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Public release date: 15-Jan-2014

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Contact: Clea Desjardins
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Les changements climatiques : à la poursuite des coupables

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 15 janvier 2014 – Voici les sept grands coupables du réchauffement planétaire : les États-Unis, la Chine, la Russie, le Brésil, l'Inde, l'Allemagne et le Royaume-Uni. En effet, selon une nouvelle étude publiée dans Environmental Research Letters, ces pays seraient collectivement responsables de plus de 60 % du réchauffement climatique observé jusqu'en 2005. En outre, pour la toute première fois, on a pu établir dans quelle mesure chaque pays est en cause.

L'étude en question a été menée à l'Université Concordia sous la direction de Damon Matthews, professeur au Département de géographie, d'urbanisme et d'environnement. Au classement direct, les États-Unis sont bons premiers, étant responsables d'une hausse de 0,15 °C de la température mondiale, soit presque 20 % du réchauffement constaté.

La Chine et la Russie causent chacune environ 8 % du réchauffement; le Brésil et l'Inde, 7 %; l'Allemagne et le Royaume-Uni, 5 % chacun. Le Canada est en 10ieme place, après la France et l'Indonésie. Il peut sembler surprenant de voir au sommet du classement certains pays moins industrialisés, comme le Brésil et l'Indonésie. Or, ces pourcentages reflètent les émissions de dioxyde de carbone liées à la déforestation.

L'équipe du Pr Matthews a fait appel à une nouvelle méthode dans le cadre de l'étude pour calculer la contribution de chaque pays au réchauffement planétaire. Les chercheurs ont pondéré chaque émission en fonction de sa durée de vie atmosphérique et de la variation de température qu'elle causait. Grâce à des données postérieures à 1750, ils ont pu tenir compte de la contribution du carbone provenant de la combustion de carburants d'origine fossile et du changement d'affectation des terres. Ils ont également pris en considération le méthane, l'oxyde nitreux et les émissions d'aérosols sulfatés.

Le Pr Matthews et ses collègues ont en outre procédé à une mise à l'échelle des émissions en fonction de la taille du pays (voir le graphique). Sur la carte, l'Europe occidentale, les États-Unis, le Japon et l'Inde sont gonflés au point d'être à peine reconnaissables. La Russie, la Chine et le Brésil demeurent tels quels, tandis que le Canada, l'Australie et la majorité du continent africain paraissent beaucoup plus minces. Vue sous cet angle, la contribution du Brésil et de la Chine au réchauffement climatique semble raisonnable en ce sens qu'elle est tout à fait proportionnelle à la taille de leur territoire.

Toutefois, lorsqu'on divise la contribution de chaque pays au réchauffement climatique par le nombre d'individus que compte sa population, on observe une tout autre image. Parmi les 20 plus grands émetteurs, les pays développés occupent les sept premières places par habitant, le Canada chute à la troisième place derrière le Royaume-Uni et les États-Unis, alors que la Chine et l'Inde se retrouvent au bas de la liste.

L'étude de Matthews souligne combien les différents pays ont contribué au problème climatique, ainsi que l'énorme disparité entre les riches et les pauvres quant aux contributions par personne au réchauffement climatique. La reconnaissance et la correction de ces disparités peut être une exigence fondamentale pour le succès des efforts visant à réduire le réchauffement planétaire.

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