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Public release date: 1-Jul-2014

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Bulletin of the World Health Organization

Des millions de personnes dans le besoin continueront à être exclues à moins que les services de lutte contre le VIH ne soient gérés plus efficacement

Ce communiqué est disponible en anglais et espagnol.

Genève, le 1er juillet 2014. Des millions de personnes dans le besoin pourraient bénéficier des services de lutte contre le VIH dans les pays en développement qui progressent vers la couverture de santé universelle, si ces services étaient gérés plus efficacement et mieux intégrés à leurs systèmes de santé.

Selon une étude publiée aujourd'hui dans le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé, l'extension des services de lutte contre le VIH peut entraîner une réduction considérable des coûts par patient, alors que l'intégration de ces services à d'autres services de soins de santé, tels que ceux traitant la tuberculose, peut permettre un meilleur rapport qualité-prix que les services fonctionnant indépendamment.

L'étude est importante, car elle montre la bonne voie – non seulement pour les services de lutte contre le VIH où 19 milliards de dollars ont été investis dans le monde en 2012 – mais également pour tous les services traitant des maladies chroniques, comme les maladies cardiaques, le cancer, le diabète et l'hypertension.

«Le VIH est un domaine où il y a apparemment un consensus scientifique non seulement sur ce qui fonctionne, mais également sur les moyens les plus efficaces de fournir les soins de santé», a déclaré Jeremy Lauer, un économiste de la santé du département de la gouvernance et du financement des systèmes de santé à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Il a par ailleurs déclaré: «L'évaluation économique des autres programmes de santé montre également des preuves solides d'un point de vue économique, programmatique et éthique, qui soutiennent les modèles globaux de fourniture de soins – ceux qui couvrent l'ensemble du spectre de la prévention, du dépistage, du traitement et des soins.»

«Lorsque vous avez une prise en charge complète de la gestion des maladies chroniques comme le VIH/SIDA, une meilleure prévention signifie moins de traitement, et un dépistage précoce et un traitement efficace conduisent à de meilleurs résultats sanitaires pour les patients», a ajouté M. Lauer.

En 2011, les États membres de l'OMS se sont fixé l'objectif de développer leur système de financement de la santé comme un tremplin vers la couverture de santé universelle. L'OMS travaille actuellement avec les pays pour examiner, développer et mettre en œuvre des stratégies de financement de la santé, qui pourraient les aider à se rapprocher de cet objectif.

Dans le domaine de la lutte contre le VIH, des progrès ont été accomplis afin de rendre les services de prévention et de traitement de plus en plus disponibles dans les pays à revenu faible et intermédiaire. Au début des années 2000, moins de 50 000 personnes en Afrique subsaharienne étaient sous traitement antirétroviral, mais à la fin de 2012, environ 9,7 millions de personnes dans les pays à revenu faible et intermédiaire bénéficiaient de ce traitement.

Toutefois, cela ne couvre que 34% des 28,6 millions de personnes qui sont éligibles pour le traitement antirétroviral, d'après les recommandations de l'OMS de 2013.

L'Organisation mondiale de la Santé examine actuellement ses estimations de coût-efficacité pour 20 maladies, facteurs de risque et causes de blessures, y compris dans le domaine de l'infection par le VIH. Le futur compte rendu servira d'élément de base pour les recommandations de l'OMS aux pays engagés sur la voie de la couverture de santé universelle.

La nouvelle étude, menée par une équipe de chercheurs basés à Londres et Genève, qui précède le compte rendu de l'OMS, analyse 82 études d'évaluation économique des services de lutte contre le VIH dans 35 pays à revenu faible et intermédiaire.

Il s'agit du premier compte rendu exhaustif sur l'efficacité technique et les économies potentielles qui peuvent être réalisées dans les pays à revenu faible et intermédiaire dans 6 zones du programme du Programme commun avec les Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA):

1. Traitement antirétroviral, conseil et dépistage;

2. Ciblage des populations à risque (travailleurs du sexe, hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes et usagers de drogues injectables);

3. Distribution de préservatifs et marketing social;

4. Circoncision masculine médicale et volontaire;

5. Programmes de prévention de l'infection par le VIH chez les enfants et de maintien en vie de leurs mères;

6. Communications sur le changement de comportement ciblant les jeunes adultes et la population générale.

Par exemple, les auteurs ont constaté que le coût par patient du traitement avec des médicaments antirétroviraux et le coût de la prévention du VIH pour les populations clés diminuaient de façon spectaculaire lorsque le nombre de personnes prises en charge augmentait.

