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PUBLIC RELEASE DATE: 17 fevrier 2006

Dans Science le 17 fevrier 2006

Les glaciers du Groenland s’accélèrent : La quantité de glace déposée dans l’océan Atlantique par les glaciers du Groenland a presque doublé au cours des cinq dernières années parce que les glaciers sont en train de s’accélérer, annoncent les auteurs d’une nouvelle étude. D’après eux, plusieurs estimations des augmentations futures de l’élévation du niveau de la mer seraient trop basses. L’augmentation des températures atmosphériques de surface semble déclencher l’accélération des glaciers dans la moitié sud du Groenland, d’après les chercheurs. Les auteurs calculent que le Groenland contribue environ 0,5 millimètres par année à l’élévation globale du niveau de la mer, qui se situe présentement à environ 3 millimètres par année. Des augmentations récentes dans la vitesse des glaciers au Groenland sont responsables de plus de deux tiers de la contribution du Groenland à l’élévation du niveau de la mer. Depuis 1996, une grande partie de cette accélération de la perte de glace par le débit des glaciers a eu ses origines dans les glaciers émissaires du sud-est du Groenland. Après 2000, les glaciers plus au nord ont aussi commencé à s’accélérer. Eric Rignot et Pannir Kanagaratnam ont généré une carte de la vitesse des glaciers pour presque tout le Groenland en 2000 à l’aide de satellites qui surveillent le mouvement des glaciers. Ils se sont servi de données par satellite, obtenues entre 1996 et 2005, pour mesurer les changements dans la vitesse des glaciers au cours des dix dernières années, selon l’auteur d’une Perspective correspondante. La perte de glace due au débit des glaciers a augmenté de 50 kilomètres cubes par année en 1996 à 150 kilomètres cubes par année en 2005.

Pour commander, citer l’article no 10 : “Changes in the Velocity Structure of the Greenland Ice Sheet,” par E. Rignot au California Institute of Technology à Pasadena (Californie); P. Kanagaratnam à la University of Kansas à Lawrence (Kansas).

Pour commander, citer l’article no 2 : “The Greenland Ice Sheet and Global Sea-Level Rise,” par J.A. Dowdeswell à la University of Cambridge à Cambridge (Royaume-Uni).

L’article par Rignot et Kanagaratnam sera disponible lors d’un point de presse à l’assemblée générale annuelle de la AAAS à St Louis (Missouri) le jeudi 16 février à 14h00 heure de l’Est (13h00 heure du Centre). Des informations pour journalistes sur l’assemblée générale annuelle de la AAAS est disponible à http://www.eurekalert.org/aaasnewsroom/2006/index.php.

Vous faites face à une décision difficile? N’y pensez plus! : Il est mieux de laisser les décisions complexes à son inconscient, annonce-t-on dans une nouvelle étude. Si vous faites face à une décision difficile, comme l’achat d’une voiture ou d’une maison, il est important de rassembler les informations pertinentes. Cependant, une fois vos recherches terminées, oubliez la décision – et laissez le temps à votre inconscient de considérer les possibilités. D’après un groupe de scientifiques, cela mènera à des choix plus satisfaisants que si vous vous servez principalement de débats conscients pour arriver à la même décision. Ap Dijksterhuis et ses collègues ont étudié des personnes prenant des décisions simples et complexes concernant des voitures, des meubles, du shampooing, des gants et d’autres objets – tant dans le laboratoire que dans des magasins. Dans les expériences des chercheurs concernant l’achat de voitures, on a demandé aux participants de lire une série complexe de faits concernant les voitures, et on leur a immédiatement donné des anagrammes pour occuper leur conscient. Après avoir travaillé ces casse-têtes, ce groupe a fait des choix plus satisfaisants que les participants à qui l’on n’a pas donné de casse-têtes et qui devaient choisir une voiture après avoir considéré les informations pertinentes. Pendant ce genre de réflexion consciente, les gens considèrent seulement un sous-ensemble des données pertinentes et peuvent pondérer ces données de façon inappropriée, d’après les auteurs. Par contraste, l’inconscient humain peut intégrer de plus grandes quantités d’informations, ce qui peut mener à des résultats plus satisfaisants lors la décision à prendre est complexe. Les auteurs démontrent aussi que des décisions simples, comme le choix d’une bouteille de shampooing, se font de façon adéquate après réflexion soigneuse, sans doute parce que le nombre limité de facteurs peuvent être manipulés facilement et pondérés de façon appropriée.

