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Articles marquants dans le Science du 18 septembre 2009

American Association for the Advancement of Science

Un petit ancêtre du tyrannosaure déjà terrifiant. Lorsque l'on pense au Tyrannosaurus rex, on imagine l'aspect unique de son espèce : un très gros crâne, et de minuscules avant-bras fixés sur un corps immense. Des chercheurs ont cependant mis au jour en Chine un tyrannosauridé qui ne dépassait pas 3 mètres de haut avec la même apparence et qui existait 125 millions d'années avant sa lointaine descendance géante. Cette découverte signifie que les caractéristiques physiques du T. rex ne sont pas apparues avec le développement de la taille du prédateur mais étaient déjà présentes chez les dinosaures de toutes dimensions pour leur permettre de se nourrir au cours de leur règne au Crétacé. Paul Serono et ses collègues ont étudié un nouveau fossile de petite taille d'un animal connu sous le nom de Raptorex kriegsteini et déterminé qu'il s'agissait d'un jeune adulte âgé de cinq ou six ans à sa mort. Les chercheurs ont soigneusement examiné le crâne, les dents, le nez, l'épine dorsale, les épaules, les avant-bras, le pelvis et les pattes arrières de ce fossile et les ont comparés aux versions plus grandes apparues ensuite au cours de l'évolution des tyrannosauridés. Ils en concluent que les traits spécifiques de son mode d'alimentation, le « type squelettique du prédateur », présentés par R. kriegsteini ont simplement pris de plus grandes proportions sans subir beaucoup de modifications chez ses descendants dont certains ont pourtant eu une taille 90 fois supérieure. Sereno et ses collègues ont aussi utilisé ce nouveau fossile pour proposer la description de trois nouvelles étapes morphologiques dans l'histoire évolutive des dinosaures tyrannosauridés.

Article n°19 : « Tyrannosaurid Skeletal Design First Evolved at Small Body Size » par P.C. Sereno de l'Université de Chicago à Chicago, IL ; L. Tan du Long Hao Institute of Geology and Paleontology, Bureau of Land and Resources à Hohhot, Chine ; S.L. Brusatte de l'American Museum of Natural History à New York, NY ; H.J. Kriegstein à Higham, MA ; X. Zhao de l'Académie des sciences chinoise à Beijing, Chine ; K. Cloward de Western Paleontological Laboratories, Inc. à Lehi, UT.


L'opinion publique peut servir d'alerte précoce du terrorisme. Le sentiment qu'entretient le peuple d'un pays à l'égard de la conduite d'un autre pays peut être un bon indicateur de la probabilité d'une attaque terroriste contre ce second pays selon un nouveau travail. Les résultats de l'étude ne montrent pas que l'opinion publique est la cause directe du terrorisme mais plutôt que les deux sont corrélés. Les auteurs précisent néanmoins que leurs résultats vont à l'encontre d'une idée courante, à savoir que l'opinion publique d'un pays est inutile pour expliquer le terrorisme, les terroristes étant des extrémistes agissant indépendamment de l'attitude de leurs concitoyens. Alan B. Krueger et Jitka Malečková ont analysé les chiffres d'un sondage mondial de l'agence Gallup et du National Counter Terrorism Center américain. Ils ont trouvé l'existence d'une relation positive entre le pourcentage de gens dans un pays qui désapprouvent la conduite d'un autre pays et le nombre d'attaques terroristes menées par des personnes ou des groupes du premier pays contre le second. Cette relation, indique l'étude, s'avère indépendante d'autres facteurs qui peuvent avoir un lien avec le terrorisme tels que l'état des conditions économiques, des libertés civiles, de la démographie et la distance géographique entre les deux pays.

Article n°12 : « Attitudes and Action: Public Opinion and the Occurrence of International Terrorism » par A.B. Krueger de l'Université de Princeton à Princeton, NJ ; J. Maleckova de l'Université Charles et de l'Académie des Sciences tchèque à Prague, République Tchèque.


