[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 14-Feb-2013
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Articles marquants dans le Science du 15 février 2013

Les médicaments modifiant l'humeur modifient aussi le comportement des poissons. Les médicaments qui finissent dans les eaux usées après avoir été excrétés pourraient avoir un impact écologique inattendu avec le temps selon une nouvelle étude de la perche européenne. Tomas Brodin et ses collègues ont trouvé que ce poisson se nourrissait plus vite, devenait plus hardi et avait un comportement moins social après avoir été exposé à un médicament anxiolytique connu sous le nom d'oxazépam. Les résidus de ce produit finissent souvent dans les systèmes aquatiques naturels, après leur passage par les stations d'épuration, où leurs effets demeurent inconnus. Dans leur étude, Brodin et ses collègues ont dosé dans la perche des quantités d'oxazépam équivalentes de celles trouvées dans les cours d'eau suédois et leurs résultats suggèrent que même de petites concentrations de ce médicament peuvent altérer le comportement et l'activité nourricière de ce poisson. Lorsqu'il était seul, ce poisson exposé à l'oxazépam osait quitter son refuge pour entrer dans des endroits nouveaux et potentiellement dangereux. La perche dévorait aussi sa nourriture plus vite que celle non exposée, un travers du comportement qui pourrait selon les chercheurs finir par affecter la composition des espèces aquatiques et conduire à des changements écologiques comme des proliférations d'algues. Les perches qui avaient reçu l'oxazépam durant l'étude sont aussi devenues anti-sociales, se tenant à distance des autres et s'exposant à de plus grands risques de prédation. Cette étude laisse ainsi penser que les concentrations actuelles de médicaments dans les eaux de surface pourraient avoir avec le temps des conséquences écologiques et environnementales.

Article n°11 : « Dilute Concentrations of a Psychiatric Drug Alter Behavior of Fish from Natural Populations » par T. Brodin, J. Fick, M. Jonsson, J. Klaminder de l'Université d'Umeå à Umeå, Suède.


Des protons accélérés confirment l'origine des rayons cosmiques. Une nouvelle étude apporte une preuve concluant que les protons des rayons cosmiques de notre galaxie sont accélérés dans les ondes de choc produites par les supernovas. Nous sommes constamment bombardés par des particules énergétiques rapides et pourtant discrètes appelées rayons cosmiques. Ces particules chargées, pour la plupart des protons, assaillent constamment la Terre de l'espace. Les scientifiques sont en général d'accord sur le fait que les vestiges de supernovas après leur explosion sont des sources de rayons cosmiques mais la preuve finale est restée en suspend car les rayons cosmiques sont déviés sur leur trajectoire vers la Terre. Stefan Funk et une équipe de chercheurs ont passé quatre ans à observer les rayons cosmiques avec le Large Area Telescope (LAT) qui se trouve à bord du télescope spatial à rayons gamma Fermi. Ils ont observé deux vestiges de supernova appelées IC 433 et W44. Les deux se trouvent dans notre galaxie, la première est à environ 5 000 années lumière de la Terre dans la constellation des Gémeaux et la seconde est à environ 10 000 années lumière dans la constellation de l'Aigle. L'analyse de leurs données a permis aux chercheurs de repérer la signature caractéristique d'une décroissance de pion neutre dans le spectre de rayons gamma. Les pions sont des particules subatomiques produites lorsque des rayons cosmiques accélérés interagissent avec le matériel interstellaire entourant les supernovas. Les pions se décomposent rapidement en rayons gamma qui peuvent alors être détectés par des télescopes adaptés. Les résultats démontrent sans ambiguité que les vestiges de supernova accélèrent les rayons cosmiques.

Article n°10 : « Detection of the Characteristic Pion-Decay Signature in Supernova Remnants » par M. Ackermann du Deutsches Elektronen Synchrotron (DESY) à Zeuthen, Allemagne, et ses collègues. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.


