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Articles marquants dans le Science du 17 juin 2011

American Association for the Advancement of Science

Hartley 2, une comète hyperactive. Les résultats de la mission EPOXI montrent que la comète 103P/Hartley 2 présente un noyau singulièrement petit et actif qui éjecte de la vapeur d'eau et des morceaux de glace. EPOXI est un prolongement de la mission Deep Impact qui a projeté une sonde sur la comète 9P/Tempel 1 pour étudier sa structure interne. Bien que cette sonde ait été détruite, son satellite porteur est resté intact et a pu être redirigé vers Hartley 2 qu'il a frôlé en novembre 2010. Le coeur de Hartley 2 est le cinquième à être observé de près par une sonde et il est bien plus petit que les quatre précédents. Michael A'Hearn et ses collègues donnent maintenant un compte rendu de cette rencontre. Hartley 2 fait partie de la classe des comètes superactives qui libèrent bien plus d'eau par unité de surface que les autres comètes. Cette libération d'eau se produit normalement lorsque la glace se sublime en vapeur à leur surface mais dans le cas de Hartley 2 la majeure partie de ce processus semble se dérouler quand le dioxyde de carbone et d'autres gaz volatils détachent des morceaux de glace du coeur de la comète.

Article n°6 : « EPOXI at Comet Hartley 2 » par M.F. A'Hearn de l'Université du Maryland à College Park, MD, et collaborateurs. Pour une liste complète des auteurs et de leurs institutions, voir le manuscrit.


Une enzyme de dégradation des graisses responsable de la cachexie cancéreuse. Les médicaments qui bloquent une enzyme de dégradation des lipides pourraient protéger les patients de la cachexie qui est une fonte musculaire et graisseuse accompagnée d'une perte de poids, de fatigue et de faiblesse selon une nouvelle étude chez la souris. La cachexie survient souvent en stade terminal du cancer et cause le décès d'environ 15 pour cent des patients. Les études antérieures s'étaient surtout focalisées sur la compréhension de la fonte musculaire et celle des graisses était encore méconnue. Rudolf Zechner et ses collègues montrent maintenant que la lipase des triglycérides adipeuse ou ATGL, une enzyme qui dégrade les lipides stockés dans les cellules adipeuses, est cruciale pour le développement de la cachexie associée au cancer. Les chercheurs ont trouvé que les souris ayant une tumeur mais qu'ils avaient rendues génétiquement déficientes en ATGL étaient protégées de la cachexie cancéreuse et conservaient une masse graisseuse normale et pratiquement tous leurs muscles. Ces résultats suggèrent que des inhibiteurs de l'ATGL, encore à mettre au point, seraient un traitement potentiel de la cachexie cancéreuse.

Article n°17 : « Adipose Triglyceride Lipase Contributes to Cancer-Associated Cachexia » par S.K. Das, S. Schauer, H. Temmel, B. Guertl, G. Gorkiewicz, K.P. Tamilarasan, P. Kumari, P. Vesely, G. Hoefler, M. Trauner de l'Université Médicale de Graz à Graz, Autriche ; S. Eder, R. Zimmermann, G. Haemmerle, R. Zechner de l'Université de Graz à Graz, Autriche ; C. Diwoky de l'Université de technologie de Graz à Graz, Autriche.


Un nouveau type de formation des galaxies ? Le satellite Swift de la NASA a saisi un évènement cosmique jamais vu annoncent des chercheurs. Deux articles sont consacrés cette semaine à un évènement de haute énergie connu sous le nom de Sw1644+57 situé dans le centre d'une galaxie lointaine qui brûle plus longtemps et avec plus d'éclat qu'attendu par les astronomes. Ces caractéristiques uniques font penser aux chercheurs que Sw1644+57 pourrait nous renseigner sur les trous noirs massifs et les processus de formation des galaxies. Andrew Levan et ses collègues ont d'abord remarqué une puissante bouffée de rayonnement gamma issue de Sw1644+57 au centre d'une petite galaxie formant des étoiles. Ce rayonnement de haute énergie a duré bien plus longtemps que toute autre bouffée connue et était environ 100 fois plus brillant que tous les autres noyaux de galaxie actifs. Les chercheurs indiquent aussi que Sw1644+57 présente aussi des longueurs d'onde absolument uniques dans les rayons X et la lumière infrarouge. La bouffée au centre de la galaxie est aussi le signe d'une origine rare et inédite pour un tel évènement. Dans un article distinct, Joshua Bloom et ses collègues suggèrent que Sw1644+57 pourrait être classé comme un type de blazar à petite échelle, un quasar compact associé à un trou noir au centre d'une galaxie. En utilisant les données du satellite Swift, les chercheurs montrent les traces d'une collimation de jet et d'une libération de particules relativistes, ce qui implique qu'une brusque accrétion de gaz s'est produite près du centre du trou noir. Cet évènement pourrait selon les auteurs être similaire à une lueur de perturbation gravitationnelle qui se produit parfois lorsqu'une étoile passe trop près d'un trou noir massif.

