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University of Montreal
« Nous savions déjà que la caféine affectait de façon importante le sommeil de nuit. Elle augmente la durée de l’endormissement, le nombre de réveils et elle diminue la quantité de sommeil lent profond. Nous avons démontré que les effets de la caféine sont encore plus importants lorsque celle-ci est consommée pendant la nuit avant un sommeil de récupération de jour » explique Dre Carrier qui dirige également le laboratoire de chronobiologie de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.
« La caféine rend le sommeil diurne peu profond, ce qui le rend très fragile au signal de notre horloge biologique indiquant à notre système que nous devrions être éveillés à ce moment de la journée, explique la Dre Carrier. Nous utilisons souvent le café ou d’autres sources de caféine pendant la nuit pour vaincre la somnolence causée par le manque de sommeil, le décalage horaire et les quarts de travail. Cette habitude peut cependant drôlement affecter la récupération pendant la journée. »
Trente-quatre consommateurs modérés de café ont participé à une étude croisée à double insu utilisant la caféine (200 mg) et un placebo (lactose). Dix-sept participants ont suivi leur cycle veille-sommeil habituel et dormi au laboratoire pendant la nuit (Nuit), tandis que les 17 autres étaient privés de sommeil pendant une nuit et appelés à récupérer le matin (Récupération de jour). Tous les participants ont reçu une capsule de 100 mg de caféine (ou un placebo) 3 heures avant le coucher et le reste de la dose 1 heure avant le coucher. Comparativement au placebo, la latence du sommeil prolongée par la caféine augmentait le sommeil de stade 1 et réduisait le sommeil de stade 2 ainsi que le sommeil lent chez les deux groupes. La caféine a cependant plus affecté l’efficacité du sommeil du groupe de récupération de jour et réduit la durée du sommeil et le sommeil paradoxal chez ce groupe seulement.
L’étude de la Dre Carrier a été appuyée par des bourses et des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), du Fonds de Recherche en Santé du Québec (FRSQ) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).
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