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Public release date: 4-Sep-2013

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Terry Fox Research Institute

Une étude menée par l'Institut de Recherche Terry Fox développe un nouvel outil clinique

Qui détermine avec précision, 9 fois sur 10, par tomodensitométrie les lésions bénigmes et malignes sur les poumons des fumeurs

Ce communiqué est disponible en anglais.

Vancouver, C-B - Une étude menée par l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF) a développé un nouveau logiciel clinique de calcul de risque qui détermine correctement, neuf fois sur dix, si les taches ou les lésions (nodules) sont bénignes ou malignes à partir d'une tomodensitométrie du poumon chez les personnes à risque élevé de cancer du poumon.

Les résultats devraient avoir un impact clinique immédiat dans le monde entier chez les professionnels de la santé qui diagnostiquent et traitent actuellement les personnes à risque ou qui sont atteintes du cancer du poumon. Ils fournissent de nouvelles preuves afin d'améliorer et développer les programmes de dépistage de ce type de cancer. Un total de 12 029 nodules de cancer du poumon observés à l'aide de tomodensitométrie sur d'anciens et actuels fumeurs ont été examinés dans l'étude.

"Les résultats, qui seront publiés dans le numéro du 5 septembre du New England Journal of Medicine (NEJM), auront un impact immédiat sur la pratique clinique" déclare le co-investigateur principal, Dr Stephen Lam, directeur du groupe BC's Provincial Lung Tumour au BC Cancer Agency (BCCA) et professeur de médecine à l'University of British Columbia.

"Nous savons déjà que le dépistage par tomodensitométrie sauve des vies. Maintenant, nous avons la preuve que notre modèle et le calculateur de risque peuvent prédire avec exactitude lesquelles des anomalies qui apparaissent sur un premier CT scan nécessitent un suivi ultérieur, comme une reprise de la tomodensitométrie, une biopsie ou une chirurgie. Ce sont d'excellentes nouvelles pour tous - pour les personnes qui ont un risque élevé de développer un cancer du poumon aussi bien que pour les radiologues, pneumologues et chirurgiens thoraciques qui font de la détection et proposent des traitements. Actuellement, il n'y a pas de lignes directrices canadiennes pour nous dans la pratique clinique."

Dans les pays où ces directives existent, elles concernent en grande partie la taille des nodules. Le modèle de prédiction de l'équipe pancanadienne, développé par l'épidémiologiste de la Brock University, Dr Martin Tammemägi, comprend un calculateur de risque qui tient compte de plusieurs facteurs en plus de la taille : l'âge avancé, le sexe féminin, les antécédents familiaux de cancer du poumon, l'emphysème, l'emplacement du nodule sur le lobe supérieur, le type de nodule solide, un plus petit nombre de nodules et de spiculations (présence de pointes acérées ou en forme d'aiguilles). "La réduction du nombre de tests inutiles, l'augmentation de leur rapidité ainsi qu'un diagnostic rapide sont des objectifs majeurs de ce modèle " explique Dr. Tammemägi.

L'équipe de l'IRTF a utilisé deux séries de données afin d'en arriver à leurs conclusions, étudiant un total de 12 029 nodules de 2 961 personnes - tous âgés entre 50 et 75 ans qui sont fumeurs où qui l'ont déjà été et ayant subi un dépistage par tomodensitométrie. Une série de participants impliqués dans l'étude de détection précoce du cancer du poumon de 2008 à 2010, dans laquelle 1 871 personnes avec un total de 7 008 nodules (dont 102 étaient malignes) ont été dépistés et suivis. L'autre groupe impliquant 1 090 personnes avec 5 021 nodules (dont 42 étaient malignes) a participé à plusieurs essais de prévention du cancer du poumon menés par la BC Cancer Agency au cours des années 2000 à 2010, financés par le U.S. National Cancer Institute (NCI). Dans la première étude les participants ont été suivis pendant une moyenne de trois ans; dans la seconde, pour une moyenne de huit ans et demi.

Dr Lam déclare que le modèle de prédiction peut englober même des cas où les cliniciens sont confrontés aux défis les plus difficiles; par exemple, décider comment agir dans le cas des nodules d'un centimètre (la largeur approximative d'un ongle) ou plus petits. Bien que la taille du nodule soit un facteur prédictif du cancer du poumon, le plus gros nodule apparaissant sur un CT scan n'est pas nécessairement cancéreux. L'équipe de l'étude pancanadienne a constaté que les nodules situés dans les lobes supérieurs du poumon apportent une probabilité accrue de cancer. Dans les deux séries de données étudiées, les chercheurs ont constaté que lorsque moins de nodules sont trouvés, le cancer était souvent présent. Ce modèle simplifie le travail à réaliser surtout pour les radiologues dans leur évaluation des nodules observés sur les Ct scans, ainsi que pour les pneumologues et les chirurgiens thoraciques qui doivent prendre des décisions sur les examens et les traitements pour leurs patients.

"Un modèle précis et pratique qui peut prédire la probabilité qu'un nodule du poumon est malin et pouvant être utilisé pour guider la prise de décision clinique tout en réduisant les coûts et les risques de morbidité et de mortalité dans les programmes de dépistage." écrit Dr Lam et ses collègues de l'étude dans l'article intitulé : Probabilité de cancer des nodules pulmonaires détectés lors d'une première tomodensitométrie.

