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Articles marquants dans le Science du 19 août 2011

American Association for the Advancement of Science

Une étude sur les taches solaires pour mieux une meilleure météo de l'espace. Des chercheurs annoncent qu'ils peuvent maintenant détecter des taches solaires ou les forts champs magnétiques qui émergent de l'intérieur du Soleil un jour ou deux à l'avance. Ces taches présentent un risque pour les spationautes et peuvent causer à la surface de la Terre des coupures de courant, des télécommunications et des services de navigation. Stathis Ilonidis et ses collègues qui ont développé cette nouvelle méthode de détection suggèrent aussi que leur résultat va aider les astronomes à prévoir le temps dans l'espace. Les chercheurs ont utilisé des observations Doppler du Solar and Heliospheric Observatory, une mission conjointe de la NASA et de l'ASE, pour détecter les signatures de taches avant qu'elles n'arrivent en surface sur le Soleil. Ils ont trouvé que les champs magnétiques enfouis dans le Soleil qui finissent par former les taches sont générés au moins à 65 000 km de profondeur et qu'ils sont bien plus forts que prédits par les modèles antérieurs. Ilonidis et ses collaborateurs indiquent que ces structures magnétiques remontent de l'intérieur du Soleil à des vitesses entre 0,3 et 0,6 km par seconde et forment des taches un jour ou deux après leur détection.

Article n°14 : « Detection of Emerging Sunspot Regions in the Solar Interior » par S. Ilonidis, J. Zhao et A. Kosovichev de l'Université Stanford à Stanford, CA.


Les postulants noirs à des subventions de recherche ont moins de chance de les recevoir. Les scientifiques noirs qui postulent aux subventions de recherche des National Institutes of Health américains avaient moins de chance de les obtenir que les blancs durant la période de 2000 à 2006 indique une étude. Donna Ginther et ses collègues ont étudié les dossiers de plus de 40 000 chercheurs ayant obtenu leur PhD qui ont postulé pour la première fois à des subventions NIH R01, soit plus de 80 000 demandes. Ils ont trouvé que les postulants noirs et dans une moindre mesure les asiatiques, avaient moins de chance de décrocher un financement que les blancs. Environ 29 pour cent des demandes de chercheurs blancs ont été financées mais seulement 16 pour cent pour les noirs et 25 pour cent pour les asiatiques. En d'autres termes, les blancs avaient deux fois plus de chance d'être financés que les noirs. Les auteurs ont utilisé des modèles statistiques pour déceler d'autres facteurs que la race qui auraient pu contribuer à cette différence. Après correction du parcours des postulants, de leur pays d'origine, de leur formation, de leurs financements précédents, de leurs publications et des caractéristiques de leurs employeurs, Ginther et ses collègues ont trouvé que les postulants noirs avaient encore 10 pour cent de chances en moins que les blancs d'obtenir un financement de recherche des NIH. Cette différence n'était plus statistiquement significative pour les postulants asiatiques.

Les résultats de ces modèles indiquent que les plus grandes différences entre les noirs et les blancs résidaient dans l'efficacité des précédents programmes de formation du NIH, où les blancs en profitaient plus, et dans la probabilité de recevoir une note prioritaire. En effet, les demandes sont évaluées par un processus de revue par des pairs puis la moitié d'entre elles sont notées et considérées pour une suite. Les demandes notées ont plus de chances d'être financées, indépendamment de la race. Ginther et ses collègues proposent que de petites différences d'accès à la recherche et au tutorat dans les premiers stages peuvent finir par faire de grandes différences entre les groupes. Le directeur du NIH Francis Collins et son principal adjoint Lawrence Tabak envisagent d'autres explications possibles dans un article Policy Forum. Ils répondent aux résultats de Ginther et collègues et décrivent les mesures que les NIH sont en train de prendre pour rechercher les causes de ces disparités et pour y remédier.

Article n°18 : « Race, Ethnicity, and NIH Research Awards » par D.K. Ginther de l'Université du Kansas à Lawrence, KS ; W.T. Schaffer et R. Kington des National Institutes of Health à Bethesda, MD ; J. Schnell, B. Masimore, F. Liu et L.L. Haak de Discovery Logic/Thomson Reuters à Rockville, MD ; R. Kington du Grinnell College à Grinnell, IA

Article n°1: « Weaving a Richer Tapestry in Biomedical Science » par L.A. Tabak et F.S. Collins des National Institutes of Health à Bethesda, MD.


