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PUBLIC RELEASE DATE:
21-Feb-2013

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Articles marquants dans le Science du 22 février 2013

La thérapie antirétrovirale contre le VIH vaut bien l'investissement selon plusieurs études. Deux nouvelles études dans le numéro de cette semaine de Science démontrent que l'extension des traitements antirétroviraux contre le VIH dans la province rurale du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud a bien valu son coût financier élevé. D'abord, Jacob Bor et ses collègues ont effectué un suivi de l'essai HIV Prevention Trials Network 052 ou HPTN 052 qui avait montré que les personnes infectées par le VIH ont 96 pour cent de chance en moins de transmettre le virus à leur partenaire si elles prennent les médicaments antirétroviraux. Ils ont trouvé que depuis que les traitements avaient été étendus à la région l'espérance de vie des adultes dans le KwaZulu-Natal avait augmenté de 11,3 ans. De tels traitements coûtent entre 500 et 900 dollars américains par personne et par an, et il y avait par conséquent eu un débat pour savoir si une telle extension était justifiée. Ces chercheurs ont donc étudié les changements de l'espérance de vie dans une population d'environ 100 000 personnes entre 2000 et 2011, soit quatre ans avant et après la mise en place des traitements dans la région. Ils ont pu déterminer que les bénéfices en terme de survie du traitement aux antirétroviraux excédaient de 26 fois le coût des traitements. L'étude présente de nombreuses limitations inhérentes parce que, en même temps que les traitements étaient étendus au KwaZulu-Natal, l'accès à une eau propre et à l'électricité s'était aussi amélioré. De toute manière, même dans le pire des scénarios, l'extension des traitements antirétroviraux dans le sud de l'Afrique permettrait de sauver des vies et de l'argent selon les chercheurs.

Dans une étude distincte, Frank Tanser et ses collègues ont trouvé que le risque d'acquérir le VIH dans le contexte sub-saharien « réel » était significativement réduit lorsque les traitements antirétroviraux étaient étendus. Ces chercheurs ont effectué un suivi d'une étude de presque 17 000 personnes non infectées du KwaZulu-Natal pendant huit ans après que les traitements ont été étendus en 2004. Ils ont trouvé que les personnes non infectées avaient 38 pour cent de chance en moins d'acquérir le virus lorsqu'elles vivaient dans des zones où la couverture antirétrovirale était élevée comparé aux zones de faible couverture. Prises ensemble, ces études suggèrent que le HPTN 052 était loin d'un coup de chance et que la sélection par Science de cet essai comme Percée de l'année 2011 était bien un signe pour l'avenir.

Article n°15 : « Increases in Adult Life Expectancy in Rural South Africa: Valuing the Scale-Up of HIV Treatment » par J. Bor, A.J. Herbst, M.-L. Newell, T. Bärnighausen de l'Université du KwaZulu-Natal à Mtubatuba, Afrique du Sud ; J. Bor, T. Bärnighausen de la Harvard School of Public Health à Boston, MA, M.-L. Newell at University College London à Londres, Royaume-Uni.

Article n°16 : « High Coverage of ART Associated with Decline in Risk of HIV Acquisition in Rural KwaZulu-Natal, South Africa » par F. Tanser, T. Bärnighausen, E. Grapsa, J. Zaidi, M.-L. Newell de l'Université du KwaZulu-Natal à Mtubatuba, Afrique du Sud ; T. Bärnighausen de la Harvard School of Public Health à Boston, MA, M.-L. Newell de l'University College London à Londres, Royaume-Uni.


Localiser la naissance des aérosols dans les forêts boréales. Des études de terrain dans la forêt boréale de Hyytiälä en Finlande et des expériences en laboratoire révèlent comment les aérosols atmosphériques se forment à partir de molécules de gaz indique une nouvelle étude. Ces résultats pourraient éclairer le rôle que joue la formation des aérosols dans le bilan des aérosols atmosphériques et son impact sur le climat. La plupart des aérosols, de minuscules particules aériennes issues de volcans, de poussières, de la pollution et d'autres sources, sont portés par leur environnement plutôt que d'être transportés intacts des terres, des mers ou de l'espace. Ces aérosols résultent d'un processus de croissance qui commence avec des molécules et des amas atmosphériques, qui gagnent en taille en acquérant d'autres molécules, amas et particules. Dans les années 1990, les scientifiques avaient déjà trouvé des indices sur la formation des particules atmosphériques mais il leur était impossible de connaître son mécanisme exact car ils ne pouvaient mesurer des particules assez petites pour voir le début du processus. Markku Kulmala et ses collègues ont développé de nouvelles techniques très sensibles qui permettent de détecter ces minuscules graines et de les compter, rendant accessible le détail de la formation des aérosols. Les chercheurs ont trouvé que les étapes initiales commençaient avec des amas plus petits que deux nanomètres de diamètre et que l'acide sulfurique et des molécules organiques étaient des composantes critiques pour le processus de croissance. L'assemblage de l'acide sulfurique avec des molécules organiques comme le charbon donne un amas critique qui grandit pour devenir une particule d'aérosol. La formation d'un amas assez stable pour continuer à grandir est la clé de la formation des aérosols. La compréhension de la manière dont se forment les aérosols est cruciale pour celle de l'effet de ces particules sur le changement climatique. Un article Perspective associé commente ces résultats.

