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Tirer le maximum des exercices d'étirement

Une nouvelle recherche passe en revue des centaines d'études pour déterminer la meilleure façon de s'étirer pour améliorer l'amplitude des mouvements et prévenir les blessures pendant les activités sportive

Canadian Science Publishing (NRC Research Press)

Ce communiqué est disponible en anglais.

Ottawa (Ontario), le 8 décembre 2015 - Les conclusions d'une synthèse systématique de centaines d'études contredisent les constatations les plus répandues des 15 dernières années liées à l'étirement statique. Cette recherche paraît aujourd'hui dans la revue Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme, et les conclusions ont été approuvées par la Société canadienne de physiologie de l'exercice (SCPE) qui est la ressource et la voix du Canada en physiologie de l'exercice et en santé et condition physique.

Pendant plus de 30 ans, soit des années 1960 à la fin des années 1990, on a dit aux professionnels et aux adeptes de la condition physique et aux athlètes que l'étirement statique (étirement des muscles pendant que le corps est au repos) était important pour augmenter la flexibilité, améliorer la performance et diminuer les blessures. Cette période a été suivie de 15 années à se faire dire que l'étirement statique pouvait causer une baisse de la performance et ne réduisait pas les risques de blessures, provoquant un virage radical au profit de l'étirement dynamique, où l'on effectue des mouvements de grande amplitude et en général rapidement. Par conséquent, beaucoup de gens ne font plus d'étirements statiques avant l'exercice ou la pratique d'un sport.

Cette synthèse exhaustive de la documentation publiée aujourd'hui fournit de nouvelles recommandations aux adeptes de la condition physique, aux athlètes, aux entraîneurs et aux spécialistes de la réadaptation. Après avoir passé en revue des centaines d'études, des chercheurs ont constaté que l'étirement statique, lorsqu'on l'incorpore dans un programme complet de réchauffement qui comprend une composante aérobique initiale, des étirements statiques et dynamiques, suivis d'activités dynamiques liées au sport pratiqué, ne devrait pas entraîner de baisses importantes de la performance, et réduirait les risques de claquage musculaire. Cette synthèse systématique souligne également le manque de données scientifiques concernant les effets de l'étirement dynamique sur les risques de blessures.

« Il est important que les professionnels et les adeptes de la condition physique, les entraîneurs, les spécialistes de la réadaptation et autres scientifiques évaluent d'un œil critique les résultats des études sur la condition physique », a affirmé M. David Behm de l'Université Memorial de Terre-Neuve et auteur principal de l'étude. « De nombreuses études menées au cours des 15 dernières années ne comptent pas de réchauffement complet, quelque chose que la plupart des athlètes font régulièrement. Beaucoup d'études ont également évalué des étirements qui étaient tenus beaucoup plus longtemps que ce qui se fait normalement », a poursuivi M. Behm. « Avant d'intégrer de nouvelles constatations dans vos activités physiques, réfléchissez à la façon dont l'étude s'applique à votre situation et à vos activités. »

« La SCPE appuie fortement la promotion de l'activité physique pour favoriser la santé et, de façon tout aussi importante, les programmes de réchauffement qui augmentent l'amplitude des mouvements et diminuent les blessures musculaires », a affirmé M. Phil Chilibeck, président de la SCPE. « Dans sa prise de position, la SCPE recommande que toutes les composantes d'un réchauffement comprennent la durée appropriée d'étirement. L'intégration d'étirements statiques ou de la facilitation neuromusculaire proprioceptive (FNP) est recommandée et pourrait influencer positivement les programmes de réchauffement habituels d'un grand nombre d'athlètes. »

L'article intitulé « Systematic Review: Acute Effects of Muscle Stretching on Physical Performance, Range of Motion and Injury Incidence in Healthy Active Individuals » de David Behm, Anthony Blazevich, Anthony Kay et Malachy McHugh paraît aujourd'hui dans Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme.

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Référence

Veuillez citer la revue Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme comme source de cet article et inclure l'hyperlien menant vers cet article : http://www.nrcresearchpress.com/doi/abs/10.1139/apnm-2015-0235.

À propos de la revue

Cette revue mensuelle compte 30 ans d'existence, tout d'abord sous le nom de Journal canadien des sciences du sport, puis sous le nom de Revue canadienne de physiologie appliquée. La revue Physiologie appliquée, nutrition et métabolisme diffuse des articles originaux, des synthèses et des commentaires axés sur l'application des connaissances sur la physiologie, la nutrition et le métabolisme à l'étude de la santé humaine, de l'activité physique et de la condition physique. Les recherches, les synthèses et les symposiums publiés intéresseront les physiologistes de l'exercice, les spécialistes du conditionnement physique et des exercices de réadaptation, les intervenants en santé publique, les professionnels de la santé et les spécialistes de la physiologie fondamentale et appliquée, de la nutrition et de la biochimie.

À propos de la Société canadienne de physiologie de l'exercice

Depuis 1967, La SCPE est la ressource et la voix du Canada en physiologie de l'exercice et en santé et condition physique. Elle exerce un leadership en recherche, en enseignement et dans la pratique en vue d'améliorer la santé de la population canadienne. Fidèle à son mandat de promouvoir la recherche et la pratique reposant sur des données probantes par l'entremise de normes, de politiques et de lignes directrices, elle défend son titre de norme par excellence en science de l'exercice et en entraînement personnel.

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