Pour commander, citer l’article no 16 : “On Making the Right Choice: The Deliberation-Without- Attention Effect,” par A. Dijksterhuis, M.W. Bos, L.F. Nordgren et R.B. van Baaren à l’Université d’Amsterdam à Amsterdam (Pays-Bas).

Construire une meilleure batterie au lithium : Une nouvelle batterie au lithium qui peut fournir de l’énergie plus rapidement que les modèles actuels pourrait être idéal pour des technologies énergivores comme les voitures hybrides, les systèmes d’alimentation sans coupure et les perceuses sans fil. Ces appareils ont besoin de batteries qui peuvent se charger et se recharger rapidement, avec beaucoup d’énergie dans un espace restreint. Les batteries au lithium-ion – employées souvent dans les téléphones cellulaires et dans les caméscopes – contiennent beaucoup d’énergie, mais ne sont pas toujours assez rapides pour fournir l’énergie nécessaire pour certaines nouvelles technologies. Kisuk Kang et ses collègues se servent maintenant de modélisation informatique pour construire de nouvelles électrodes de batteries qui permettent aux ions de lithium de « sauter » plus vite à travers la structure des électrodes, permettant aux batteries de se charger plus rapidement. Les chercheurs ont employé les modèles pour construire une électrode avec de meilleurs taux de transmission énergétique que les modèles actuels.

Pour commander, citer l’article no 7 : “Electrodes with High Power and High Capacity for Rechargeable Lithium Batteries,” par K. Kang, Y.S. Meng et G. Ceder au Massachusetts Institute of Technology à Cambridge (Massachusetts); J. Breger et C.P. Grey à la State University of New York-Stony Brook à Stony Brook (New York).

Vers un traitement d’une maladie du vieillissement : Des recherches sur les souris pourraient un jour identifier un traitement prometteur pour la progeria, une rare maladie génétique qui fait vieillir les enfants prématurément. Les enfants atteints de progeria souffrent de symptômes caractéristiques du vieillissement, comme l’ostéoporose, la perte des cheveux et la cardiopathie, et meurent généralement avant l’âge de vingt ans. Dans un modèle de cette condition chez les souris, Loren Fong et ses collègues se sont servi d’une drogue pour empêcher la modification d’une protéine appelée lamine A qui peut être mutée dans certaines formes de progeria. La lamine A est une composante essentielle dans une structure à l’intérieur de la membrane nucléaire de la cellule qui aide à organiser des fonctions comme la réplication de l’ADN. Des versions mutées de la protéine demeurent figées dans la membrane nucléaire interne avec un ancrage lipidique, plutôt que d’être libérées dans la lamina nucléaire. On pense que la protéine figée interrompt d’importantes fonctions nucléaires. Les chercheurs démontrent que, en traitant les souris avec une drogue pour arrêter la modification lipidique de la lamine A, certains symptômes de la progeria, comme une faiblesse musculaire et des os fragiles, sont amoindris. Dans une étude à court terme, il y a même eu un prolongement dans leur durée de vie. Deux de ces drogues font déjà l’objet d’essais cliniques comme traitements anticancéreux, ce qui pourrait accélérer leur emploi chez des enfants souffrant de progeria, d’après Fong et ses collègues.

Pour commander, citer l’article no 24 : “A Protein Fanesyltransferase Inhibitor Ameliorates Disease in a Mouse Model of Progeria,” par L.G. Fong, D. Frost, X. Qiao, S.H. Yang, C. Coffinier et S.G. Young à la University of California, Los Angeles à Los Angeles (Californie); D. Frost aux Abbott Laboratories à Abbott Park (Illinois); M. Meta à la University of California, San Francisco à San Francisco (Californie).

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