Public Release: 

Cancer du pancréas: importante percée dans la compréhension des mécanismes moléculaires menant à la maladie

University of Montreal

Ce communiqué est disponible en anglais.

Montréal, le 25 février 2016 - Le cancer du pancréas compte parmi les cancers dont le pronostic est le plus sombre. Mais une percée récente effectuée par deux équipes de chercheurs dont l'une de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont (CIUSSS de l'Est) et de l'Université de Montréal ouvre la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires qui mènent au développement de ce cancer.

Cette recherche biomédicale, menée conjointement par les groupes des Drs Frédérick Antoine Mallette (Université de Montréal / Centre de recherche HMR) et Stéphane Richard (Université McGill / Institut Lady Davis pour la recherche médicale) et publiée dans la revue scientifique Cell Reports a montré que l'expression d'une petite molécule d'acide ribonucléique nommée miR-137 est fréquemment perdue dans les tumeurs du pancréas. Cette molécule est en fait responsable de l'établissement d'un mécanisme de défense contre le cancer nommé sénescence cellulaire, qui fait obstacle à la formation du cancer. Or, la perte de miR-137 coopère avec différentes mutations fréquemment observées dans les tumeurs du pancréas pour ouvrir la porte à la croissance incontrôlée des cellules, menant ainsi au cancer.

«Il est maintenant impératif de mieux comprendre les mécanismes menant à la perte de miR-137 afin d'établir des stratégies thérapeutiques pour traiter et prévenir le cancer du pancréas,» a déclaré le Dr Frédérick Antoine Mallette.

Ces travaux conjoints, effectué par le doctorant Mathieu Neault, ont aussi permis de démontrer que le rétablissement des niveaux normaux de miR-137 dans les cellules cancéreuses du pancréas permet de freiner leur prolifération et de stimuler la sénescence cellulaire, et donc la protection des cellules.

Un cancer encore foudroyant

Environ 4800 personnes ont reçu un diagnostic de cancer du pancréas en 2015, et près de 4600 Canadiens ont succombé à ce terrifiant cancer pendant la même année. S'il se place au 12e rang pour l'incidence, c'est plutôt en 4e place qu'il se situe en ce qui a trait à la mortalité. Par ailleurs, aucune amélioration des taux de survie pour ce cancer particulier n'a été réalisée dans les 40 dernières années. C'est pourquoi il est urgent d'en décoder les mécanismes afin d'ouvrir la voie à des pistes thérapeutiques qui permettront d'infléchir ces sombres chiffres.

###

Financement de la recherche

Cette étude a pu être effectuée grâce au financement des Instituts de Recherche en Santé du Canada ainsi que grâce aux Fonds de Recherche du Québec - Santé.

Disclaimer: AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert system.