Contact: Sandra McPherson
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McGill University
Dr Robert Zatorre, spécialiste de la cognition à l’INM de l’Université McGill et membre de l’équipe de recherche, a expliqué que l’idée selon laquelle la cécité peut aider au développement musical n’est pas nouvelle. Cependant, les études antérieures ne réussissaient pas à quantifier cette notion, possiblement parce qu’elles ne tenaient pas compte de l’âge auquel les gens devenaient aveugles.
Dans la présente étude, les chercheurs de McGill et de l’Université de Montréal ont testé des gens de 3 catégories : des voyants, des « aveugles précoces » (aveugles de naissance ou ayant perdu la vue avant l’âge de deux ans), et des « aveugles tardifs » (gens ayant perdu la vue à un âge plus avancé). Les tests éprouvaient la capacité de chaque groupe à reconnaître des changements de hauteur d’un son. Le sujet écoutait deux tons et devait décider si le deuxième était plus haut ou plus bas que le premier.
Les « aveugles précoces » ont surclassé les autres groupes dans chaque tâche, continuant à distinguer avec exactitude les notes à mesure que leur hauteur tonale se rapprochait ou s’éloignait. Toutefois, on n’a constaté aucune différence notable dans les résultats obtenus par les sujets voyants et les aveugles tardifs.
Ces résultats révèlent la capacité du cerveau à se réorganiser tôt dans la vie. À la naissance, les centres cérébraux pour la vision, l’ouïe et les autres sens sont tous reliés. Pascal Belin, de l’Université de Montréal et chef de l’étude, estime que ces connexions, qui sont peu à peu éliminées pendant le développement normal, pourraient être préservées et utilisées par les aveugles précoces pour traiter des sons.
Pitch discrimination in the early blind