De minuscules détails d'une aile peuvent faire une grande différence en vol. La rotation et la torsion des ailes des insectes sont un élément du vol important et jusqu'à présent négligé selon de nouveaux résultats. Cette information devrait servir aux ingénieurs chargés de développer des appareils de vol mimant le battement d'aile des insectes, notamment parce que les modèles antérieurs n'ont pris que des ailes plates et rigides alors que l'aile des insectes montre une déformation spectaculaire durant le vol. Pour mieux connaître l'intérêt aérodynamique de cette déformation, John Young et ses collègues ont d'abord utilisé des caméras numériques à haute vitesse pour suivre le mouvement de l'aile chez de vrais criquets. Puis ils ont comparé ces enregistrements avec une simulation 3D faite par ordinateur à partir d'un modèle de dynamique des fluides. Les résultats des deux expériences ont bien concordé, ce qui a permis de valider le modèle informatique et de vérifier que la théorie de l'aérodynamique moderne peut modéliser précisément le vol des insectes. Les chercheurs ont ensuite utilisé ce modèle pour voir comment la suppression de certaines caractéristiques de l'aile pouvait affecter l'efficacité du vol. Ils ont découvert que les courbures à la surface de l'aile et sa capacité à se tordre jouaient un rôle important dans l'aérodynamique du vol du criquet.

Article n°17 : « Details of Insect Wing Design and Deformation Enhance Aerodynamic Function and Flight Efficiency » par J. Young de l'Université de Nouvelle Galle du Sud à Canberra, ACT, Australie ; S.M. Walker, R.J. Bomphrey, G.K. Taylor, A.L.R. Thomas de l'Université d'Oxford à Oxford, Royaume-Uni.


Une mystérieuse météorite. Après avoir observé le ciel d'un observatoire de « bolides » situé en plein désert de l'Arizona, des scientifiques annoncent avoir identifié une météorite basaltique - contenant donc du basalte, une roche volcanique - unique, parce qu'issue d'un autre astéroïde que toutes celles connues jusqu'à présent. La grande majorité des météorites basaltiques connues proviennent d'un astéroïde appelé 4 Vesta mais ce nouvel échantillon se trouvait sur une autre orbite et avait une composition différente. Philip Bland et ses collègues ont d'abord remarqué cette météorite, nommée Bunburra Rockhole, le 20 juillet 2007 par le Desert Fireball Network, un réseau de détection photographique des bolides, dans le désert de Nullabor. Les chercheurs ont suivi la trajectoire de la météorite pour situer où elle est tombée sur Terre puis ont pu analyser sa composition. Ils rapportent qu'elle est très proche de celle des météorites issues de 4 Vesta mais son orbite et sa composition isotopique désignent une origine autre et inconnue. Cette découverte implique l'existence d'autres sources de météorites basaltiques, c'est-à-dire d'astéroïdes dotés d'une croûte basaltique, que 4 Vesta situé dans la ceinture d'astéroïdes principale.

Article n°11 : « An Anomalous Basaltic Meteorite from the Innermost Belt » par P.A. Bland, M.C. Towner, A.T. Singleton, L. Shrbeny de l'Imperial College London à Londres, Royaume-Uni ; P. Spurny, L. Shrbeny, J. Borovicka, Z. Ceplecha de l'Institut d'Astronomie de l'Académie des Sciences à Ondrejov, République Tchèque ; A.W.R. Bevan, G. Deacon du Western Australia Museum à Welshpool DC, WA, Australie ; W.F. Bottke du Southwest Research Institute à Boulder, CO ; R.C. Greenwood ; I.A. Frnachi de l'Open University à Milton Keynes, Royaume-Uni ; S.R. Chelsey du Jet Propulsion Laboratory à Pasadena, CA ; T.P. McClafferty de la Curtin University of Technology à Perth, WA, Australie ; D. Vaughn à Perth, WA, Australie ; G.K. Benedix, K.T. Howard du Natural History Museum London à Londres, Royaume-Uni ; R.M. Hough du CSIRO à Perth, WA, Australie.

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