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Articles marquants dans le Science du 11 mars 2011

American Association for the Advancement of Science

Les effets sur l'atmosphère du déversement de pétrole dans le Golfe du Mexique. Après le désastre de la fuite de pétrole du puits Deepwater Horizon, un panache d'air pollué s'est accumulé au-dessus du puits quand le pétrole s'évaporait de la surface de l'eau indiquent des chercheurs. Les particules d'aérosols organiques sont une cause importante de pollution atmosphérique et peuvent influencer le climat. Leur formation reste cependant mal comprise, ce qui ne facilite pas leur prise en compte. L'explosion du puits Deepwater Horizon a ainsi été une occasion rare et tragique pour les scientifiques d'étudier le développement d'aérosols organiques et celle en particulier des aérosols secondaires issus d'hydrocarbures moins volatils. De récents travaux avaient suggéré que ce processus pouvait contribuer de manière importante à la formation des aérosols mais il était difficile de distinguer la part jouée par les composés organiques ayant des degrés de volatilité différents. Sur le site de Deepwater Horizon toutefois, les composés organiques ont été libérés des différentes parties de la nappe de pétrole en fonction de leur volatilité.

À bord d'un grand avion de recherche, J. A. de Gouw et ses collègues ont survolé à deux reprises le site les 8 et 10 juin 2010. Ils ont pu mesurer la composition en gaz et en aérosol de l'air situé au-dessus de la nappe et identifier un étroit panache d'hydrocarbures sous le vent qui correspondait selon eux à l'évaporation de pétrole frais de la surface. Ils ont aussi détecté un panache plus large ayant de fortes concentrations en aérosols organiques qui se sont avérés « secondaires » et formés d'hydrocarbures moins volatils, non mesurés, émis d'une plus grande surface autour du site. Dans un article Perspective associé, Hugh Coe souligne que ces résultats révèlent le « besoin urgent » de mesurer et d'analyser ces composés organiques moins volatils présents dans l'environnement.

Article n°10 : « Organic Aerosol Formation Downwind from the Deepwater Horizon Oil Spill » par J.A. de Gouw, A.M. Middlebrook, C. Warneke, R. Ahmadov, R. Bahreini, C.A. Brock, J. Brioude, D.W. Fahey, F.C. Fehsenfeld, J.S. Holloway, S.A. McKeen, J.F. Meagher, D.M. Murphy, D.D. Parrish, A.E. Perring, I.B. Pollack, A.R. Ravishankara, T.B. Ryerson, J.P. Schwarz, J.R. Spackman et L.A. Watts de la National Oceanic and Atmospheric Administration à Boulder, CO ; J.A. de Gouw, C. Warneke, R. Ahmadov, R. Bahreini, J. Brioude, F.C. Fehsenfeld, J.S. Holloway, S.A. McKeen, A.E. Perring, I.B. Pollack, J.P. Schwarz, J.R. Spackman et L.A. Watts de l'Université du Colorado, Boulder à Boulder, CO ; E.L. Atlas, M. Le Henaff, C. Paris et A. Srinivasan de l'Université de Miami à Miami, FL ; D.R. Blake de l'Université de Californie, Irvine à Irvine, CA ; R.A. Lueb du National Center for Atmospheric Research in Boulder, CO ; A.L. Robinson de l'Université Carnegie Mellon à Pittsburgh, PA.

Article n°3 : « Aerosol Chemistry and the Deepwater Horizon Spill » par H. Coe de l'Université de Manchester à Manchester, Royaume-Uni.

L'être humain vieillit comme les autres primates. Les êtres humains vieillissent de la même manière que les autres primates selon une nouvelle étude. On pouvait penser que les hommes vieillissent plus lentement que les autres mammifères aussi Anne Bronikowski et ses collègues ont voulu savoir si cela leur était particulier. Ils ont étudié les données relatives à la vie de sept autres espèces de primates prises dans leur habitat naturel. Leur comparaison montre que la sénescence humaine s'insère dans la continuité du mode de vieillissement des autres primates. En général, ces derniers présentent les mêmes tendances avec un risque de mourir relativement élevé dans l'enfance, plus faible chez les juvéniles puis à nouveau plus élevé en vieillissant. Chez nombre d'espèces mais pas toutes, le mâle vit moins longtemps et a une mortalité liée à l'âge plus forte que la femelle. Le type de vieillissement parmi les primates ne semble pas en rapport avec la position de l'espèce au sein de l'arbre évolutif. Les auteurs en concluent que chez les primates les modes de sénescence sont relativement souples et probablement influencés par les pressions évolutives locales.

Article n°15 : « Aging in the Natural World: Comparative Data Reveal Similar Mortality Patterns Across Primates » par A.M. Bronikowski de l'Iowa State University à Ames, IA ; J. Altmann de l'Université de Princeton à Princeton, NJ ; J. Altmann et S.C. Alberts du National Museums of Kenya à Nairobi, Kenya ; D.K. Brockman de l'Université de Caroline du Nord, Charlotte à Charlotte, NC ; M. Cords de l'Université Columbia à New York, NY ; L.M. Fedigan de l'Université de Calgary à Calgary, AB, Canada ; A. Pusey, W.F. Morris et S.C. Alberts de l'Université Duke à Durham, NC ; T. Stoinski du Dian Fossey Gorilla Fund International à Atlanta, GA ; T. Stoinski du Zoo d'Atlanta à Atlanta, GA ; K.B. Strier de l'Université de Wisconsin-Madison à Madison, WI.

