférences futurs selon l'étude des auteurs. Par exemple, Jordi Quoidbach et ses collègues, qui ont réalisé cette large enquête sociale, ont demandé aux participants combien ils seraient prêts à payer pour voir leur groupe préféré jouer dans dix ans. Les sommes qu'ils étaient prêts à débourser étaient en général plus élevées que celles des personnes de dix ans plus âgées à qui l'on avait demandé d'estimer combien ils payeraient aujourd'hui pour voir leur groupe préféré d'il y a dix ans jouer maintenant. Les chercheurs ont analysé le comportement, les idéaux, les principes et les préférences des participants, comparant combien une personne de 33 ans, par exemple, croyait qu'elle changerait au cours des dix prochaines années à combien une personne de 43 ans pensait avoir déjà changé au cours de la décennie passée. Leurs résultats montrent clairement que les jeunes, les personnes d'âge moyen et les plus anciens croient tous qu'ils ont beaucoup changé par le passé mais qu'ils changeront relativement peu à l'avenir. « L'histoire, semble-t-il, se termine toujours aujourd'hui » écrivent les chercheurs. « Les adolescents comme les grands-parents semblent croire que la vitesse de leur changement personnel s'est considérablement ralentie et qu'ils sont récemment devenus ce qu'ils resteront par la suite. »

Article n°13 : « The End of History Illusion » par J. Quoidbach du Fonds de la Recherche Scientifique à Bruxelles, Belgique ; J. Quoidbach et D.T. Gilbert de l'Université de Harvard à Cambridge, MA ; T.D. Wilson de l'Université de Virgine à Charlottesville, VA.

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