[ Back to EurekAlert! ] PUBLIC RELEASE DATE: 9 juin 2005

CONTACT : Jessica Lawrence-Hurt
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American Association for the Advancement of Science

Dans Science le 10 juin 2005

Prière de mentionner le journal international Science ainsi que la « American Association for the Advancement of Science » comme sources de ces articles.

Qui a l’air compétent, gagne les élections?: Les candidats au Congrès américain qui ont gagné leurs élections avaient une plus grande tendance que leurs adversaires à avoir un visage compétent, du point de vue des bénévoles participant à cette nouvelle étude. Des chercheurs ont identifié deux différents types de processus décisionnels qui pourraient être impliqués dans la prise de décisions lors d’une élection. Les processus du système 1 sont rapides, irraisonnés et effectués aisément – et sembleraient prédire bien souvent le résultat de l’élection – tandis que les processus du système 2 sont lents, raisonnés et difficiles, et sembleraient être plus pertinents dans le choix d’un candidat. Les études ont démontré que la compétence est une des caractéristiques les plus importantes utilisées par les gens dans l’évaluation d’un homme ou d’une femme politique. Les auteurs ont étudié si la détermination de la compétence basée sur le visage, un processus du système 1, pouvait influencer les décisions électorales des gens. Ils ont demandé à des bénévoles d’évaluer, en regardant des photographes, la compétence – ainsi que d’autres facteurs comme la beauté, le caractère agréable et la fiabilité – de candidats au Sénat américain en 2000, 2002 et 2004 et à la Chambre des députés en 2002 et 2004. Les marques de compétence, mais non pas les autres facteurs, pourraient être utilisées pour prédire le résultat des élections dans plus de 70 pour cent des cas. Comment peut-on au juste juger si un visage est compétent? Dans une Perspective correspondante, Leslie Zebrowitz et Joann Montepare proposent que les candidats perçus comme moins compétents avaient plutôt un visage « poupin » que leurs adversaires (des visages ronds, de gros yeux, etc.), car les gens interprètent souvent ce genre de visage comme signe de soumission, de naïveté ou de faiblesse.

"Inferences of Competence From Faces Predict Election Outcomes," par A. Todorov, A.N. Mandisodza, A. Goren et C.C. Hall à la Princeton University à Princeton (New Jersey).

"Appearance DOES Matter," par L.A. Zebrowitz à la Brandeis University à Waltham (Massachusetts); J.M. Montepare au Emerson College à Boston (Massachusetts).

Les pesticides fongiques peuvent-ils combattre le paludisme?: Certains champignons, y compris certains utilisés dans le contrôle des parasites agricoles, peuvent réduire le nombre de moustiques capables de transmettre aux êtres humains le parasite qui cause le paludisme, annonce-t-on dans deux nouvelles études. Il existe un besoin urgent pour de nouvelles façons pour combattre les moustiques, parce que ceuxci commencent à devenir résistants aux insecticides et les parasites qui causent le paludisme sont en train de devenir résistants aux drogues présentement disponibles. Simon Blanford et ses collègues au Royaume- Uni ont présélectionné dans le laboratoire les effets de plusieurs champignons qui tuent les moustiques, exposant des moustiques qui venaient de se nourrir de sang à des surfaces qu’ils avaient couvertes avec les champignons. En se servant de cette méthode, ils ont réussi à tuer un nombre important de moustiques capables de transmettre le paludisme. Un des traitements fongiques efficaces était un biopesticide actuel, qui est déjà autorisé pour emploi dans le champ et est donc disponible immédiatement. Dans une deuxième étude, Ernst Jan-Scholte et ses collègues internationaux ont effectué des expériences avec des feuilles suspendues, couvertes d’un champignon, dans des maisons d’un village rural en Tanzanie. Ce champignon est présentement utilisé pour contrôler les locustes. D’après les résultats des expériences, il y a eu un déclin moyen dans le nombre de moustiques infectés, mais les auteurs se sont servi d’un modèle classique de transmission du paludisme afin de calculer qu’une couverture moyenne devrait réduire de beaucoup le nombre de piqûres reçues à chaque année par les êtres humains. S’il est possible de résoudre les problèmes pratiques liés à la distribution des feuilles ou des réseaux couverts de champignons, cette méthode de contrôle biologique pourrait offrir une nouvelle stratégie pour combattre le paludisme qui pourrait être mis en place assez rapidement.