Article n°12 : « Direct Observations of Atmospheric Aerosol Nucleation » par M. Kulmala, J. Kontkanen, H. Junninen, K. Lehtipalo, H.E. Manninen, T. Nieminen, T. Petäjä, M. Sipilä, S. Schobesberger, P. Rantala, A. Franchin, T. Jokinen, E. Järvinen, M. Äijälä, J. Kangasluoma, J. Hakala, P.P. Aalto, P. Paasonen, T. Ruuskanen, R.L. Mauldin III, J. Duplissy, H. Vehkamäki, J. Bäck, T. Kurten, M. Ehn, V.-M. Kerminen, D.R. Worsnop de l'Université d'Helsinki à Helsinki, Finlande. Pour une liste complète des auteurs, voir le manuscrit.

Article n°5 : « The Aerosol Nucleation Puzzle » par M.O. Andreae du Max Planck Institute for Chemistry à Mayence, Allemagne.


Ne me mange pas : des peptides synthétiques trompent le système immunitaire. Des chercheurs ont mis au point une molécule synthétique qui permet aux particules étrangères d'échapper à la détection du système immunitaire. Ce peptide synthétique pourrait être utilisé pour améliorer l'apport de médicaments aux tumeurs et les technologies de l'imagerie médicale. Les techniques d'apport de médicament et les approches d'imagerie actuelles sont perturbées par la capacité rapide du système immunitaire à reconnaître et à évacuer les particules étrangères. Les cellules du « soi » sont protégées de cette élimination par le marquage de leur membrane avec une protéine appelée CD47. Utilisant des techniques de conception assistées par ordinateur, Pia Rodriguez et ses collègues ont développé un peptide synthétique fondé sur le CD47 humain. Lorsque les chercheurs ont injecté dans la souris les nanoparticules marquées avec cette molécule, le peptide a empêché les globules blancs du sang appelés phagocytes d'absorber les nanoparticules. Ce résultat suggère que de tels peptides peuvent être efficaces pour servir à échapper au système immunitaire et utilisés pour diverses applications.

Article n°17 : « Minimal "Self" Peptides That Inhibit Phagocytic Clearance and Enhance Delivery of Nanoparticles » par P.L. Rodriguez, T. Harada, D.A. Christian, D.A. Pantano, R.K. Tsai, D.E. Discher de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, PA.


De l'électricité dans l'air entre des fleurs et le bourdon. Les fleurs produisent une large gamme de signaux incluant la couleur, la forme, les motifs et des substances chimiques pour attirer les bourdons et d'autres pollinisateurs. Dans leur étude, Dominic Clarke et ses collègues suggèrent que le champ électrique invisible des fleurs agit comme un signal supplémentaire, aidant les bourdons à distinguer les fleurs et à se rappeler de leur emplacement. Les chercheurs ont étudié des bourdons dans une enceinte où les insectes étaient libres de voler parmi des fleurs de Petunia integrifolia ou des pétunias à fleur violette. Clarke et ses collègues ont étudié comment le potentiel électrique normalement positif des bourdons influençait le potentiel électrique des fleurs en général négatif et ils ont découvert que ces insectes pouvaient détecter des détails infimes du champ électrique des fleurs tels que leur niveau, leur motif et leur structure. Le champ électrique floral semblait selon les chercheurs améliorer la mémoire des bourdons et les aider à se rappeler l'emplacement des fleurs riches en nectar. Comme le champ électrique des fleurs changeait à chaque visite du bourdon, ils suggèrent qu'un tel champ constitue une forme rapide et dynamique de communication entre les plantes et les pollinisateurs qui était restée inconnue jusqu'à ce jour.

Article n°21 : « Detection and Learning of Floral Electric Fields by Bumblebees » par D. Clarke, H. Whitney, G. Sutton, D. Robert de l'Université de Bristol à Bristol, Royaume-Uni.

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