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La vitamine B3: une nouvelle approche pour traiter les infections fongiques

University of Montreal

Des chercheurs démontrent les propriétés antifongiques de la vitamine B3

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, 8 juillet, 2010 ‑ Des chercheurs de l'Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l'Université de Montréal ont identifié la vitamine B3 comme un traitement antifongique potentiel. Dirigée par les chercheurs principaux de l'IRIC Martine Raymond, Alain Verreault et Pierre Thibault, en collaboration avec Alaka Mullick, de l'Institut de recherche en biotechnologie du Conseil national de recherches du Canada, l'étude est publiée dans la revue scientifique Nature Medicine.

Les infections par la levure Candida albicans constituent un problème de santé publique important et une complication commune chez les individus immunodéprimés comme les sidéens, les patients en chimiothérapie et les patients ayant subit une transplantation d'organe. Bien qu'il existe certains traitements, leur efficacité peut être compromise par l'apparition de souches résistantes.

La présente étude démontre qu'une enzyme présente chez C. albicans, Hst3, est essentielle à la croissance et à la survie de la levure. Les chercheurs ont trouvé que l'inhibition génétique ou pharmacologique de Hst3 par la nicotinamide, une forme de vitamine B3, réduisait la virulence de C. albicans chez la souris.

Les souches de C. albicans normales ainsi que les souches résistantes aux médicaments étaient sensibles à la nicotinamide. De plus, la nicotinamide inhibait la croissance d'autres espèces de Candida pathogènes et Aspergillus fumigatus (un autre pathogène chez l'humain) démontrant ainsi des effets antifongiques étendus de la nicotinamide.

« Il y a un besoin urgent de développer de nouvelles thérapies contre C. albicans car c'est une des principales causes d'infections d'origine hospitalière avec un taux de mortalité élevé, explique Martine Raymond, qui est aussi professeure au Département de biochimie de l'Université de Montreal. Malgré qu'il reste encore plusieurs questions à résoudre, nous sommes très enthousiastes par les résultats de notre étude car ils constituent un premier pas important dans le développement de nouveaux agents thérapeutiques pour traiter les infections nosocomiales sans effet secondaire. »

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Partenaires en recherche :

Martine Raymond est chercheure principale à l'Unité de recherche en biologie moléculaire des levures de l'IRIC. Alain Verreault est chercheur principal à l'Unité de recherche en biogénèse des chromosomes de l'IRIC. Pierre Thibault est chercheur principal à l'Unité de recherche en protéomique et spectrométrie de masse bioanalytique de l'IRIC. Cette recherche est financée par les Instituts de recherche en santé du Canada et le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada.

À propos de l'étude :

L'étude, « Modulation of histone H3 lysine 56 acetylation as an antifungal therapeutic strategy », publiée dans Nature Medicine, est signé par Hugo Wurtele, Sarah Tsao, Guylaine Lépine, Alaka Mullick, Jessy Tremblay, Paul Drogaris, Eun‑Hye Lee, Pierre Thibault, Alain Verreault et Martine Raymond.

Sur le Web :
Article de Nature Medicine : http://www.nature.com/nm/journal/v16/n7/full/nm.2175.html
Institut de recherche en immunologie et en cancérologie : www.iric.ca
Département de biochimie de l'Université de Montreal : www.biochimie.umontreal.ca

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