[ Back to EurekAlert! ] Public release date: 27-Aug-2013
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Concordia University

Les fractions gagnent en compréhensibilité grâce aux exemples concrets

Une étude de Concordia démontre que les enfants saisissent mieux les mathématiques à l’aide d’exemples tirés de situations réelles

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 27 août 2013 — Si 3 est plus grand que 2, alors ⅓ doit être supérieur à ½, n'est-ce pas? Faux. Tandis que des milliers d'élèves reprendront le chemin de l'école, nombreux sont ceux qui auront précisément recours à ce type de raisonnement lorsqu'ils se heurteront pour la première fois aux fractions. Une nouvelle étude de l'Université Concordia démontre que pour favoriser la compréhension des mathématiques chez les enfants, les enseignants doivent continuellement établir un lien entre nombres abstraits et exemples concrets.

Helena Osana, professeure agrégée au Département des sciences de l'éducation de l'Université Concordia, et la doctorante Nicole Pitsolantis ont mis cette théorie à l'essai dans une classe d'élèves de cinquième et sixième année. Les résultats obtenus – publiés dans la très réputée revue professionnelle Teaching Children Mathematics, ainsi que dans le British Journal of Educational Psychology – indiquent que les élèves comprennent beaucoup mieux les mathématiques lorsque les enseignants utilisent des images et des exemples concrets pour illustrer ce que signifient vraiment les fractions.

L'établissement de ces liens est encore plus marqué lorsque l'exemple présenté comporte une résonance personnelle pour les élèves. Ainsi, si vous écrivez « ¾ » au tableau, le concept ne sera pas forcément très clair. En revanche, si vous montrez aux enfants les ¾ d'un lacet ou que vous leur parlez de courir ⅓ du chemin jusqu'à l'école, ils saisiront beaucoup mieux la valeur de la fraction.

Si l'usage d'exemples pour expliquer les fractions est déjà implanté dans les méthodes d'enseignement – en montrant, par exemple, les parts restantes d'une tarte –, ceux-ci sont souvent mis de côté trop rapidement. Pour prouver que l'utilisation continue d'exemples avait un impact plus percutant chez les élèves, les chercheuses ont dispensé l'enseignement à l'aide d'exemples d'abord pour une partie de la leçon seulement, puis durant toute la leçon.

Elles ont ainsi découvert que les élèves affichaient une bien meilleure compréhension lorsque les exemples étaient continuellement présentés. « Notre étude démontre que les enseignants devraient non seulement inclure des images et des exemples au moment d'enseigner les fractions, mais également les maintenir côte à côte jusqu'à la fin du cours tout en continuant à faire ressortir les liens tangibles entre les concepts et les exemples », affirme la Pre Osana.

Les conclusions tirées de cette recherche auront des répercussions probables au-delà de la salle de classe. « Il s'agit de constatations utiles non seulement pour les enseignants, mais également pour les parents », affirme la Pre Osana. « Souvent, lorsque les enfants en sont à étudier les fractions, les parents s'imaginent qu'ils ne peuvent pas aider. Au contraire, les parents peuvent eux aussi influencer positivement l'apprentissage. Des gestes aussi simples que de griffonner "¾" sur un bout de papier, puis de démontrer ce que cela veut dire d'utiliser ¾ de tasse de sucre, ou encore de remplir le réservoir d'essence jusqu'à ce que la marque du ⅔ soit atteinte, puis d'écrire la fraction "⅔" sur une feuille, peuvent contribuer sensiblement à démystifier les mathématiques », ajoute-t-elle.

Nicole Pitsolantis, qui enseigne également les mathématiques en quatrième et cinquième année au Lower Canada College à Montréal, se dit étonnée du degré d'incompréhension qui peut s'installer lorsque les exemples sont abandonnés en cours d'enseignement. Avec la Pre Osana, elle cherche maintenant à déterminer comment les exemples concrets peuvent être incorporés avec succès aux autres niveaux d'enseignement.

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