"Les résultats de cette étude renforcent le potentiel de la réussite de la mise sur pied d'un programme de dépistage du cancer du poumon en utilisant la tomodensitométrie au sein d'une population à haut risque. Cet outil, combiné avec le dépistage par CT-scan permettra d'accroître notre succès dans la détection précoce, le diagnostic et le traitement de la maladie. En outre, ce modèle combiné avec de nouvelles lignes directrices pour une meilleure pratique clinique, fournira à notre système de soins de santé des outils efficaces et abordables pour mettre en œuvre un tel programme," déclare le chirurgien de la Nouvelle-Écosse, Dr Michael Johnston, un membre de cette équipe de recherche. Dr Johnston est membre du comité exécutif de l'Institut de recherche Terry Fox et président du comité consultatif médical de Cancer pulmonaire Canada.

"De nombreuses juridictions à travers le monde évaluent maintenant si c'est la meilleure façon de mettre en œuvre le dépistage du cancer du poumon. Des études comme celle-ci sont essentielles pour répondre à des questions importantes afin que les décisions soient susceptibles de donner lieu à une bonne pratique ainsi qu'à une planification et ultimement, à des bénéfices pour les patients" explique Dr Heather Bryant, vice-président, lutte contre le cancer au Partenariat canadien contre le cancer.

Les importantes conclusions viennent dans la foulée de l'essai de dépistage du U.S. National Lung Screening Trial (2011) qui a montré une réduction de 20% de la mortalité due au cancer du poumon par utilisation de faibles doses de tomodensitométrie thoracique.

Dr Christine Berg, co-investigateur principal du National Lung Screening Trial et ancien directeur du groupe de recherche sur la détection précoce, une division de la prévention du cancer du National Cancer Institute aux États-Unis déclare: "Cet important travail du Dr Lam et de ses collègues représente une avancée majeure pour les cliniciens effectuant le dépistage du cancer du poumon. Il fournit un outil pour s'attaquer au problème du taux élevé de positifs aux tests de tomodensitométrie. Moins de scans de suivi avec leurs coûts associés et moins de biopsies avec leurs complications devront être effectués tout en continuant de diagnostiquer le cancer du poumon à un stade précoce afin de réduire la mortalité. Couplé avec la poursuite des efforts de la santé publique pour réduire le tabagisme, ce travail aura un impact international sur la principale cause de décès par le cancer à travers le monde."

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L'étude pancanadienne est financée par l'IRTF, la branche de recherche de la Fondation Terry Fox, et par le Partenariat canadien contre le cancer. L'étude de la BCCA a été soutenue par le United States Public Health Service National Cancer Institute. Au Canada, le cancer du poumon tue plus de 20 000 Canadiens annuellement. Il est la principale cause de décès par cancer. Une personne sur douze recevra un diagnostic de cancer du poumon dans sa vie. Grâce à la détection précoce, le taux de survie à cinq ans peut atteindre plus de 70%.

IRTF/FTF: Lancé en octobre 2007, l'Institut de recherche Terry Fox (IRTF) est une idée de la Fondation Terry Fox (FTF). Il fonctionne aujourd'hui comme son organisme de recherche, gérant son portefeuille d'investissement de recherche. L'IRTF vise à améliorer de façon significative les résultats de recherche sur le cancer pour le patient grâce à une approche d'équipe grandement collaborative avec des étapes de recherche qui permettront de mettre rapidement en pratique les découvertes de recherche en solution pratique pour les patients atteints de cancer dans le monde entier. L'IRTF collabore avec plus de 50 centres hospitaliers et organismes de recherche à travers le Canada. Le siège social de l'IRTF est à Vancouver, Colombie-Britannique. La Fondation Terry Fox maintient la vision et les principes de Terry Fox en amassant des fonds pour la recherche sur le cancer grâce à sa Journée Terry Fox, la Journée Terry Fox des écoles et d'autres initiatives de levée de fonds. À ce jour, plus de 600 millions ont été ramassés dans le monde entier. La 33e course Terry Fox se tiendra sur plus de 800 sites communautaires à travers le Canada le dimanche 15 septembre. Pour de plus amples informations, visitez le: http://www.tfri.ca et le http://www.terryfox.org

Pour de plus amples informations, veuillez contacter:

Kelly Curwin, directrice des communications
Institut de recherche Terry Fox
Bureau: 604-675-8223
Cell: 778-237-8158
kcurwin@tfri.ca

Lenore Bromley , relations avec les médias
Partenariat canadien contre le cancer
416-915-9222 poste 5781
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lenore.bromley@partnershipagainstcancer.ca

Jenn Currie,
directrice des communication, BC Cancer Agency
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jenn.currie@bccancer.bc.ca

Cathy Majtenyi
Communication de la recherche/ spécialiste des relations avec les médias
Brock University
905-688-5550 poste5789
Cell: 905-321-0566
cmajtenyi@brocku.ca

Après la levée de l'embargo, une copie de cette communication peut être trouvée ici : INSERT LINK
Dr Lam est disponible pour des entrevues avec les médias
Des photos et des vidéos sont également disponibles
D'autres experts sont également disponibles pour commentaires :
Dr Martin C. Tammemägi, Brock University
Dr Heather Bryant, Partenariat canadien contre le cancer
Dr Christine Berg, Co-investigateur principal, US National Lung Screening Trial

Embargo par le New England Journal of Medicine jusqu'au mercredi 4 septembre à 17h HAE



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