La ruée vers les hauteurs des plantes et des animaux. Beaucoup d'espèces de plantes et d'animaux se déplacent vers les hauteurs et s'éloignent de l'équateur pour échapper au climat terrestre qui se réchauffe. Une nouvelle étude montre cependant que ce phénomène est bien plus rapide que ce que l'on croyait. I-Ching Chen, une chercheur de Taïwan, et ses collègues du Royaume-Uni ont compilé des données du monde entier, surtout d'Europe et d'Amérique du Nord, et trouvé que les plantes et les animaux s'étaient déplacés en altitude deux fois plus vite que prévu par les analyses antérieures. Ces espèces sont aussi remontées en latitude pour fuir la chaleur trois fois plus vite qu'anticipé par les chercheurs. Chen et ses collègues disent que les espèces végétales et animales qui se sont le plus déplacées sont dans les régions qui ont connu le plus fort réchauffement. Elles migrent maintenant vers les hauteurs à la vitesse moyenne de 11 mètres par décennie et vers les plus hautes latitudes à la vitesse d'environ 16,9 km par décennie. Les chercheurs notent toutefois que les vitesses de déplacement sont très variables selon les espèces. Ces résultats devraient aider les autres chercheurs à comprendre les impacts du changement climatique sur la biodiversité.

Article n°20 : « Rapid Range Shifts of Species Associated with High Levels of Climate Warming » par I-C. Chen, J.K. Hill et C.D. Thomas de l'Université de York à York, Royaume-Uni ; I-C. Chen de l'Academia Sinica à Taipei, Taiwan ; R. Ohlemüller de l'Université de Durham à Durham, Royaume-Uni ; D.B. Roy du Centre for Ecology & Hydrology de l'Oxfordshire, Royaume-Uni.


La dynamique de l'infection par l'agent du paludisme sous le projecteur. Des chercheurs ont trouvé un moyen de suivre le nombre de parasites du paludisme vivant dans le sang au cours d'une infection. Un nouveau modèle peut prendre en compte les défenses immunitaires de l'organisme, les interactions entre les parasites et les globules rouges disponibles pour eux. Jessica Metcalf et ses collègues annoncent que la prise en compte de ces facteurs donne une image vivante de la parasitémie ou du volume de parasites présents dans le sang de l'organisme à tout moment. Les chercheurs ont étudié des souris infectées par le parasite Plasmodium chabaudii pour estimer le « nombre de propagation efficace » ou le taux de survie potentiel des populations de parasites dans la circulation sanguine des rongeurs. Metcalf et son équipe ont trouvé que la réponse immunitaire de l'hôte ne fait pas que tuer les globules rouges infectés, mais détruit aussi ceux qui ne le sont pas, épuisant ainsi les ressources disponibles pour le parasite. Les chercheurs indiquent aussi que lorsqu'une forte charge parasitaire entre dans l'hôte, ses défenses immunitaires s'épuisent rapidement au bout de quelques jours. Lorsque la charge initiale est plus faible toutefois, les défenses immunitaires déclinent plus lentement car elles sont moins sollicitées. Ce modèle de parasitémie paludique offre un nouvel outil pour sonder le nombre de parasites dans différentes conditions, notamment en cas de vaccin ou de test de médicament. Un article Perspective de Karen Day et Freya Fowkes explique plus en détail le modèle utilisé.

Article n°13 : « Partitioning and Quantifying Regulatory MechanismsActing on Within-Host Malaria Using the Effective Propagation Number » par C.J.E. Metcalf de l'Université d'Oxford à Oxford, Royaume-Uni ; A.L. Graham et B.T. Grenfell de l'Université Princeton à Princeton, NJ ; S. Huijben, V.C. Barclay, A.F. Read, O.N. Bjørnstad de la Pennsylvania State University à State College, PA ; G.H. Long de l'University de Sheffield à Sheffield, Royaume-Uni ; B.T. Grenfell, A.F. Read et O.N. Bjørnstad du Fogarty International Center, National Institutes of Health à Bethesda, MD.

Article n°3 : « Quantifying Malaria Dynamics Within the Host » par K.P. Day de l'Ecole de médecine de l'Université de New York à New York, NY ; F.J.I. Fowkes de l'Institut Macfarlane Burnet à Melbourne, VIC, Australie.

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