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Articles marquants dans le Science du 23 mai 2008

American Association for the Advancement of Science

Les informations suivantes, sous embargo, sont issues du prochain numéro de Science, la revue hebdomadaire de la société scientifique AAAS.

N'oubliez pas de mentionner la revue internationale Science et l'AAAS comme les sources de ces articles.

D'énormes inondations ont profondément creusé l'Idaho et peut-être Mars aussi : une nouvelle étude du canyon Box dans l'Idaho qui est similaire à ceux observés sur Mars pourrait faire réviser notre idée sur la manière dont les eaux chaudes ont pu sculpter la surface de la planète rouge. Les chercheurs disent que ce canyon, longtemps considéré comme un exemple classique de canyon creusé par une lente érosion, vit plutôt déferler de puissants flots il y a 45 000 ans environ. Le canyon Box a un départ de type « amphithéâtre » et l'on pensait qu'il s'était formé par érosion progressive du relief vers l'amont. Des chercheurs avaient pu montrer que ce processus peut donner ces canyons en forme d'amphithéâtre dans un terrain friable, sableux, mais il n'était pas clair qu'il en était de même dans un sol dur, en roche basaltique comme c'est le cas pour le canyon Box et nombre de canyons martiens. Michael P. Lamb et ses collègues ont analysé diverses caractéristiques géologiques du canyon Box, dont la quantité de sédiments transportée en aval, l'âge des gros blocs de rocher qui s'y trouvent ainsi que les « cavités de chutes » qui marquent l'emplacement d'anciennes cascades. Les chercheurs en déduisent que le canyon est né au cours d'un ou de plusieurs écoulements catastrophiques, dus a priori à la fonte de glaciers. Il est ainsi possible, en extrapolant ces résultats à la planète Mars, que les canyons présents dans ses terrains volcaniques se soient formés de la même manière.

Article n°16 : « Formation of Box Canyon, Idaho, by Megaflood: Implications for Seepage Erosion on Earth and Mars » par M.P. Lamb, W.E. Dietrich, S.M. Aciego, D. J. DePaolo, et M. Manga de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA.

Contact : Michael P. Lamb au +1-510-643-4466 (bureau), +1-510-923-1744 (maison), ou mpl@berkeley.edu (e-mail). Envoyer d'abord un courriel pour fixer un rendez-vous téléphonique.

Images : des documents sont disponibles à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/

Informations en ligne : un PDF de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/


Les eaux côtières plus acides que prévu. L'eau sur la marge continentale de la côte ouest de l'Amérique du Nord devient plus acide indiquent des chercheurs et cela aura probablement un impact négatif sur les écosystèmes marins en augmentant par exemple la corrosion des exosquelettes en carbonate de calcium de nombreux organismes. Exploitant les données de 13 lignes d'observation allant des eaux à la hauteur du Canada jusqu'à celles au nord du Mexique, Richard A. Feely et ses collègues ont découvert des niveaux de pH plus bas que prévu dans les eaux les proches de la surface. Ils suggèrent que cela est dû à l'accroissement des émissions de gaz carbonique provoqué par l'homme, causant un phénomène connu, « l'acidification des océans », dont les effets dramatiques se font sentir bien plus tôt que tout ce que l'on avait anticipé. Au contact du gaz carbonique, la disponibilité des ions carbonates dans l'eau est réduite, alors qu'ils sont nécessaires à la formation du carbonate de calcium constituant le squelette ou la coquille de beaucoup d'organismes marins. Des études antérieures ont déjà montré que ces organismes marins sont sensibles à de tels changements dans leur environnement et il est maintenant nécessaire de mieux connaître l'étendue des dégâts potentiels dans ces fragiles écosystèmes marins.

Article n°23 : « Evidence for Upwelling of Corrosive 'Acidified' Water onto the Continental Shelf » par R.A. Feely, C.L. Sabine de la National Oceanic and Atmospheric Administration à Seattle, WA ; J.M. Hernandez- Ayon de l'Universidad Autonoma de Baja California à Ensenada, Mexique ; D. Ianson de l'Institute of Ocean Science à Sidney, BC, Canada ; et B. Hales de l'Oregon State University à Corvallis, OR.

