Public Release:  Découverte prometteuse pour les patients greffés

Centre hospitalier de l'Université de Montréal

Une équipe du CRCHUM découvre une nouvelle cause du rejet des organes transplantés

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 27 février 2013 - Une équipe dirigée par la Dre Marie-Josée Hébert, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM), a découvert une nouvelle cause de rejet chez certains patients greffés d'un rein. En effet, les chercheurs ont repéré une nouvelle classe d'anticorps, les anti-LG3, qui, lorsqu'ils sont activés, mènent à des épisodes graves de rejets associés à un risque élevé de perte de l'organe. Prometteurs pour les patients greffés, ces résultats ont été publiés dans la version en ligne de la revue American Journal of Transplantation.

Le rejet constitue l'un des principaux obstacles à la transplantation d'organes. Il survient principalement lorsque le système immunitaire du receveur perçoit l'organe greffé, ou greffon, comme un corps étranger qui doit être éliminé. Ainsi, malgré une bonne compatibilité immunologique entre l'organe transplanté et le receveur, le système immunitaire du patient peut, dans certains cas, s'attaquer aux vaisseaux sanguins du greffon. Appelé rejet vasculaire aigu, le phénomène se traduit le plus souvent par un risque élevé de perte de l'organe.

L'équipe de la Dre Hébert a caractérisé, chez certains receveurs de greffe rénale, un nouveau type d'anticorps, les anti-LG3, qui réagissent contre le LG3, une protéine qui joue un rôle important dans la réparation et la régénération vasculaire du rein greffé. « Pour ces patients, la sécrétion du LG3 par le nouveau rein stimule l'activité de ces anticorps qui attaquent et endommagent le système vasculaire du greffon. Cela a pour effet d'empêcher ou même d'interrompre le processus de guérison du rein transplanté, et de mener à une perte de fonction ou à une perte de l'organe », explique la Dre Hébert.

En démontrant la présence élevée des anticorps anti-LG3 dans le corps de ces patients avant la transplantation, les chercheurs peuvent prédire la survenue d'épisodes graves de rejet. « Ces résultats sont très encourageants », indique la Dre Hébert. « Ils suggèrent la mise au point de nouvelles thérapies visant à supprimer les anticorps anti-LG3 avant la transplantation afin, notamment de réduire les rejets ou d'en diminuer la gravité. »

Le LG3 étant présent dans tous les vaisseaux sanguins, et donc dans tous les types d'organes greffés, cette découverte pourrait aussi expliquer des rejets, entre autres dans les cas de greffes pulmonaires, hépatiques ou pancréatiques.

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À propos de la Dre Hébert

La Dre Marie-Josée Hébert est néphrologue-transplanteur au CHUM et chercheuse dans l'axe Infection, immunité et inflammation du CRCHUM. Elle est également professeure titulaire à la Faculté de médecine, directrice du Programme de transplantation d'organes et titulaire de la Chaire Shire en néphrologie et en transplantation et régénération rénales de l'Université de Montréal. Son programme de recherche est financé par la Fondation canadienne du rein, la Fondation canadienne pour l'innovation, le Fonds de recherche du Québec - Santé, et les Instituts de recherche en santé du Canada.

À propos du CRCHUM

Le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) améliore la santé chez l'adulte par un continuum de recherche universitaire de haut niveau qui, en améliorant la compréhension des mécanismes étiologiques et pathogéniques, favorise le développement, l'implantation et l'évaluation de nouvelles stratégies préventives, diagnostiques et thérapeutiques. Le CRCHUM offre un environnement de formation assurant une relève engagée dans une recherche d'excellence.

Source :
Direction des communications
Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)

Renseignements :
Lucie Dufresne
Conseillère en communication
Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM)
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