«Nous avons constaté que les services de lutte contre le VIH, qui atteignaient des volumes élevés de patients, présentaient des coûts beaucoup plus faibles que ceux desservant beaucoup moins de patients, mais la probabilité de perte de suivi – lorsque ces volumes de patients sont élevés – peut être plus grande, et il s'agit d'une préoccupation importante», a déclaré Anna Vassall, co-auteur de l'étude et maître de conférence en économie de la santé à la London School of Hygiene and Tropical Medicine. «Il est également important que l'augmentation de l'efficacité, par la fourniture de services dans les grands établissements, ne conduise pas à l'augmentation des frais pour les patients qui essayent d'accéder à ces services.»

Les auteurs ont constaté que l'intégration des services de lutte contre le VIH à d'autres services de soins pouvait être un moyen important pour améliorer leur efficacité. Par exemple, l'étude a révélé que l'intégration des services de lutte contre le VIH aux services soignant la tuberculose dans les pays à revenu faible avait augmenté l'impact de ces 2 domaines, tout en optimisant l'utilisation des ressources limitées et du temps du personnel soignant.

Enfin, l'étude met en évidence les gains d'efficacité potentiels qui peuvent être réalisés en améliorant l'organisation du soutien à la fourniture des services de lutte contre le VIH, en s'inspirant d'une étude récente menée en Inde, où ces coûts de soutien – qui ne sont pas compris dans les coûts de service – pouvaient atteindre jusqu'à un tiers du coût total des programmes de lutte contre le VIH.

«Il faut davantage d'actions et de recherche pour permettre aux programmes de lutte contre le VIH d'identifier les meilleurs moyens d'améliorer l'efficacité, tout en s'assurant que les services de lutte contre le VIH de base fournis soient de grande qualité», a déclaré Mme Vassall.

Les 35 pays couverts par l'étude sont: le Bangladesh, le Bélarus, le Bénin, l'État plurinational de Bolivie), le Botswana, le Brésil, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, la République démocratique du Congo, la République dominicaine, l'Équateur, l'Éthiopie, le Ghana, Haïti, l'Inde, l'Indonésie, le Kenya, le Lesotho , le Malawi, le Maroc, le Mexique, le Nigéria, la Fédération de Russie, le Rwanda, l'Afrique du Sud, le Swaziland, la Thaïlande, l'Ouganda, l'Ukraine, la Tanzanie, le Viet Nam, la Zambie et le Zimbabwe.

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Le Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé est l'une des principales revues internationales de santé publique. C'est le fleuron des périodiques de l'Organisation mondiale de la Santé, particulièrement consacré aux pays en développement. Les articles qui y paraissent sont revus par un comité de lecture et sont indépendants des lignes directrices de l'OMS. Les résumés des articles du Bulletin sont désormais disponibles dans les six langues officielles des Nations Unies: anglais, arabe, chinois, espagnol, français et russe.

Le contenu complet de la revue, depuis 1948, est accessible gratuitement aux lecteurs du monde entier par le biais de PubMed Central, disponible à l'adresse suivante: http://www.pubmedcentral.nih.gov/tocrender.fcgi?journal=522&action=archive

Pour de plus amples informations, veuillez prendre contact avec:

Anna Vassall
Maître de conférence en Économie de la Santé
London School of Hygiene and Tropical Medicine,
Londres, Royaume-Uni
Tél: +44 207 927 2141
E-mail: anna.vassall@lshtm.ac.uk

Fiona Fleck
Rédactrice, Bulletin de l'Organisation mondiale de la Santé,
Organisation mondiale de la Santé
Genève, Suisse
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Jeremy Lauer
Économiste de la Santé
Département de Financement et de Gouvernance des Systèmes de Santé
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