[ Back to EurekAlert! ] PUBLIC RELEASE DATE: 11-Août-2006

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American Association for the Advancement of Science

Dans Science le 11 Août 2006

La fonte du Groenland : La calotte glaciaire du Groenland est en train de fondre de plus en plus rapidement – trois fois plus vite que pendant les cinq années précédentes. Jianli Chen et son équipe de recherche annoncent que la calotte glaciaire du Groenland fond à une vitesse accélérée depuis 2004. Elle disparaît à un taux d’environ 240 kilomètres cubes par année, d’après les chercheurs. Si cette découverte est confirmée, elle s’ajoute à un ensemble de preuves concernant le réchauffement du globe et suggère que la fonte des calottes glaciaires en région polaire contribuent à l’élévation du niveau de la mer. Les chercheurs ont eu recours au projet GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment) pour rassembler des données sur cette calotte glaciaire, la deuxième plus grande au monde. Le satellite a mesuré des variations de gravité en Groenland et pour cette étude les chercheurs ont comparé des données mensuelles d’avril 2002 à novembre 2005.

Pour commander, citer l’article no 26 : “Satellite Gravity Measurements Confirm Accelerated Melting of Greenland Ice Sheet,” par J.L. Chen, C.R. Wilson et B.D. Tapley à la University of Texas at Austin à Austin (Texas).

Le vieillissement toxique : Des regroupements de protéines mal repliées peuvent avoir un effet toxique sur les maladies d’Alzheimer et de Parkinson, par exemple, qui se manifestent plus tard dans la vie. Une nouvelle étude effectuée sur des vers propose un lien important entre le processus de vieillissement et la toxicité des agrégats de protéines. Ehud Cohen et ses collègues démontrent que des agrégats de peptides bêta-amyloïde sont moins toxiques chez des vers qui ont une durée de vie prolongée et un taux de vieillissement plus lent. Cet effet semble être facilité par deux protéines dans la voie IIS, une voie de signalisation de l’insuline que l’on a liée au processus de vieillissement. Une protéine IIS se décompose pour former quelques agrégats toxiques, tandis que l’autre rassemble de petits agrégats pour former un grand agrégat moins toxique. Des changements dans ces protéines IIS qui ont lieu pendant le vieillissement normal réduisent leur activité de détoxification, d’après les chercheurs.

Pour commander, citer l’article no 28 : “Opposing Activities Protect Against Age Onset Proteotoxicity,” par E. Cohen, R.M. Perciavalle et A. Dillin au Salk Institute for Biological Studies à La Jolla (Californie); J. Bieschke et J.W. Kelly au Skaggs Institute of Chemical Biology, The Scripps Research Institute à La Jolla (Californie).

Un « tomodensitogramme » de l’Etna : Des données sismiques détaillées rassemblées sur l’Etna avant et après une explosion violente en 2002 révèlent clairement du magma riche en gaz montant dans le volcan quelques mois avant de surgir en forme de feu et de jets explosifs de débris. La technique de tomographie sismique employée par Domenico Patanè et ses collègues est semblable au tomodensitogramme médical, créant plusieurs couches d’images pour en faire une image tridimensionnelle de changements dans le volume de roche dans le volcan. Les images de l’Etna produites par les chercheurs révèlent la parution de zones étranges de basse vélocité, indiquant une nouvelle quantité de magma rempli de dioxyde de carbone explosif sur le volcan plusieurs mois avant l’éruption, mais ils remarquent que très peu de volcans sont aussi recouverts de stations sismographiques que l’Etna. Gillian Goulfer explore la surveillance future des volcans dans une Perspective correspondante.

Pour commander, citer l’article no 15 : “Time-Resolved Seismic Tomography Detects Magma Intrusions at Mount Etna,” par D. Pantanè, G. Barberi et O. Cocina au Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia à Catania (Italie); P. De Gori et C. Chiarabba au Istituto Nazionale di Geofisica e Vulcanologia à Rome (Italie).

