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Public release date: 20-Mar-2013

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L'industrie aérospatiale s'adapte au marché mondial

Selon une etude menee a l'Universite Concordia, l'avenir des entreprises aerospatiales repose sur l'importance accordee au developpement des marches

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 20 mars 2013 - Secteur clé de l'économie canadienne, l'industrie aérospatiale a réalisé des ventes de plus de 22,4 milliards de dollars en 2011, occupant ainsi le quatrième rang mondial. Près de la moitié de ces recettes ont été générées au Québec. Cela n'a rien d'étonnant puisque de nombreuses compagnies aérospatiales ont leur siège à Montréal. La métropole québécoise est effectivement l'une des seules au monde où l'on peut retrouver tous les composants nécessaires à la fabrication d'un aéronef.

Le secteur de l'aérospatiale a connu des changements importants au cours des dernières années. Aujourd'hui, de nombreuses entreprises se partagent les étapes de la conception et de l'assemblage d'aéronefs. Seule une poignée de grands constructeurs, comme Bombardier, agissent à titre d'« intégrateurs de systèmes », coordonnant l'ensemble des produits de leurs fournisseurs pour monter des aéronefs de A à Z. À l'heure de la mondialisation, la concurrence est plus féroce que jamais pour ceux qui souhaitent se tailler une place dans cette chaîne d'approvisionnement. Les sociétés canadiennes doivent souvent compétitionner avec des fournisseurs basés en Chine, au Brésil ou au Mexique, où les coûts de la main-d'œuvre sont moins élevés.

Pour mener son étude, Isabelle Dostaler a interrogé les dirigeants de plusieurs entreprises canadiennes du secteur sur les meilleures pratiques à suivre pour décrocher des contrats dans ces nouvelles conditions. En outre, afin d'évaluer la capacité des firmes à y parvenir, elle leur a demandé de décrire leurs stratégies d'affaires. Selon les répondants, les clients exigent toujours de garder des coûts bas tout en insistant sur la fiabilité et la qualité des produits.

La recherche révèle que les entreprises qui prospèrent sont celles qui mettent en œuvre une « stratégie de différenciation intégrée à bas coûts ». Autrement dit, au lieu de rivaliser contre des firmes internationales pour offrir les meilleures aubaines, elles fournissent un produit de plus grande qualité à un prix qui demeure raisonnable. Lorsque les sociétés arrivent à se différencier clairement de leurs concurrents pour justifier les coûts supplémentaires, les acheteurs sont prêts à payer un peu plus cher. Grâce à cette stratégie, sept des treize compagnies étudiées conciliaient efficacement leurs capacités avec les besoins changeants du marché, tandis que quatre autres parvenaient à relever le défi, mais dans une moindre mesure.

Bien que ces nouvelles soient encourageantes, les questions portant sur les faiblesses des entreprises ont permis de montrer qu'il est possible de faire mieux. Nombre de compagnies considéraient leur taille relativement petite comme une lacune dans la structure actuelle de l'industrie. En effet, les grands constructeurs préfèrent collaborer avec des partenaires qui peuvent partager les risques liés aux nouveaux projets. Or, plus une société est petite, plus elle hésitera à s'aventurer dans de telles entreprises.

Pour remédier à cette situation, la Pre Dostaler suggère aux petites compagnies du secteur canadien de l'aérospatiale de se consacrer davantage au développement des marchés. Elle pense aussi que celles-ci devraient élaborer un plan de marketing pour convaincre les grandes firmes mondiales que leur taille modeste constitue un avantage. Il s'agit peut-être là de la pièce manquante qui permettra à certaines entreprises de s'adapter aux changements de l'industrie.

Isabelle Dostaler espère par ailleurs que le gouvernement fédéral se décidera bientôt à intervenir : « À mon avis, les politiques du gouvernement devraient encourager le secteur de l'aérospatiale à reconnaître la menace des économies émergentes en matière de compétitivité. Si les compagnies canadiennes pouvaient se mobiliser, la somme de leurs forces serait supérieure à leurs compétences individuelles - ce qui se traduirait par des retombées bénéfiques pour l'ensemble de l'industrie. »

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