"Fungal Pathogen Reduces Potential for Malaria Transmission," par S. Blanford, B.H.K. Chan, D. Sim, R.J. Turner et A.F. Read à la University of Edinburgh à Édinbourg (Écosse); N. Jenkins et M.B. Thomas au Imperial College London à Kent (Royaume-Uni).

"An Entomopathogenic Fungus for Control of Adult African Malaria Mosquitoes," par E.-J. Scholte, W. Takken, K. Paaijmans et B.G.J. Knols à la Wageningen University and Research Centre à Wageningen (Pays-Bas); K. Ng’habi, J. Kihonda, S. Abdulla et G.F. Killeen à l’Institut tropical suisse à Bâle (Suisse); B.G.J. Knols à l’Agence internationale de l’énergie atomique à Seibersdorf (Autriche).

Des toiles de mucus expliquent le mystère du carbone océanique: La larvacée géante est en quelque sorte une araignée des océans, créant des toiles en mucus fines et rondes. Une fois que les toiles tombent au fond de l’océan, elles fournissent une quantité importante de nourriture pour les animaux marins et offrent une solution à un ancien mystère concernant la source de cette nourriture, d’après Bruce Robison et ses collègues. Des calculs conventionnels sur la quantité de matériel organique qui atteint le fond de l’océan sont basés sur des mesures de petites particules qui tombent lentement à travers la colonne d’eau. Les scientifiques ont remarqué depuis longtemps que ces estimations ne semblent pas offrir assez d’énergie pour répondre aux exigences métaboliques de tous les organismes habitant au fond de l’océan. Sur une période de dix ans, les auteurs ont observé la fréquence avec laquelle les toiles, ou « plongeurs », produites par les larvacées, sont tombées au fond de l’océan. Ils estiment que les plongeurs transportent environ 50 pour cent du carbone transporté par les petites particules qui ont déjà été identifiées. Si les plongeurs sont aussi abondants ailleurs dans le monde qu’ils le sont dans les eaux de la baie de Monterey, en Californie, où l’étude a été effectuée, ils pourraient représenter une voie importante pour le transport de carbone au fond des océans.

"Giant Larvacean Houses: Rapid Carbon Transport to the Deep Sea Floor," par B.H. Robison, K.R. Reisenbichler et R.E. Sherlock au Monterey Bay Aquarium Research Institute à Moss Landing (Californie).

Un gène qui affecte la vie sociale des rongeurs: Des variations dans un gène particulier semblent influencer le comportement social des campagnols individuels, d’après un groupe de chercheurs. Les mâles avec des séquences plus longues d’ADN « égoïste » dans une région clé du gène se sont attachés plus aisément aux bébés et aux femelles que les mâles avec des séquences plus courtes, d’après Larry Young et Elizabeth Hammock. Des études précédentes ont montré que ce type de variation dans le gène V1aR, qui code un récepteur pour l’hormone vasopressine, est impliqué dans la différence entre le campagnol des prairies et le campagnol montagnard. Tandis que le campagnol des prairies forme un attachement permanent avec la femelle, partage les responsabilités parentales et fait preuve de niveaux élevés d’intérêt social, le campagnol montagnard ne présente aucune de ces caractéristiques. Dans cette étude, les auteurs ont étudié si des différences semblables dans ce gène pourrait expliquer les variations comportementales parmi les campagnols des prairies. Ils ont fait reproduire des campagnols dont les allèles V1aR variaient en longueur par seulement 19 paires de bases, les allèles plus longs contenant une séquence répétée additionnelle dans une région spécifique du gène. Les mâles avec les allèles plus longs ont pris part à plus d’interactions sociales avec leurs bébés et avec leurs partenaires, d’après les auteurs. Le cerveau des campagnols mâles a aussi fait preuve de différences dans la distribution du récepteur V1aR, surtout dans les régions liées à des types importants de comportement social.

"Microsatellite Instability Generates Diversity in Brain and Sociobehavioral Traits," par E.A.D. Hammock et L.J. Young à la Emory University à Atlanta (Géorgie).

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