[ Back to EurekAlert! ] PUBLIC RELEASE DATE: 2-Oct-2006

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University of Montreal

La caféine affecte plus le sommeil diurne que le sommeil nocturne selon une étude de l’Université de Montréal

Montréal, le 2 octobre, 2006 – Une nouvelle étude de l’Université de Montréal démontre que les personnes qui consomment du café pendant un quart de travail de nuit ou pour étudier avant un examen verront leur sommeil de récupération très affecté le lendemain. L’étude publiée dans le dernier numéro de Neuropsychopharmacology était dirigée par la Dre Julie Carrier du Département de Psychologie de l’Université de Montréal.

« Nous savions déjà que la caféine affectait de façon importante le sommeil de nuit. Elle augmente la durée de l’endormissement, le nombre de réveils et elle diminue la quantité de sommeil lent profond. Nous avons démontré que les effets de la caféine sont encore plus importants lorsque celle-ci est consommée pendant la nuit avant un sommeil de récupération de jour » explique Dre Carrier qui dirige également le laboratoire de chronobiologie de l’Hôpital du Sacré-Coeur de Montréal.

« La caféine rend le sommeil diurne peu profond, ce qui le rend très fragile au signal de notre horloge biologique indiquant à notre système que nous devrions être éveillés à ce moment de la journée, explique la Dre Carrier. Nous utilisons souvent le café ou d’autres sources de caféine pendant la nuit pour vaincre la somnolence causée par le manque de sommeil, le décalage horaire et les quarts de travail. Cette habitude peut cependant drôlement affecter la récupération pendant la journée. »

Trente-quatre consommateurs modérés de café ont participé à une étude croisée à double insu utilisant la caféine (200 mg) et un placebo (lactose). Dix-sept participants ont suivi leur cycle veille-sommeil habituel et dormi au laboratoire pendant la nuit (Nuit), tandis que les 17 autres étaient privés de sommeil pendant une nuit et appelés à récupérer le matin (Récupération de jour). Tous les participants ont reçu une capsule de 100 mg de caféine (ou un placebo) 3 heures avant le coucher et le reste de la dose 1 heure avant le coucher. Comparativement au placebo, la latence du sommeil prolongée par la caféine augmentait le sommeil de stade 1 et réduisait le sommeil de stade 2 ainsi que le sommeil lent chez les deux groupes. La caféine a cependant plus affecté l’efficacité du sommeil du groupe de récupération de jour et réduit la durée du sommeil et le sommeil paradoxal chez ce groupe seulement.

L’étude de la Dre Carrier a été appuyée par des bourses et des subventions des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), du Fonds de Recherche en Santé du Québec (FRSQ) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG).

À propos de l’Université de Montréal

Fondée en 1878, l'Université de Montréal compte aujourd'hui 13 facultés et forme avec ses deux écoles affiliées, HEC Montréal et l'École Polytechnique, le premier pôle d'enseignement supérieur et de recherche du Québec, le deuxième au Canada et l'un des plus importants en Amérique du Nord. Elle réunit 2 400 professeurs et chercheurs, accueille plus de 55 000 étudiants, offre au-delà de 650 programmes à tous les cycles d'études et décerne quelque 3 000 diplômes de maîtrise et de doctorat chaque année.

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