Pour commander, citer l’article no 6 : “Toward ‘Supervolcano’ Technology,” par G.R. Foulger à la Durham University à Durham (Royaume-Uni) et au U.S. Geological Survey à Menlo Park (Californie).

La neige en Antarctique demeure stable : Sur une période de cinq décennies, l’accumulation de neige en Antarctique est demeurée la même. Quelques études observationnelles utilisant des données recueillies par satellite ont suggéré que l’accumulation de neige est en train d’augmenter, un facteur qui pourrait aider à limiter l’augmentation des niveaux de la mer à l’échelle globale. Pas vrai, d’après Andrew Monaghan et une équipe internationale de collègues. Des données précises concernant l’accumulation sont importantes, car le rôle des calottes glaciaires est une des plus grandes incertitudes lorsque l’on tente de prédire l’augmentation globale des niveaux de mer. Les chercheurs ont étudié 16 régions antarctiques. En combinant des données observationnelles obtenues de carottes glaciaires avec des modèles expérimentaux, l’équipe de recherche a démontré qu’il n’y a pas eu de changement statistiquement significatif dans la neige nette au cours des cinquante dernières années. D’autres chercheurs se servant de modèles climatiques ont suggéré que l’accumulation de neige en Antarctique devrait augmenter au fur et à mesure que la température mondiale augmente : l’air chaud produit plus de neige parce qu’il peut retenir plus d’humidité que l’air froid.

Pour commander, citer l’article no 17 : “Insiginificant Change in Antarctic Snowfall Since the International Geophysical Year,” par A.J. Monaghan, D.H. Bromwich, R.L. Fogt, S. Wang et C.J. Van der Veen à la Ohio State University à Columbus (Ohio); P.A. Meyewski, D.A. Dixon et S.D. Kaspari à la University of Maine à Orono (Maine); A. Ekaykin au Arctic and Antarctic Research Center à Saint-Pétersbourg (Russie); M. Frezzotti à la National Agency for New Technologies, Energy, and the Environment à Rome (Italie); I. Goodwin à la University of Newcastle en Nouvelle-Galles-du-Sud (Australie); E. Isaksson au Norwegian Polar Institute à Tromso (Norvège); V.I. Morgan et T.D. Van Ommen à la Australian Antarctic Division et au Antarctic Climate and Ecosystes Cooperative Research Centre en Tasmanie (Australie); H. Oerter au Alfred Wegner Institute for Polar and Marine Research à Brême (Allemagne); J. Wen à la Shanghai Normal University à Shanghai (Chine).

Un poisson qui contrôle l’écosystème d’une rivière : Lorsqu’une espèce de poisson populaire a été enlevée d’une rivière sud-américaine, ce changement a modifié un des processus fondamentaux de la rivière : la synthèse et la dégradation du carbone. Le poisson bentophage, un characinidé, est un des poissons récoltés les plus populaires et sa population est en train de diminuer à cause de la surpêche, des barrages et des changements dans l’emploi des terres. Les poissons sont la source principale de protéine pour les gens habitant le bassin de l’Amazone et de l’Orinoco. Brad W. Taylor et son équipe de recherche ont construit une barrière de 210 mètres dans le centre de la rivière Las Marias du bassin Orinoco, et a enlevé cette espèce d’un côté de la barrière. Ils ont comparé les niveaux de carbone des deux côtés de la rivière, et aussi en aval de la barrière. Aucune des cent autres espèces de poissons n’a compensé ce rôle si important à la santé de la rivière, contredisant ainsi la croyance générale que les rôles des espèces seraient redondants avec des niveaux élevés d’abondance et de diversité.

Pour commander, citer l’article no 19 : “Loss of a Harvested Fish Species Disrupts Carbon Flow in a Diverse Tropical River,” par B.W. Taylor et R.U. Hall, Jr. à la University of Wyoming à Laramie (Wyoming); A.S. Flecker à la Cornell University à Ithaca (New York).

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