Une sélection équilibrante trouvée chez l'homme et le singe. Une nouvelle analyse du génome entier d'êtres humains et de chimpanzés révèle que les deux espèces partagent depuis des millions d'années certaines combinaisons de mutations qui se traduisent par un polymorphisme, ou des formes physiques différentes au sein d'une même espèce. Jusqu'à présent, seuls deux polymorphismes communs à l'homme et au chimpanzé avaient été identifiés, deux variants dans le complexe majeur d'histocompatibilité, ou CMH, ainsi que des polymorphismes dans le système de groupe sanguin ABO. Ellen Leffler et ses collègues ont, en étudiant la séquence complète du génome de 59 personnes et de 10 chimpanzés de l'Ouest, identifié 125 régions qui hébergent des mutations similaires dans les deux espèces, la plupart étant dans des régions non codantes du génome. Six de ces régions s'avèrent selon les chercheurs présenter des polymorphismes qui ont persisté dans les deux espèces depuis que les deux lignées se sont séparées. Ces nouvelles données indiquent une sélection équilibrante au cours de laquelle certains traits qui ne sont pas dominants au sein d'une espèce sont néanmoins conservés à des fréquences plus élevées que les traits dominants. Ce phénomène se traduit souvent par la conservation de polymorphismes au cours de l'évolution.

Article n°14 : « Multiple Instances of Ancient Balancing Selection Shared Between Humans and Chimpanzees » par E.M. Leffler, Z. Gao, L. Ségurel, G. Sella, M. Przeworski de l'Université de Chicago à Chicago, IL ; S. Pfeifer, R. Bowden, P. Donnelly, G. McVean de l'Université d'Oxford à Oxford, Royaume-Uni ; L. Ségurel, M. Przeworski de l'Howard Hughes Medical Institute à Chicago, IL ; A. Auton, O. Venn, R. Bowden, P. Donnelly, G. McVean du Wellcome Trust Centre for Human Genetics à Oxford, Royaume-Uni ; A. Auton de l'Albert Einstein College of Medicine à New York, NY ; R. Bontrop de Biomedical Primate Research Centre à Rijswijk, Pays-Bas ; J.D. Wall de l'Université de California, San Francisco à San Francisco, CA ; G. Sella de l'Hebrew University of Jerusalem à Jérusalem, Israël.


La fonte de la glace peut déplacer plus d'algues dans l'Arctique. Avec la fonte de la glace de l'Arctique qui a atteint un record l'an passé, des chercheurs ont découvert qu'une grande quantité d'algues se développe sous elle. Antje Boetius et ses collègues à bord du vaisseau de recherche Polarstern ont identifié ces algues comme étant des diatomées Melosira arctica et ils rapportent maintenant que des bancs de cette algue partent du fond dans les régions où la glace fluctue chaque saison sur de grandes latitudes. Ces bancs peuvent être facilement rompus et, selon les chercheurs, des données indiquent qu'une grande part repose au fond de l'océan où des amas de un à 50 cm de diamètre recouvrent jusqu'à 10 pour cent du plancher marin. Au fond, des paquets d'algues attirent des grands invertébrés mobiles comme les concombres de mer et les ophiures. Bien que de précédentes recherches avaient déjà révélé l'existence d'algues poussant sous la glace de l'océan Arctique, cette nouvelle étude suggère que l'amincissement de la glace peut promouvoir leur croissance en facilitant l'accès de la lumière et leur diffusion sur le fond lors de la fonte, augmentant ainsi la productivité primaire dans la région. Ceci pourrait à son tour mener à des changements substantiels dans le budget du carbone et dans la biodiversité de l'Arctique précisent Boetius et les autres chercheurs.

Article n°15 : « Export of Algal Biomass from the Melting Arctic Sea Ice » par A. Boetius de l'Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research à Bremerhaven, Allemagne, et ses collègues. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

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