Public Release:  Qu'est-ce que la religion iranienne?

Un nouveau livre d'un chercheur de Concordia explore la pluralité des pratiques spirituelles en Iran de la préhistoire à nos jours

Concordia University

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 12 février 2014 – Officiellement, la République islamique d'Iran possède une population musulmane à 99 %. Cependant, les minorités chrétienne, juive et zoroastrienne sont reconnues par l'État et ont joué un rôle important dans l'histoire du pays ainsi que dans celle des religions du monde. Cette diversité fait maintenant l'objet d'un nouvel ouvrage de Richard Foltz, chercheur à l'Université Concordia : Religions of Iran: From Prehistory to the Present (« les religions en Iran de la préhistoire à nos jours »).

« Malgré sa force depuis plus de 25 siècles, l'identité culturelle iranienne résiste à toute tentative de définition simpliste », explique le Pr Foltz, qui est directeur du Centre d'études iraniennes de Concordia et grand spécialiste du rôle de l'Iran dans l'histoire des religions. « La plupart des cultures asiatiques s'identifient à l'Iran dans une certaine mesure, comme le font les Occidentaux avec la Grèce et Rome. »

Situé au carrefour de l'Orient et de l'Occident, l'Iran figure au centre de l'histoire du monde depuis trois millénaires. Le livre du Pr Foltz met d'ailleurs en lumière les liens entre la civilisation iranienne et celles de l'Europe, du Moyen-Orient et de l'Asie, liens qui pourraient étonner beaucoup de lecteurs.

Issus de l'une des tribus indo-européennes de l'ère préhistorique, les Iraniens partagent une grande partie de leur mythologie avec les Grecs, les Romains, les Scandinaves et les hindous. Ce passé commun a donné naissance au zoroastrisme, religion propre à l'Iran dont nombre des croyances fondamentales ont ensuite été adoptées par le judaïsme, le bouddhisme, le christianisme et l'islam.

« Ce sens du cosmopolitisme caractérise encore aujourd'hui les Iraniens, affirme le Pr Foltz, particulièrement ceux des classes urbaines instruites, qui démontrent une forte tendance à l'éclectisme spirituel ». Selon le chercheur, un nombre important d'Iraniens musulmans enrichissent ainsi leur vie spirituelle à l'aide d'un large éventail de croyances et de pratiques, qui proviennent pour beaucoup d'une variété de sources contemporaines dites « nouvel âge ».

« Par ailleurs, souligne le Pr Foltz, la religion demeure officiellement un sujet des plus sérieux en Iran. Le climat politique abonde en contradictions et en paradoxes, et il peut être difficile de savoir quels sujets de discussion acceptables un jour ne le seront pas le lendemain. »

Le Pr Foltz, qui s'est justement rendu en Iran le mois dernier, doute que la situation change prochainement. « Cela dit, conclut-il, la spiritualité est de toute évidence profondément ancrée dans l'esprit des Iraniens. Il est donc naturel que nombre d'entre eux laissent libre cours à leur curiosité au sujet des diverses religions du monde, et ce, avec objectivité et respect. »

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