Contact : Richard Feely à richard.a.feely@noaa.gov

Informations en ligne : un PDF de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/

À noter : Cet article sera publié en ligne par Science sur le site de Science Express le jeudi 22 mai. Voir http://www.sciencexpress.org


Nos microbes intestinaux reflètent notre alimentation. Vous appréciez une bonne salade de temps en temps ? Vous pouvez remercier pour cela la multitude de microbes vivant dans votre intestin qui ont évolué, disent des chercheurs, à partir de nos ancêtres purement carnivores pour pouvoir digérer les plantes arrivées dans notre assiette. Ruth Ley et ses collègues ont comparé l'assortiment de microbes vivant dans l'intestin de 60 espèces de mammifères et trouvé que ces communautés ont co-évolué avec leur hôte en étant fortement influencées par son régime alimentaire. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de fèces de mammifères très variés, du rat au panda en passant par l'homme. En analysant les séquences de gènes isolés de ces prélèvements, ils ont pu distinguer les différents embranchements de bactéries et autres microbes présents dans chaque intestin. Les communautés microbiennes ne différaient pas beaucoup au sein des espèces, qu'elles vivent ou pas dans des zoos et, dans le cas de l'homme, qu'il soit végétarien ou pas. Elles changeaient néanmoins d'une espèce à l'autre, celles des carnivores étant généralement les moins diverses et celles des herbivores les plus variées. La diversité de la flore intestinale humaine est typique des primates omnivores rapportent les chercheurs. Leurs résultats indiquent que l'évolution des communautés microbiennes intestinales a joué un rôle important dans le succès évolutif des mammifères lorsqu'ils se sont adaptés à des régimes herbivores.

Article n°22 : « Evolution of Mammals and Their Gut Microbes » par R.E. Ley, C. Lozupone, P. Turnbaugh, et J.I. Gordon de la Washington University School of Medicine à St. Louis, MO ; M. Hamady, C. Lozupone, R. Knight de l'Université du Colorado à Boulder, CO ; R. Ramey de Wildlife Science International, Inc. à Nederland, CO ; J.S. Bircher du St. Louis Zoological Park à St. Louis, MO ; M.L. Schlegel, T.A. Tucker, M.D. Schrenzel de la Zoological Society of San Diego à San Diego, CA.

Contact : Jeffrey I. Gordon au +1-314-362-7243 (tél.), ou jgordon@wustl.edu (e-mail).

Informations en ligne : un PDF de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/index.php.

À noter : Cet article sera publié en ligne par Science sur le site de Science Express le jeudi 22 mai. Voir http://www.sciencexpress.org


De nouveaux organismes vivant à plus de 1 000 m sous terre : des chercheurs ont découvert des microorganismes vivant à des profondeurs inédites sous terre pour des êtres vivants. Dans leur article Brevium, Erwin Roussel et ses collègues décrivent des procaryotes, des cellules n'ayant pas de noyau, vivant dans des sédiments à 1 626 mètres sous un plancher océanique vieux de 111 millions d'années et à des températures comprises entre 60 et 100 degrés. Ces nouveaux organismes sont métaboliquement actifs et se divisent. Les chercheurs ont analysé leur matériel génétique et trouvé des séquences communes à celles d'autres organismes vivant dans la chaleur, dits thermophiles. Ils pensent que ces procaryotes sont des Archées capables de vivre dans des sédiments chauds ayant une source d'énergie thermique et de fortes concentrations de méthane et d'hydrocarbures. Cette étude est particulièrement intéressante car, si l'on considérait déjà que les sédiments sous les planchers océaniques contenaient jusqu'à deux tiers de tous les procaryotes terrestres, des profondeurs bien plus grandes qu'auparavant vont maintenant devoir être prises en compte.

Article n°10 : « Extending the Sub-Sea-Floor Biosphere » par E.G. Roussel, M-A. Cambon Bonavita, J. Querellou, D. Prieur de l'Institut Universitaire Européen de la Mer à Plouzané, France ; B.A. Cragg, G. Webster, R.J. Parkes de l'Université de Cardiff à Cardiff, Royaume-Uni

Contact : R. John Parks au +44-29-20-87-00-58 (tél.), ou j.parkes@earth.cf.ac.uk (e-mail).

Images : des documents sont disponibles à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/

Informations en ligne : un PDF de l'article est disponible à http://www.eurekalert.org/jrnls/sci/

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