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PUBLIC RELEASE DATE: 16 le fvrier 2007

Le cancer colonise notre organisme

Pour Robert C. von Borstel, le cancer constitue une reprsentation mtaphorique dune invasion parfaite par une espce fondatrice. Tout comme la premire femelle gravide de la famille des pinsons qui sest pose sur une le dserte de larchipel des Galapagos, la premire cellule cancreuse dans le corps humain a d subir de nombreuses mutations au fil des gnrations avant davoir la capacit denvahir plusieurs organes de lorganisme. Mais une fois en place, comme toute espce nouvellement tablie dans diffrentes niches cologiques, le cancer est difficile dloger.

Auparavant professeur de biologie lUniversity of Alberta, Robert C. von Borstel travaille sur lADN la molcule qui contient le code gntique de nos cellules depuis 1947, soit six ans avant que sa structure ne soit dcrite par Watson et Crick. Il sest vu confrer le titre de Fellow de lAmerican Association for the Advancement of Science (AAAS) entre autres pour ses travaux fondamentaux, financs par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en gnie (CRSNG), qui ont dmontr comment lirradiation tue les cellules et comment la molcule dADN peut contrler la mutation.

la prochaine confrence de lAAAS San Francisco, qui aura lieu du 15 au 19 fvrier, le professeur von Borstel prononcera une allocution dans laquelle il dcrira comment la mutation et la slection cellulaires sont similaires, dun point de vue mtaphorique, la faon dont une nouvelle espce dbute son volution.

"La diffrence, bien sr, cest que les cellules cancreuses se dtruisent quand elles entranent le dcs dun patient atteint dun cancer, contrairement aux nouvelles espces qui stablissent. videmment, la mtaphore, tant ce quelle est, ne reflte pas parfaitement la ralit. Jespre toutefois que mon expos aidera les gens percevoir le cancer diffremment ", explique M. von Borstel.

Ayant grandi sur une ferme en Oregon o lon cultivait le bl et levait du btail, Robert C. von Borstel sest enrl dans la marine amricaine, en 1944, comme matelot de premire classe. Aprs la Deuxime Guerre mondiale, il a poursuivi ses tudes universitaires aux tats*Unis, puis sest joint, en 1953, lOak Ridge National Laboratory, au Tennessee, o il a tudi les effets de lirradiation sur les insectes et a dcrit le mcanisme permettant dliminer les insectes parasitaires par les rayons X.

Il a ensuite accept le poste de directeur du Dpartement de gntique de lUniversity of Alberta o il a t titulaire pendant 25 ans de subventions du CRSNG. Il sest principalement intress aux causes des mutations spontanes et la faon dont les gnes se rparent eux*mmes.

Mme aprs sa retraite obligatoire en 1992, il est demeur luniversit et a poursuivi ses recherches pendant dix ans. Cest pendant ses annes de retraite " quil a dcouvert la faon dont lADN et ses composants, les nuclosides, peuvent rparer les chromosomes endommags par le rayonnement. Cette dcouverte laisse prsumer que les humains et les animaux peuvent se gurir naturellement de nombreuses faons. Avec sa collgue Oksana Iavorovska, il a dcouvert que chez les adeptes du bronzage, lendomtriose ovarienne est induite par les ultraviolets prsents dans la lumire solaire.

"Jai eu le privilge de travailler trs longtemps, et dailleurs jaimerais pouvoir continuer mes travaux, dclare le professeur mrite g de 82 ans. Juste avant la fermeture de mon laboratoire, mon quipe de chercheurs tudiait le nombre de gnes responsables des taux de mutation spontane dans la levure, et dans notre premier chantillon prlev au hasard, nous avons dcouvert quun tiers dentre eux contrlaient le taux de mutation, alors que nous nous attendions un pourcentage denviron 4 p. 100 seulement. Cela dmontre que peu importe pendant combien de temps vous poursuivez vos recherches, il y aura toujours quelque chose pour vous surprendre ".

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Robert C. von Borstel
Dpartement des sciences biologiques
University of Alberta
Tlphone : 403-492-5381
Courriel : rc.von-borstel@ualberta.ca