Les chasseurs-cueilleurs actuels partagent des secrets avec l'humanité passée. Comment ont fait les hommes pour développer une culture de coopération qui les a séparés des autres primates ? Pour répondre à cette question, les chercheurs se sont en général penchés sur nos ancêtres qui ont vécu sur la nature durant 95 pour cent de l'histoire de notre espèce, et ils ont comparé leur structure sociale avec ceux de primates non humains. Cependant, une étude détaillée des 32 sociétés de chasseurs-cueilleurs existant actuellement dans le monde révèle que contrairement à ce que l'on pensait la plupart des membres de ces sociétés ne sont pas apparentés, une découverte qui renvoie aux racines du comportement social chez l'homme. Kim Hill et ses collègues indiquent que les chasseurs-cueilleurs actuels présentent une structure sociale unique où les sexes sont très bien mélangés avec aucune dominance d'une lignée maternelle ou paternelle et où enfants et non apparentés vivent souvent ensemble. La majorité de ces sociétés sont monogames, l'homme aussi bien que la femme ayant autant la possibilité de quitter le groupe. Les structures sociales que Hill et ses collègues décrivent dans ces sociétés diffèrent de toutes celles connues chez les autres vertébrés. Leurs données révèlent un degré relativement faible de parenté au sein de ces sociétés de chasseurs-cueilleurs contemporaines. Les chercheurs expliquent que le grand réseau de gens qui interagissent paisiblement leur permet d'observer les comportements innovants et d'imiter ceux jugés efficaces ou communs. Le développement de telles structures sociales parmi les premiers humains pourrait expliquer pourquoi sont apparus chez eux, à la différence des autres animaux, des mécanismes coûteux d'apprentissage et pourquoi ils ont pu grandir culturellement en tant que groupe. Un article Perspective de Bernard Chapais revient sur ces résultats plus en détail.

Article n°8 : « Co-Residence Patterns in Hunter-Gatherer Societies Show Unique Human Social Structure » par K.R. Hill, M. Boičević, J. Eder, A.M. Hurtado de l'Arizona State University à Tempe, AZ ; R. Walker de l'Université du Missouri à Columbia, MO ; T. Headland de SIL International et de la Southern Methodist University à Dallas, TX ; B. Hewlett de l'Université de Hawassa à Hawassa, Ethiopie et de la Washington State University à Vancouver, WA ; F. Marlowe de l'Université de Durham à Durham, UK ; P. Wiessner de l'Université de l'Utah à Salt Lake City, UT ; B. Wood de l'Université de Stanford à Stanford, CA.

Article n°5 : « The Deep Social Structure of Humankind » par B. Chapais de l'Université de Montréal à Montréal, QC, Canada.


Une protéine artificielle stoppe l'arthrite chez la souris. Une protéine a été conçue pour réduire les symptômes de la polyarthrite rhumatoïde chez la souris révèle une étude. Le travail désigne un dérivé naturel de la protéine, appelé progranuline, comme une nouvelle cible thérapeutique potentielle pour le traitement à long terme de la maladie. La polyarthrite rhumatoïde conduit à une inflammation des articulations et des tissus environnants, le plus souvent chez les personnes âgées. Ici, Changju Liu et ses collègues ont identifié un récepteur pour le facteur de croissance progranuline qui est connu depuis longtemps pour jouer un rôle critique dans diverses maladies. En utilisant des techniques de criblage, les chercheurs ont trouvé que la progranuline se fixe à une petite protéine inflammatoire, le récepteur du TNF (TNFR). Le fait d'administrer aux souris malades de la progranuline diminuait ou supprimait même la maladie. Puis l'équipe a pu déterminer quels fragments de la progranuline étaient nécessaires pour se lier au TNFR. En combinant ces trois fragments, Liu et ses collègues ont pu mettre au point une forme modifiée de progranuline qu'ils ont baptisée Atsttrin plus active que la progranuline naturelle pour supprimer la polyarthrite. On ne sait pas encore si l'Atsttrin sera aussi efficace chez l'homme mais l'étude suggère que la progranuline pourrait être un nouvel agent thérapeutique prometteur contre la polyarthrite rhumatoïde.

Article n°20 : « The Growth Factor Progranulin Binds to TNF Receptors and is Therapeutic Against Inflammatory Arthritis in Mice » par W. Tang, Y. Lu, Q.-Y. Tian, Y. Zhang, F.-J. Guo, G.-Y. Liu, N.M. Syed, Y. Lai, E.A. Lin, L. Kong, C.-J. Liu, A. Zanin-Zhorov, M.L. Dustin, S.B. Abramson de la New York University School of Medicine à New York, NY ; W. Tang, Y. Lu, Q.-Y. Tian, Y. Zhang, F.-J. Guo, G.-Y. Liu, N.M. Syed, Y. Lai, E.A. Lin, L. Kong, C.-J. Liu, S.B. Abramson du NYU Hospital for Joint Diseases à New York, NY ; W. Tang, Y. Lu, X.-P. Yu de la Shandong University School of Medicine à Jinan, Chine ; J. Su de Cytovance Biologics à Oklahoma City, OK ; F. Yin ; A.-H. Ding du Weill Medical College de l'Université Cornell à New York, NY ; J. Tao ; J. Craft de la Yale University School of Medicine àNew Haven, CT ; Z. Yin de l'Université Nankai à Tianjin, Chine ; J.Q. Feng du Texas A&M Health Science Center à Dallas, TX ; F.-J. Guo de la Chongqing Medical University à Chongqing, Chine ; F. Yin de SRI International in Menlo Park, CA.

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