Article n°15 : « A Possible Relativistic Jetted Outburst from a Massive Black Hole Fed by a Tidally Disrupted Star » par J.S. Bloom, S.B. Cenko, D.A. Perley, N.R. Butler, L.E. Strubbe, E. Quataert, A. Cucchiara, G.C. Bower et A.N. Morgan de l'Université de Californie, Berkeley à Berkeley, CA ; D. Giannios, B.D. Metzger de l'Université de Princeton à Princeton, NJ ; N.R. Tanvir, P.T. O' Brien, S. Nayakshin et A.R. King de l'University de Leicester à Leicester, Royaume-Uni ; A.J. Levan de l'Université de Warwick à Coventry, Royaume-Uni ; F. De Colle, E. Ramirez-Ruiz et J. Guillochon de l'Université de Californie, Santa Cruz à Santa Cruz, CA ; W.H. Lee de l'Universidad Nacional Autonoma de México à Mexico, Mexique ; A. Cucchiara du Lawrence Berkeley National Laboratory à Berkeley, CA ; A.S. Fruchter du Space Telescope Science Institute à Baltimore, MD ; A.J. van der Horst du National Space Science and Technology Center (NSSTC) à Huntsville, AL ; A.J. van der Horst de l'Universities Space Research Association à Huntsville, AL.

Article n°16 : « An Extremely Luminous Panchromatic Outburst from the Nucleus of a Distant Galaxy » par A.J. Levan de l'Université de Warwick à Coventry, Royaume-Uni, et collègues. Pour la liste complète des auteurs et de leurs affiliations, voir le manuscrit.


Démonter les rouages de notre horloge circadienne. Des chercheurs ont identifié de nouveaux éléments de l'horloge circadienne chez les mammifères qui détermine les rythmes journaliers du fonctionnement et du comportement de l'organisme. En étudiant les protéines liées à une boucle de rétroaction particulière, la base du rythme circadien chez les mammifères, Hao Duong et ses collègues ont identifié un mécanisme biochimique qui fait fonctionner ces horloges. Les chercheurs savaient qu'un groupe de protéines appelé le complexe PER inhibait d'une certaine manière l'activité d'une autre protéine, dite CLOCK-BMAL1, et que cette inhibition avait pour conséquence de réprimer l'expression des protéines PER de départ. Cet équilibre se produit dans presque tous les tissus de l'organisme et donne le rythme journalier à la physiologie des mammifères. Duong et ses collègues ont mis au jour les détails les plus fins de cette boucle de rétroaction et identifié une protéine appelée PSF qui agit à partir du complexe PER pour recruter une autre protéine, le complexe de la déacétylase de l'histone SIN3, qui inhibe alors spécifiquement l'activité de CLOCK-BMAL1. Les chercheurs ont trouvé par des expériences qu'ils pouvaient raccourcir la durée du cycle circadien en retirant la PSF ou le complexe de la déacétylase de l'histone SIN3 des cellules de mammifères. Ils suggèrent aussi que ce mécanisme biochimique a été conservé au cours de l'évolution depuis l'origine même des horloges circadiennes eucaryotes.

Article n°12 : « A Molecular Mechanism for Circadian Clock Negative Feedback » par H.A. Duong, M.S. Robles, D. Knutti, C.J. Weitz de la Harvard Medical School à Boston, MA ; M.S. Robles de l'Institut Max Planck de Biochimie à Martinsried, Allemagne ; D. Knutti de DSM Nutritional Products à Bâle, Suisse.

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