Public Release: 

Antioxydants et risque de cancer du poumon

Un riche apport en caroténoïdes et en vitamine C en réduiraient le risque chez les fumeurs et les non-fumeurs

Institut national de la recherche scientifique - INRS

Une étude épidémiologique publiée dans Frontiers in Oncology suggère que des apports alimentaires élevés en caroténoïdes et en vitamine C ont un effet protecteur contre le cancer du poumon. Les auteurs de l'étude ont constaté que la vitamine C réduisait le risque de cancer du poumon chez les grandes fumeuses alors que la bêta-carotène, l'alpha-carotène, la bêta-cryptoxanthine et le lycopène jouaient le même rôle chez les hommes qui fument beaucoup.

Certains de ces antioxydants étaient aussi associés à un plus faible risque de cancer du poumon chez les femmes qui fument modérément ou pas du tout. « Nos résultats suggèrent un effet protecteur de la vitamine C contre le cancer du poumon chez les femmes qui n'ont jamais fumé, ce qui à notre connaissance n'a pas été signalé jusqu'ici », souligne la stagiaire postdoctorale Martine Shareck, première auteure de l'étude.

Réalisée à partir des données d'une étude cas-témoins sur le cancer du poumon, cette recherche est une des rares à avoir étudié le rôle d'antioxydants tels que les caroténoïdes et la vitamine C selon l'intensité du tabagisme. C'est la première étude à tenir compte à la fois de la durée de la consommation de tabac et du temps écoulé depuis l'arrêt de fumer, deux dimensions importantes de l'histoire du tabagisme pour le cancer du poumon.

« Pour les trois types de tumeurs les plus fréquents, nous avons observé que les apports élevés en bêta-carotène, alpha-carotène, bêta-cryptoxanthine, lycopène et en vitamine C étaient associés à un risque moindre de carcinome épidermoïde, alors que les apports en bêta-carotène et alpha-carotène diminuaient le risque d'adénocarcinome. Des apports moyens et élevés en bêta-cryptoxanthine et lycopène réduisaient le risque de carcinome à petites cellules », précise la professeure Marie-Élise Parent du Centre INRS-Institut Armand-Frappier, une des coauteures de l'étude.

Le tabagisme est le plus important facteur de risque du cancer du poumon, qui demeure encore la principale cause de mortalité par cancer dans le monde. Toutefois, l'alimentation peut influencer l'apparition de ce cancer. À la lumière des résultats obtenus, les auteurs de l'étude concluent à l'importance de promouvoir la consommation de fruits et de légumes riches en caroténoïdes et en vitamine C pour réduire le risque de cancer du poumon chez les non-fumeurs et les fumeurs, même chez les grands fumeurs.

À propos de la publication

###

Ces résultats sont présentés dans un article intitulé « Inverse Association between Dietary Intake of Selected Carotenoids and Vitamin C and Risk of Lung Cancer » publié dans Frontiers in Oncology et signé par Martine Shareck, Marie-Claude Rousseau, Anita Koushik, Jack Siemiatycki et Marie-Elise Parent. Cette recherche a bénéficié d'un financement de l'Institut national du cancer du Canada, du National Health Research and Development Program, du Conseil de recherches médicales du Canada, des Instituts de recherche en santé du Canada et du Fonds de recherche du Québec - Santé. doi: 10.3389/fonc.2017.00023

À propos de l'INRS

L'INRS est une université de recherche et de formation aux 2e et 3e cycles. Première au Canada pour son intensité en recherche (subventions par professeur), l'INRS rassemble 150 professeurs et près de 700 étudiants et stagiaires postdoctoraux répartis dans quatre centres à Montréal, à Québec, à Laval et à Varennes. Actives en recherche fondamentale, essentielle à l'avancement de la science au Québec et sur l'échiquier international, les équipes de recherche de l'INRS jouent un rôle clé dans le développement de solutions concrètes aux préoccupations de notre société.

Disclaimer: AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert system.