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Public release date: 9-Apr-2014

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Des scientifiques ont percé les secrets du virus de la maladie du baiser à l'échelle moléculaire

Des chercheurs de l'Université de Montréal ont découvert comment le virus de la maladie du baiser s'approprie les cellules humaines Pour publication immédiate

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 10 avril 2014 – Des chercheurs de l'Université de Montréal ont découvert le mécanisme par lequel un élément du virus d'Epstein-Barr (VEB) s'approprie les fonctions de régulation des gènes dans nos cellules pour permettre au virus de se répliquer. Le VEB cause plusieurs maladies, comme le lymphome de Hodgkin et le lymphome de Burkitt, et plus fréquemment la mononucléose infectieuse, nommée aussi la « maladie du baiser » en raison de son mode de transmission chez l'humain. Il apparaît qu'à l'échelle moléculaire aussi, la maladie commence par un baiser; cette fois entre une protéine virale et les molécules qui régulent nos gènes.

Les virus comme le VEB possèdent des stratégies complexes pour tromper les cellules humaines pendant une infection. Les virus ne peuvent survivre à l'extérieur des cellules humaines. C'est pourquoi ils ont développé des stratégies pour imiter des éléments clés des fonctions cellulaires, comme l'ARN polymérase. « L'élucidation de ces interactions à l'échelle atomique par des techniques de biologie structurale nous permet de comprendre comment le virus trompe les systèmes de défense humains. Ces connaissances sont le premier pas vers le développement de nouveaux traitements thérapeutiques contre les infections virales », explique le professeur Omichinski.

Les scientifiques ont en effet dévoilé le mécanisme de liaison entre la protéine EBNA2 du virus et une protéine du complexe TFIIH responsable de la régulation d'une autre protéine, l'ARN polymérase II, qui régule l'expression de la plupart de nos gènes. Pour ce faire, ils ont utilisé des techniques de résonance nucléaire magnétique de pointe dans les laboratoires de biologie structurale du Département de biochimie et de médecine moléculaire de l'Université de Montréal. « Nous avons réussi à élucider dans ses moindres détails la structure moléculaire de l'interaction entre ces protéines », explique le professeur James Omichinski, auteur principal de cette étude réalisée en collaboration avec le professeur Jacques Archambault, de l'Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM).

Pour révéler les détails moléculaires de ces interactions, Philippe Chabot, premier auteur de l'étude, a lié des marqueurs isotopiques stables à la protéine EBNA2 et au complexe TFIIH pour ensuite étudier la structure moléculaire de leur interaction par spectroscopie RMN. « Ce type d'instrument coûte plusieurs millions de dollars, mais grâce aux généreux investissements de la Fondation canadienne pour l'innovation (FCI), nous avons pu réaliser nos travaux avec les équipements les plus modernes », explique le professeur Omichinski. L'une des retombées directes de ces recherches est que le « baiser » entre la protéine EBNA2 et le complexe TFIIH pourrait devenir la cible de nouveaux médicaments qui amélioreraient le traitement de la mononucléose infectieuse et des cancers causés par le VEB.

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Remarques :

Les recherches menées dans le cadre de l'étude « Structural and Functional Characterization of a Complex between the Acidic Transactivation Domain of EBNA2 and the Tfb1/p62 Subunit of TFIIH » ont été financées par la subvention MOP-74739 des Instituts de recherche en santé du Canada accordée à J. Omichinski, la subvention no 19630 de la Société canadienne du cancer (J. Omichinski), La Société de recherche sur le cancer (J. Archambault) et le programme de formation FONCER en « Dynamique cellulaire des complexes macromoléculaires ».



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