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PUBLIC RELEASE DATE:
16-Jan-2013

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Des indices sur les handicaps cognitifs des prématurés

Deux nouvelles études renseignent sur la raison pour laquelle les prématurés développent des troubles cognitifs de l'apprentissage et de l'attention plus fréquemment que les enfants nés à terme.

Stephen Back et ses collègues ont étudié des cerveaux de foetus d'agneaux qui avaient eu une ischémie au cerveau. Cette baisse du débit sanguin entraîne une diminution de l'apport d'oxygène et de nutriments au tissu cérébral. L'organisme né prématurément est très sensible à l'ischémie car les vaisseaux sanguins de son cerveau en développement sont encore très immatures.

Les scans d'IRM et l'analyse des tissus des cerveaux des animaux ont révélé que les neurones n'étaient pas tués, comme on le pensait auparavant, mais échouaient simplement à se développer normalement. Ce résultat remet en cause l'idée que les lésions cérébrales chez les prématurés, et les handicaps cognitifs qui en découlent, sont définitifs. Si on prend aussi en compte les données établies chez le bébé humain dans un autre travail de Steven Miller et ses collaborateurs, ceci suggère que chez le prématuré les neurones sont stressés et n'arrivent plus à pousser mais ne sont pas définitivement perdus.

Steven Miller et ses collègues ont étudié de leur côté 95 prématurés qui étaient nés après 24 à 32 semaines de grossesse, le terme étant normalement de 40 semaines. Les chercheurs ont effectué des scans d'IRM sur ces enfants et suivi leur poids, leur taille, celle de leur tête et d'autres facteurs comme la présence d'infections ou de maladies graves. Ils ont découvert combien la croissance des bébés durant leur stage en soins intensifs affectait la rapidité de développement de leur cerveau et plus particulièrement de leur cortex cérébral. Si les données montrent qu'une faible croissance est liée à une maturation neuronale et à un développement du cerveau plus limités, les chercheurs n'ont pu dégager le facteur critique pour la croissance, qui pourrait être la nutrition, l'absence de maladies, le poids ou une subtile combinaison de ceux-ci.

Ils projettent de suivre les prématurés pendant les huit prochaines années ainsi que le développement de leur cerveau à l'aide de scans d'IRM. Ces études soulèvent la possibilité qu'en stimulant la croissance du bébé et en aidant ses neurones à se développer plus complètement, on puisse, en théorie, éviter partiellement les handicaps cognitifs et de l'apprentissage vécus par de nombreux prématurés plus tard dans leur vie.

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Article : « Prenatal Cerebral Ischemia Disrupts MRI-Defined Cortical Microstructure Through Disturbances in Neuronal Arborization » par J.M. Dean, E. McClendon, K. Hansen, A. Azimi-Zonooz, K. Chen, A. Riddle, X. Gong, E. Sharifnia, M. Hagen, T. Ahmad, L.A. Leigland, A.R. Hohimer, C.D. Kroenke et S.A. Back de la Oregon Health & Science University à Portland, OR ; J.M. Dean de l'Université d'Auckland à Auckland, Nouvelle Zélande.

Article : « Slower Postnatal Growth Is Associated with Delayed Cerebral Cortical Maturation in Preterm Newborns » par J. Vinall, R.E. Grunau, R. Brant, V. Chau, K.J. Poskitt, A.R. Synnes et S.P. Miller de l'Université de Colombie Britannique et du Child & Family Research Institute à Vancouver, BC, Canada ; R.E. Grunau; V. Chau et A.R. Synnes du BC Children's & Women's Hospitals à Vancouver, BC, Canada ; S.P. Miller de l'Hospital for Sick Children à Toronto, ON, Canada ; S.P. Miller de l'Université de Toronto à Toronto, ON, Canada.



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