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Quand liberté rime avec satisfaction des employés

Concordia University

Accroître l'autonomie des travailleurs serait très payant dans la plupart des cultures

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 24 janvier 2011 - Les travailleurs qui bénéficient d'une certaine autonomie - c'est-à-dire qui se sentent libres et responsables de leurs choix professionnels − sont plus heureux et productifs.

Il n'existe cependant aucune définition universelle et transculturelle de l'autonomie. Dans une culture donnée, ce qui est perçu comme de la liberté d'action peut être considéré ailleurs comme de la désorganisation pure et simple.

C'est ce que rapporte notamment un nouvel ouvrage sur l'autonomie au travail, Personal Autonomy in Cross-Cultural Context: Global Perspective on the Psychology of Freedom and People's Well-Being. Publié aux éditions Springer, il comporte un chapitre - intitulé « Autonomy in the Workplace: An Essential Ingredient to Employee Engagement and Well-Being in Every Culture » - qui a été rédigé par les professeurs Marylène Gagné et Devasheesh Bhave de l'École de gestion John-Molson à l'Université Concordia.

« L'autonomie est importante dans chaque culture, précise Mme Gagné. Le sentiment de liberté a des effets très positifs sur les travailleurs. Cependant, il ne suffit pas d'exporter les méthodes d'autonomisation nord-américaines pour qu'elles fonctionnent dans n'importe quel contexte culturel. Même au Canada, les approches à cet effet doivent être constamment repensées à mesure que le multiculturalisme se développe. Aujourd'hui, on ne réagit plus comme par le passé aux initiatives de gestion. »

L'autonomie et ses multiples définitions

L'autonomie peut prendre différentes formes. Par exemple, elle peut consister à laisser les employés établir leur emploi du temps, choisir le mode d'exécution de leurs tâches, voire travailler à domicile. Dans tous les cas, cette latitude donne des résultats impressionnants : plus grande implication du personnel, hausse du rendement, accroissement de la productivité, ralentissement du roulement, etc.

« L'autonomie stimule particulièrement l'efficacité lorsque la tâche est complexe et nécessite davantage de créativité, ajoute Mme Gagné. Dans un travail répétitif, la liberté d'action n'a pas beaucoup d'impact sur la productivité, mais elle peut tout de même améliorer la satisfaction des employés, ce qui est positif. Lorsqu'un directeur prend des décisions sur l'organisation du travail, il devrait toujours en mesurer les effets sur l'autonomie du personnel. »

Paradoxalement, certains employeurs réduisent la liberté d'action de leurs employés en contrôlant leur ordinateur, voire leur téléphone ou leur voiture de fonction. Voilà qui explique, selon Mme Gagné, la popularité de bandes dessinées comme Dilbert : « Elles touchent une corde sensible chez beaucoup de personnes parce qu'elles montrent ce que le milieu de travail est devenu pour certaines d'entre elles », rajoute-t-elle.

L'évolution du milieu de travail

Avec l'évolution constante du milieu de travail et la croissance de la mondialisation, la recherche transculturelle sur la liberté d'action est plus importante que jamais. Jusqu'à récemment, la plupart des études à ce sujet étaient menées en Amérique du Nord. Partout ailleurs, les gestionnaires ont donc peu de modèles pour concevoir des techniques qui fonctionnent dans leur propre contexte culturel.

Pour aider à combler cette lacune, Mme Gagné étudie actuellement le comportement directorial dans plusieurs pays, y compris la Chine et l'Italie.

« Nous essayons de voir comment le comportement directorial influe sur la motivation des employés. Nous vérifions également si des comportements semblables dans différents pays entraînent des effets semblables, poursuit-elle. Parfois, ce n'est pas le cas. Par exemple, dans certaines cultures, les patrons ne peuvent pas demander l'opinion de leurs subalternes, sous peine de paraître faibles. Ces dirigeants doivent alors trouver d'autres moyens pour que leur personnel se sente autonome. Il n'existe pas de panacée. »

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Sur le Web :
École de gestion John-Molson de Concordia : http://johnmolson.concordia.ca
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Source :
Sylvain-Jacques Desjardins
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