[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 10-Jan-2013
[ | E-mail Share Share ]

Contact: Natasha Pinol
npinol@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science

Articles marquants dans le Science du 11 janvier 2013

Pour les « Petits Empereurs » de Chine, être enfant unique affecte la psychologie. La politique chinoise de l'enfant unique a produit des générations d'enfants qui sont d'une certaine manière moins confiants dans les autres, moins enclins à la compétition et plus allergiques au risque que ceux nés avant l'instauration de cette politique selon une étude fondée sur des jeux d'économie. Lisa Cameron et ses collègues ont recruté environ 400 habitants de Beijing qui étaient nés soit avant (en 1975 ou 1978) soit après (en 1980 ou 1983) la mise en oeuvre de la politique de l'enfant unique. Ils ont utilisé une série de jeux d'économie, dans lesquels les participants échangent ou investissent de petites quantités d'argent ou prennent diverses décisions économiques, pour mesurer la confiance, la prise de risque et la volonté de concourir des participants. Ils ont aussi déterminé par des enquête de personnalité que ceux qui avaient grandi comme enfant unique suite à la politique de l'enfant unique tendaient à être moins optimistes, plus sensibles ou nerveux et moins consciencieux. Cameron et ses collègues ont considéré d'autres facteurs possibles tel que l'âge et le statut marital des participants ou s'ils étaient devenus plus capitalistes au cours du temps et ils ont trouvé que le fait d'être né avant ou après la politique de l'enfant unique expliquait le mieux leurs résultats. Les auteurs notent que ceux-ci reflètent les effets d'être enfant unique à Beijing et peut-être ailleurs en Chine, mais pas forcément dans d'autres endroits ou à une autre époque.

Article n°16 : « Little Emperors: Behavioral Impacts of China's One-Child Policy » par L. Cameron et L. Gangadharan de l'Université Monash à Clayton, VIC, Australie ; N. Erkal de l'Université de Melbourne à Melbourne, VIC, Australie ; X. Meng de l'Australian National University à Canberra, ACT, Australie.


Des mini-muscles artificiels produisent et stockent de l'électricité. Des chercheurs ont créé des films de polymères spécifiques qui répondent à l'humidité de leur environnement et produisent de l'énergie électrique qui peut être stockées par de petits générateurs. Mingming Ma et ses collègues, qui ont conçu ces nouveaux films, suggèrent que la petite quantité d'énergie générée par les films pourrait éventuellement servir à alimenter de minuscules appareils électroniques. Ces films de polymère agissent comme des déclencheurs, ou des muscles artificiels, qui s'étendent lorsqu'ils absorbent la lumière et se contractent quand ils la rendent. Ce comportement, qui rappelle la contraction musculaire rapide, fait que les films gonflent et se rétractent continuellement lorsqu'ils sont placés sur une surface humide. Si les films sont recouverts d'un polymère piézoélectrique, ou qui produit de l'électricité à partir de la pression et du stress, des bouffées électriques sont produites à environ 0,3 hertz, avec un voltage de pointe de 1,0 volt. Ces nouveaux films de polymère génèrent plus de force que la plupart des autres de leur type et un article Perspective de Hyoki Kim et Sunghoon Kwon commente plus en détails les implications que peut avoir cette association déclencheur-générateur.

Article n°10 : « Bio-inspired Polymer Composite Actuator and Generator Driven by Water Gradients » par M. Ma, L. Guo, D.G. Anderson et R. Langer du Massachusetts Institute of Technology à Cambridge, MA ; D.G. Anderson et R. Langer de la Harvard-MIT Division of Health Sciences and Technology à Cambridge, MA.

Article n°2 : « Water-Responsive Polymer Composites on the Move » par H. Kim et S. Kwon de la Seoul National University à Séoul, République de Corée.


Une horloge lie le temps à la masse d'une particule. Une nouvelle horloge atomique lie le temps à la masse d'un atome. Cette découverte pourrait amener à une mesure plus précise du temps et à une nouvelle définition du kilogramme. Pendant des siècles, les hommes ont mesuré le temps en comptant les oscillations de mouvements périodiques très réguliers comme le Soleil, un pendule ou un cristal de quartz. Ces cinquante dernières années, les scientifiques se sont tournés vers les oscillations électromagnétiques à l'intérieur de l'atome pour mesurer le temps. Les horloges atomiques définissent la seconde, l'unité de base du temps du système international.

Contrairement aux horloges atomiques conventionnelles, dont la référence est une fréquence de transition d'un atome, les oscillations de l'horloge développée par Shau-Yu Lan et ses collègues sont reliées à la masse de l'atome de césium. Dans leur expérience, ils ont utilisé un interféromètre à ondes de matière et un peigne de fréquence pour accéder à une fréquence d'oscillation spécifique connue sous le nom de fréquence Compton associée à la masse d'un atome de césium froid. Ils montrent que la masse et le temps peuvent être directement reliés par leur dispositif expérimental et qu'une telle horloge atomique peut offrir une grande précision. L'horloge pourrait être aussi utilisée dans le but opposé de faire la mesure de la masse par celle de la fréquence Compton. Ceci pourrait servir en théorie à donner la référence du kilogramme par rapport à la seconde avec les valeurs définies de la constante de Planck et de la vitesse de la lumière. Un article Perspective discute de ces résultats.

Article n°20 : « A Clock Directly Linking Time to a Particle's Mass » par S.-Y. Lan, P.-C. Kuan, B. Estey, D. English, J.M. Brown, M.A. Hohensee et H. Müller de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA ; H. Müller du Lawrence Berkeley National Laboratory à Berkeley, CA.


Une vue grossissante de bactéries infectées par un virus. Des chercheurs ont utilisé une technique appelée cryo-tomographie pour produire des reconstructions en trois dimensions de bactéries au cours des premières étapes de leur infection par un phage, un virus ciblant spécifiquement les bactéries. Ces reconstructions illustrent une série de changements structuraux subis par le bactériophage T7 pour injecter son ADN dans des minicellules d'E. coli qui sont environ 30 pour cent plus petites que les bactéries normales d'E. coli. L'étude renseigne sur l'infection par le phage, un processus qui restait mal compris mais largement responsable de l'évolution des bactéries au cours de l'évolution. Les bactériophages peuvent en effet promouvoir la résistance à l'infection parmi les bactéries ainsi que le transfert de gènes viraux dans les bactéries hôtes. Bo Hu et ses collègues, qui ont obtenu des reconstructions à haute résolution de l'infection par le phage T7, décrivent comment les fibres de la tige du phage s'étendent et se lient aux récepteurs d'E. coli quand le phage s'est adsorbé à la surface de son hôte. Cette tige injecte l'ADN viral dans le cytoplasme de la cellule puis se disloque, permettant à la membrane de la cellule infectée de se reformer, emprisonnant alors l'ADN du phage à l'intérieur. Ces résultats apportent des informations qui étaient jusqu'à présents inaccessibles sur les étapes successives de l'infection par le bactériophage.

Article n°19 : « The Bacteriophage T7 Virion Undergoes Extensive Structural Remodeling During Infection » par B. Hu, W. Margolin et J. Liu de l'University of Texas Medical School à Houston de Houston, TX ; I.J. Molineux de l'Université du Texas à Austin de Austin, TX.

###



[ Back to EurekAlert! ] [ | E-mail Share Share ]

 


AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert! system.