[ Back to EurekAlert! ] PUBLIC RELEASE DATE: 30-Apr-2003

Personne-contact : Lisa Onaga
lonaga@aaas.org
202-326-7088
American Association for the Advancement of Science

La première séquence génomique du SRAS évaluée par les pairs paraît dans la revue Science

Toutes les informations sont maintenant offertes librements par Science et par la AAAS

Les premières études, évaluées par les pairs, sur les séquences génomiques de deux souches virales du SRAS sont communiquées aujourd'hui par la revue Science, publication de la " American Association for the Advancement of Science " (AAAS).

Les études confirment que le virus est une nouvelle souche du coronavirus et elles fournissent un premier aperçu des composantes moléculaires du virus. Les informations devraient accélérer les tentatives de diagnostiquer, de traiter, et d'empêcher la propagation globale du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).

" Les deux équipes de recherche ont produit ces séquences génomiques très rapidement et de façon très efficace, faisant preuve d'une coopération impressionante entre les divers groupes. Puisque cette information est de première importance pour la santé publique, la revue Science la met immédiatement à disposition à la suite d'un examen important et accéléré effectué par les pairs ", annonce Don Kennedy, rédacteur en chef de la revue Science.

" La séquence génomique du virus permet aux chercheurs de découvrir les outils dont ils auront besoin pour combattre cette nouvelle maladie. Les chercheurs devraient maintenant pouvoir cibler ces protéines pour établir des tests diagnostiques, des thérapies et peut-être un vaccin contre le SRAS ", dit Katrina Kelner, rédactrice adjointe des sciences biologiques pour la revue Science.

C'est une équipe de recherche canadienne qui a d'abord séquencé le génome d'une souche virale du SRAS, obtenue d'un patient à Toronto. Peu de temps après, une équipe de recherche basée aux états-Unis a séquencé la souche dite d'Urbani que les chercheurs néerlandais avaient lié directement à la maladie pulmonaire. Les deux équipes ont affiché leurs séquences sur Internet. Les séquences se ressemblent beaucoup, mais avec une légère différence dans la longueur.

Les deux équipes ont identifié les segments du génome qui devraient contenir les instructions pour la création de protéines. Il s'agit entre autres de gènes putatifs pour quatre protéines essentielles qui permettent à ce genre de virus, appelé coronavirus, d'entrer dans des cellules hôtes et de se reproduire. Les chercheurs ont également identifié cinq régions qui codent pour des protéines " non essentielles ", mais qui pourraient toutefois aider à découvrir les origines du virus.

Dans certains cas, les coronavirus connus sont responsables de maladies bénines des voies respiratoires supérieures chez les êtres humains, et d'une variété de maladies chez d'autres animaux.

Bien que le génome du SRAS possède la même structure globale que ceux des trois classes connues de coronavirus, les chercheurs ont découvert des différences importantes lorsqu'ils ont examiné les structures prévues des acides aminés dans les protéines individuelles. Grâce à une analyse statistique des différences parmi les protéines, les deux équipes de recherche ont déduit que le virus du SRAS est une nouvelle classe de coronavirus, plutôt qu'une mutation récente d'une variété connue.

Ces découvertes préparent le terrain pour de plus amples recherches sur les fonctions des protéines virales, menant peut-être à de nouvelles thérapies ou à de nouveaux vaccins.

Des équipes de recherche à Singapour et à Pékin ont aussi séquencé des souches du virus. Une série de séquences de partout dans le monde devraient aider les chercheurs à suivre la propagation et l'évolution du virus.

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De plus amples informations sur le SRAS sont disponibles sur les sites web suivants :

http://www.sciencemag.org/feature/data/sars
http://www.aaas.org
http://www.eurekalert.org
http://www.cdc.gov/ncidod/sars/
http://www.bcgsc.ca
http://www.who.int/csr/sars/en/
http://www.promedmail.org/pls/askus/f?p=2400:1000

Les auteurs de l'article sur la séquence génomique développée au Canada sont Marco A. Marra, Steven J.M. Jones, Caroline Astell, Robert Holt, Angela Brooks-Wilson, Yaron Butterfield, Jennifer Asano, Sarah Barber, Susanna Chan, Alison Cloutier, Shaun Coughlin, Doug Freeman, Noreen Girn, Obi Griffith, Jaswinder Khattra, Stephen Leach, Michael Mayo, Helen McDonald, Stephen Montgomery, Pawan Pandoh, Anca Petrescu, Gordon Robertson, Jacqueline Schein, Duane Smailus, Jeffrey Stott et George Yang au British Columbia Cancer Agency Genome Sciences Centre à Vancouver (Colombie-Britannique); Francis Plummer, Anton Andonov, Harvey Artsob, Nathalie Bastien, Kathy Bernard, Tim Booth, Donald Bowness, Michael Drebot, Lisa Fernando, Ramon Flick, Michael Garbutt, Michael Gray, Allen Grolla, Steven Jones, Heinz Feldmann, Adrienne Meyers, Amin Kabani, Yan Li, Susan Normand, Ute Stroher, Graham A. Tipples, Shaun Tyler, Robert Vogrig, Diane Ward et Brynn Watson au National Microbiology Laboratory à Winnipeg (Manitoba); Robert C. Brunham, Mel Krajden, Martin Petric et Danuta M. Skowronski au British Columbia Centre for Disease Control à Vancouver (Colombie-Britannique); Chris Upton et Rachel L. Roper à la University of Victoria à Victoria (Colombie-Britannique).

Les auteurs de l'article sur la séquence génomique développée principalement aux états-Unis sont Paul A. Rota, M. Steven Oberste, Stephan S. Monroe, W. Allan Nix, Ray Campagnoli, Joseph P. Icenogle, Silvia Peñaranda, Bettina Bankamp, Kaija Maher, Min-hsin Chen, Sixiong Tong, Azaibi Tamin, Luis Lowe, Michael Frace, Qui Chen, Dean D. Erdman, Teresa C.T. Peret, Cara Burns, Thomas G. Ksaizek, Pierre E. Rollin, Anthony Sanchez, Stephanie Liffick, Brian Holloway, Josef Limor, Karen McCaustland, Melissa Olson-Rassmussen, Mark A. Pallansch, Larry J. Anderson et William Bellini au National Center for Infectious Diseases, Centers for Disease Control à Atlanta (Géorgie); Joseph L. DeRisi et David Wang à la University of California-San Francisco à San Francisco (Californie); Ron Fouchier et Albert D.M.E. Osterhaus à la Erasmus University à Rotterdam (Pays-Bas); Stephan Günther et Christian Drosten au Bernhard-Nocht Institute for Tropical Medicine à Hamburg (Allemagne).

Fondée en 1848, la " American Association for the Advancement of Science " (AAAS) travaille pour promouvoir la science pour le bien-être de tout le monde et ce, à travers ses projets, ses programmes et ses publications dans les domaines de la politique, de l'éducation, et de la coopération internationale scientifiques. La AAAS et son journal, Science, ont près de 140 000 abonnés individuels et institutionnels, et 272 organisations apparentées dans plus de 130 pays, avec un clientèle qui s'élève à 10 millions de personnes. La AAAS est donc la plus grande fédération générale de scientifiques au monde. Science, parmi les revues scientifiques les plus prestigieuses au monde, est un journal hebdomadaire qui est indépendant du point de vue éditorial, pluridisciplinaire et sujet à une évaluation par les pairs. La AAAS est responsable de EurekAlert! (http://www.eurekalert.org/), le service d'informations en ligne communiquant les dernières découvertes dans les domaines de la science et de la technologie.


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