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Articles marquants dans le Science du 8 février 2013

Donner un visage et un âge à l'ancêtre des mammifères. Une minuscule bête avec une queue poilue est l'ancêtre le plus ancien connu des mammifères placentaires, un groupe d'animaux excluant les marsupiaux et les mammifères pondant des oeufs, qui a vécu après l'extinction des dinosaures non aviaires indique une nouvelle étude. La chronologie et la diversification des mammifères placentaires et leur plus récent ancêtre commun ont été longtemps débattus comme l'explique Anne Yoder dans un article Perspective. D'abord, des fossiles indiquent que ces mammifères sont apparus après l'extinction du Crétacé-Paléocène il y a environ 66 millions d'années. Selon ce modèle « explosif », les lignées de mammifères placentaires ont émergé et se sont diversifiées pour remplir les niches écologiques laissées vacantes après l'extinction des dinosaures non-aviaires et d'autres reptiles. Depuis les années 1990 cependant, des études basées sur la diversité génétique ont suggéré que les lignées de mammifères étaient bien plus anciennes et que leur diversification était liée à la fragmentation des continents avant la fin du Crétacé. Maureen O'Leary et ses collègues ont analysé des milliers de caractéristiques physiques dans un grand ensemble de fossiles et d'espèces vivantes de mammifères. En combinant leurs résultats avec les séquences moléculaires, ils ont produit un arbre de famille montrant que les mammifères placentaires sont apparus après le Crétacé, en accord avec le « modèle explosif ». Ils ont aussi reconstruit les traits physiques d'un ancêtre hypothétique des placentaires qui mangeait probablement des insectes, était dépourvu de toute spécialisation pour un type de mouvement, et pesait entre 6 et 245 grammes.

Article n°9 : « The Placental Mammal Ancestor and the Post-KPg Radiation of Placentals » par M.A. O'Leary, A.L. Cirranello de l'Université Stony Brook à Stony Brook, NY. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°5 : « Fossils versus Clocks" par A.D. Yoder at Duke University in Durham, NC.


La chute d'un astéroïde coïnciderait avec une extinction ? Une étude apporte une nouvelle preuve que la chute de l'astéroïde ayant causé le cratère de Chicxulub au Mexique a coïncidé avec l'extinction en masse des dinosaures non aviaires. Des études précédentes avaient suggéré que cet énorme impact datait d'avant la limite entre Crétacé et Paléocène où ces dinosaures ont disparu de la planète, peut-être jusqu'à 300 000 ans auparavant. Mais cette nouvelle étude, qui a utilisé des techniques de datation radiométriques de haute précision pour mieux cerner l'âge de l'impact et l'extinction des dinosaures, suggère que les deux évènements se sont produits dans un intervalle de 33 000 ans. Paul Renne et ses co-auteurs disent que le cycle du carbone de la Terre a pu récupérer d'un tel impact en moins de 5 000 ans, ce qui est nettement plus court que le temps pris par les bassins océaniques pour récupérer d'éruptions volcaniques. Les chercheurs proposent que de courtes périodes froides au cours du Crétacé ont commencé à stresser un écosystème global qui était bien adapté à un climat chaud et que l'impact à Chicxulub a porté un coup décisif à ces écosystèmes qui étaient déjà sous pression. Un article Perspective de Heiko Pälike explique cette étude plus en détail.

Article n°12 : « Time Scales of Critical Events Around the Cretaceous-Paleogene Boundary » par P.R. Renne, A.L. Deino, W.S. Mitchell III, R. Mundil du Berkeley Geochronology Center à Berkeley, CA ; P.R. Renne, W.S. Mitchell III de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA ; F.J. Hilgen de l'Université d'Utrecht, Pays- Bas, K.F. Kuiper, J. Smit de la Vrije Universiteit Amsterdam à Amsterdam, Pays-Bas ; D.F. Mark, L.E. Morgan du Scottish Universities Environmental Research Centre à East Kilbride, Royaume-Uni.

Article n° 4: « Impact and Extinction » par H. Pälike de l'Université de Brême à Brême, Allemagne..


Le séisme de Tohoku-Oki a libéré tout le stress de la croûte. Le séisme massif de 2011 au Japon a relâché presque toutes les tensions qui s'étaient accumulées le long de la plaque de cette région selon une nouvelle étude. Les chercheurs suspectaient une certaine détente à partir d'observations que le plancher marin avait bougé de presque 50 mètres au cours du séisme. Pour tester cette hypothèse, Weirin Lin et ses collègues ont analysé des « images de résistivité » issue de trois forages faits dans la croûte sur l'interface de la plaque où le séisme s'est produit. Ce type d'image révèle différentes couches de roches au sein de la croûte en utilisant des changements de la résistivité électrique mesurée par de petits courants électriques circulant entre deux électrodes. Les valeurs de stress, rapportent Lin et ses collègues, ont indiqué une chute presque complète de stress suite au séisme. Il en résulte que le type de faille au-dessus de la frontière de la plaque est maintenant radicalement différent, étant passé d'une faille inverse dans laquelle une plaque chevauche l'autre à une faille normale où la plaque glisse le long de la faille. On ne sait pas encore l'effet qu'aura cette chute du stress sur les futurs séismes.

Article n°13 : « Stress State in the Largest Displacement Area of the 2011 Tohoku-Oki Earthquake » par W. Lin de la Japan Agency for Marine-Earth Science and Technology (JAMSTEC) à Nankoku, Japon. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Des protéines à répétitions liées à la neurodégénérescence. Une nouvelle étude dévoile comment une mutation génétique commune pourrait conduire à la neurodégénérescence dans différentes maladies. Un récent travail a montré que des démences et une maladie musculaire appelée maladie de Charcot ou sclérose latérale amyotrophique partageaient des caractéristiques génétiques similaires, dont la répétition et l'expansion d'une séquence nucléique spécifique. Comment ces expansions de répétitions conduisent à la neurodégénérescence n'est pas encore clair. Kohji Mori et ses collègues démontrent que, d'une manière surprenante, ces expansions de séquences répétées peuvent être traduites en protéines qui forment des agrégats. Vu leur localisation dans le système nerveux central, concluent les auteurs, ces agrégats de protéines pourraient endommager les neurones.

Article n°19 : « The Expanded GGGGCC Repeat in C9orf72 is Translated into Aggregating Dipeptide-Repeat Proteins in FTLD/ALS » par K. Mori, T. Arzberger, B. Schmid, H.A. Kretzschmar, C. Haass, D. Edbauer de la Ludwig-Maximilians University Munich à Munich, Allemagne ; S.-M. Weng, S. May, K. Rentzsch, B. Schmid, C. Haass, D. Edbauer du German Center for Neurodegenerative Diseases (DZNE) à Munich, Allemagne ; E. Kremmer du Helmholtz Zentrum München à Munich, Allemagne ; B. Schmid, C. Haass, D. Edbauer du Munich Center of Systems Neurology (SyNergy) à Munich, Allemagne ; M. Cruts, C. Van Broeckhoven de l'Université d'Anvers à Anvers, Belgique.

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