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PUBLIC RELEASE DATE: 30-Apr-2003

La première séquence génomique du SRAS évaluée par les pairs paraît dans la revue Science

Toutes les informations sont maintenant offertes librements par Science et par la AAAS

Les premires tudes, values par les pairs, sur les squences gnomiques de deux souches virales du SRAS sont communiques aujourd'hui par la revue Science, publication de la " American Association for the Advancement of Science " (AAAS).

Les tudes confirment que le virus est une nouvelle souche du coronavirus et elles fournissent un premier aperu des composantes molculaires du virus. Les informations devraient acclrer les tentatives de diagnostiquer, de traiter, et d'empcher la propagation globale du syndrome respiratoire aigu svre (SRAS).

" Les deux quipes de recherche ont produit ces squences gnomiques trs rapidement et de faon trs efficace, faisant preuve d'une coopration impressionante entre les divers groupes. Puisque cette information est de premire importance pour la sant publique, la revue Science la met immdiatement disposition la suite d'un examen important et acclr effectu par les pairs ", annonce Don Kennedy, rdacteur en chef de la revue Science.

" La squence gnomique du virus permet aux chercheurs de dcouvrir les outils dont ils auront besoin pour combattre cette nouvelle maladie. Les chercheurs devraient maintenant pouvoir cibler ces protines pour tablir des tests diagnostiques, des thrapies et peut-tre un vaccin contre le SRAS ", dit Katrina Kelner, rdactrice adjointe des sciences biologiques pour la revue Science.

C'est une quipe de recherche canadienne qui a d'abord squenc le gnome d'une souche virale du SRAS, obtenue d'un patient Toronto. Peu de temps aprs, une quipe de recherche base aux tats-Unis a squenc la souche dite d'Urbani que les chercheurs nerlandais avaient li directement la maladie pulmonaire. Les deux quipes ont affich leurs squences sur Internet. Les squences se ressemblent beaucoup, mais avec une lgre diffrence dans la longueur.

Les deux quipes ont identifi les segments du gnome qui devraient contenir les instructions pour la cration de protines. Il s'agit entre autres de gnes putatifs pour quatre protines essentielles qui permettent ce genre de virus, appel coronavirus, d'entrer dans des cellules htes et de se reproduire. Les chercheurs ont galement identifi cinq rgions qui codent pour des protines " non essentielles ", mais qui pourraient toutefois aider dcouvrir les origines du virus.

Dans certains cas, les coronavirus connus sont responsables de maladies bnines des voies respiratoires suprieures chez les tres humains, et d'une varit de maladies chez d'autres animaux.

Bien que le gnome du SRAS possde la mme structure globale que ceux des trois classes connues de coronavirus, les chercheurs ont dcouvert des diffrences importantes lorsqu'ils ont examin les structures prvues des acides amins dans les protines individuelles. Grce une analyse statistique des diffrences parmi les protines, les deux quipes de recherche ont dduit que le virus du SRAS est une nouvelle classe de coronavirus, plutt qu'une mutation rcente d'une varit connue.

Ces dcouvertes prparent le terrain pour de plus amples recherches sur les fonctions des protines virales, menant peut-tre de nouvelles thrapies ou de nouveaux vaccins.

Des quipes de recherche Singapour et Pkin ont aussi squenc des souches du virus. Une srie de squences de partout dans le monde devraient aider les chercheurs suivre la propagation et l'volution du virus.

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De plus amples informations sur le SRAS sont disponibles sur les sites web suivants :

http://www.sciencemag.org/feature/data/sars
http://www.aaas.org
http://www.eurekalert.org
http://www.cdc.gov/ncidod/sars/
http://www.bcgsc.ca
http://www.who.int/csr/sars/en/
http://www.promedmail.org/pls/askus/f?p=2400:1000

Les auteurs de l'article sur la squence gnomique dveloppe au Canada sont Marco A. Marra, Steven J.M. Jones, Caroline Astell, Robert Holt, Angela Brooks-Wilson, Yaron Butterfield, Jennifer Asano, Sarah Barber, Susanna Chan, Alison Cloutier, Shaun Coughlin, Doug Freeman, Noreen Girn, Obi Griffith, Jaswinder Khattra, Stephen Leach, Michael Mayo, Helen McDonald, Stephen Montgomery, Pawan Pandoh, Anca Petrescu, Gordon Robertson, Jacqueline Schein, Duane Smailus, Jeffrey Stott et George Yang au British Columbia Cancer Agency Genome Sciences Centre Vancouver (Colombie-Britannique); Francis Plummer, Anton Andonov, Harvey Artsob, Nathalie Bastien, Kathy Bernard, Tim Booth, Donald Bowness, Michael Drebot, Lisa Fernando, Ramon Flick, Michael Garbutt, Michael Gray, Allen Grolla, Steven Jones, Heinz Feldmann, Adrienne Meyers, Amin Kabani, Yan Li, Susan Normand, Ute Stroher, Graham A. Tipples, Shaun Tyler, Robert Vogrig, Diane Ward et Brynn Watson au National Microbiology Laboratory Winnipeg (Manitoba); Robert C. Brunham, Mel Krajden, Martin Petric et Danuta M. Skowronski au British Columbia Centre for Disease Control Vancouver (Colombie-Britannique); Chris Upton et Rachel L. Roper la University of Victoria Victoria (Colombie-Britannique).

Les auteurs de l'article sur la squence gnomique dveloppe principalement aux tats-Unis sont Paul A. Rota, M. Steven Oberste, Stephan S. Monroe, W. Allan Nix, Ray Campagnoli, Joseph P. Icenogle, Silvia Pearanda, Bettina Bankamp, Kaija Maher, Min-hsin Chen, Sixiong Tong, Azaibi Tamin, Luis Lowe, Michael Frace, Qui Chen, Dean D. Erdman, Teresa C.T. Peret, Cara Burns, Thomas G. Ksaizek, Pierre E. Rollin, Anthony Sanchez, Stephanie Liffick, Brian Holloway, Josef Limor, Karen McCaustland, Melissa Olson-Rassmussen, Mark A. Pallansch, Larry J. Anderson et William Bellini au National Center for Infectious Diseases, Centers for Disease Control Atlanta (Gorgie); Joseph L. DeRisi et David Wang la University of California-San Francisco San Francisco (Californie); Ron Fouchier et Albert D.M.E. Osterhaus la Erasmus University Rotterdam (Pays-Bas); Stephan Gnther et Christian Drosten au Bernhard-Nocht Institute for Tropical Medicine Hamburg (Allemagne).

Fonde en 1848, la " American Association for the Advancement of Science " (AAAS) travaille pour promouvoir la science pour le bien-tre de tout le monde et ce, travers ses projets, ses programmes et ses publications dans les domaines de la politique, de l'ducation, et de la coopration internationale scientifiques. La AAAS et son journal, Science, ont prs de 140 000 abonns individuels et institutionnels, et 272 organisations apparentes dans plus de 130 pays, avec un clientle qui s'lve 10 millions de personnes. La AAAS est donc la plus grande fdration gnrale de scientifiques au monde. Science, parmi les revues scientifiques les plus prestigieuses au monde, est un journal hebdomadaire qui est indpendant du point de vue ditorial, pluridisciplinaire et sujet une valuation par les pairs. La AAAS est responsable de EurekAlert! (http://www.eurekalert.org/), le service d'informations en ligne communiquant les dernires dcouvertes dans les domaines de la science et de la technologie.