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Instauré un embargo sur pour le relâchement : 16-Feb-2007 11:30 Etats-Unis d'est Chronomètrent

Déterminer son état de santé par les astres?

Ce relâchement est aussi disponible dans l'anglais.

M. Peter Austin, titulaire d'une subvention du CRSNG, et trois autres chercheurs de l'Institute for Clinical Evaluative Sciences à Toronto viennent de terminer une enquête sur les patients admis à l'hôpital en Ontario. Cette enquête révèle que les personnes nées sous le signe de la Vierge sont plus susceptibles de vomir pendant la grossesse que celles qui sont nées sous un autre signe astrologique, celles qui sont Poissons d'avoir une insuffisance cardiaque et celles qui sont Balance de se fracturer le bassin.

En fait, au moins deux troubles médicaux étaient associés à chacun des 12 signes astrologiques. Les gens nés sous un signe particulier étaient donc plus susceptibles de souffrir d'un trouble médical donné que les gens nés sous les autres signes.

L'étude, basée sur des données provenant de 10 000 000 résidents de l'Ontario en 2000, a été menée non sans ironie.

"Remplacez les signes astrologiques par d'autres caractéristiques, comme le sexe ou l'âge, et votre esprit cherche immédiatement à expliquer les associations que vous avez observées, affirme M. Austin. On tire alors des conclusions hâtives en trouvant des raisons aux résultats obtenus. Nous avons mené cette étude pour exposer une idée plus large : plus nous cherchons des constantes, plus nous risquons d'en trouver. Surtout si nous ne partons pas d'une question précise."

M. Austin discutera des résultats de son étude à la conférence de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS), qui aura lieu à San Francisco, du 15 au 19 février 2007. Il a découvert que même si chaque signe astrologique était associé à des troubles médicaux uniques qui lui sont propres, les résultats initiaux obtenus ne pouvaient pas être reproduits directement au sein d'une deuxième population.

"Les scientifiques font tout ce qu'ils peuvent pour mener leurs études cliniques avec exactitude, affirme M. Austin, mais ils obtiennent parfois des conclusions erronées purement par hasard." Le "hasard statistique" signifie que dans 5 p. 100 des cas, les scientifiques concluront qu'il existe une association dans une population donnée alors que ce n'est pas le cas.

On peut réduire les risques de tirer de fausses conclusions, notamment en mettant à l'essai et en reproduisant les résultats inattendus dans le cadre d'autres études.

"On court le risque de se tromper lorsqu'on base des décisions scientifiques sur les résultats d'une seule étude, surtout si ces résultats étaient imprévus ou s'il s'agissait d'une association que nous n'avions pas décidé d'examiner au départ, affirme M. Austin. Toutefois, lorsque plusieurs études mènent à des conclusions semblables, on réduit le risque d'obtenir des résultats incorrects."

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Peter Austin
Institute for Clinical Evaluative Sciences (ICES)
Tél. : 416-480-6131
Courriel : peter.austin@ices.on.ca