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Public Release Date: 13-Apr-2007

Articles marquants dans le Science du 13 avril 2007

Le génome du macaque est le troisième d'un primate à être séquencé, Un gène prédisposant à l'obésité, Le collagène a été préservé dans des fossiles de T. rex et de mastodonte, Sans le savoir, nous travaillons plus dur pour avoir plus d'argent

N’oubliez pas de mentionner la revue internationale Science ainsi que l’American Association for the Advancement of Science comme sources de ces articles.

Le génome du macaque est le troisième de primate à être séquencé: des chercheurs ont séquencé le génome du macaque rhésus (Macaca mulatta), un singe qui a divergé de nos lointains ancêtres il y a 25 millions d’années.

La connaissance de ce génome va permettre de mieux appréhender dans quelle mesure l’espèce humaine diffère génétiquement de ses parents primates. Ces données vont non seulement être utiles à la recherche médicale dans des domaines aussi divers que le sida ou les maladies cardiovasculaires, mais la comparaison des trois génomes connus de primates, ceux de l’homme, du chimpanzé et du macaque, va aussi améliorer la compréhension de l’évolution des primates selon Richard A. Gibbs, qui a dirigé le Rhesus Macaque Genome Sequencing and Analysis Consortium, une équipe internationale de plus de 170 scientifiques issus de 35 institutions différentes. Les scientifiques s’attendent à ce que la connaissance de cette séquence stimule les recherches en neurosciences, en biologie comportementale, en physiologie de la reproduction et sur le système cardiovasculaire. Le macaque est considéré comme le meilleur modèle animal pour étudier le sida et est aussi utilisé dans la recherche sur d’autres maladies infectieuses et sur les vaccins.

Un gène prédisposant à l’obésité: des chercheurs ont identifié la variante d’un gène qui rend certaines personnes plus vulnérables à l’obésité, également un facteur de risque pour le diabète de type 2. Cette variante n’est associée qu’à un léger gain de poids mais peut conduire à l’obésité les personnes qui sont déjà grosses indiquent les chercheurs. Le co-auteur Andrew Hattersley a souligné que ces résultats ne doivent pas laisser penser que les régimes et l’exercice physique sont moins importants pour notre santé. Le professeur Hattersley et ses nombreux collègues, pour la plupart au Royaume-Uni, ont analysé 13 études totalisant 38.759 personnes de tous âges. La variante de ce gène qui se retrouvait associée à un indice de masse corporelle élevé augmentait le risque d’obésité d’une personne d’approximativement 67 pour cent rapportent les auteurs. Dans les groupes qu’ils ont étudiés, environ 16 pour cent des adultes portaient deux copies du gène et pesaient en moyenne près de 3 kilos de plus que les individus qui n’avaient aucune copie de cette variante du gène. Cette association se retrouvait dès l’âge de 7 ans et reflétait spécifiquement une augmentation de la masse graisseuse indiquent les chercheurs. Les scientifiques ne connaissent pas encore le rôle que joue ce gène, appelé FTO, dans l’organisme.

Le collagène a été préservé dans des fossiles de T. rex et de mastodonte: des chercheurs ont détecté la protéine de collagène dans des os de Tyrannosaurus rex et de mastodontes, une découverte inhabituelle car l’on considère que ce type de structure n’est d’habitude pas préservé dans les fossiles. La méthode utilisée pour identifier ces protéines pourrait servir à révéler les liens évolutifs existant entre des espèces vivantes et éteintes selon les auteurs de l’étude. Les chercheurs ont récemment trouvé le fémur d’un T. rex qui semblait contenir des tissus mous internes dont notamment des vaisseaux sanguins. Mary Higby Schweitzer et ses collègues ont analysé plus en détail ces tissus avec diverses techniques pour montrer que les tissus déminéralisés du dinosaure contenaient du collagène 1, la principale composante organique des os. Les auteurs suggèrent que les protéines ont été conservées parce que leur attaque par des radicaux libres les ont fait se lier de façon irréversible à d’autres molécules et tenues ainsi à l’écart du processus de fossilisation.

Dans une seconde étude, John Asara et ses collègues ont utilisé une technique appelée spectroscopie de masse pour analyser un fragment de T. rex vieux de 68 millions d’années ainsi que les os d’un mastodonte datant de 160 à 600 mille ans. Le principe de la spectroscopie de masse repose sur la dissociation par bombardement électronique d’un échantillon en composantes ioniques et la mesure de leur masse pour déterminer sa composition chimique. Asara et ses collègues ont utilisé une version sophistiquée de cette technique sur des échantillons de T. rex et de mastodonte puis comparé leurs résultats avec ceux du collagène d’animaux vivants, identifiant ainsi les séquences peptidiques d’anciennes protéines de collagène. Dans certains cas, on peut ainsi obtenir des informations génétiques sur des espèces disparues dont les fossiles ont été préservés pendant plusieurs dizaines de millions d’années.

Sans le savoir, nous travaillons plus dur pour avoir plus d’argent: nous pouvons être motivé à notre insu pour travailler plus afin d’en retirer une plus grande récompense suggère une nouvelle étude. On sait qu’un athlète, par exemple, va consciemment renforcer son entraînement en vue d’une compétition importante mais la science s’est peu penchée sur la manière dont une promesse subliminale de récompense peut pousser quelqu’un à travailler plus. Des chercheurs au Royaume-Uni et en France ont mené une expérience dans laquelle ils montraient à des volontaires des images subliminales d’une pièce d’un penny ou d’une livre puis leur demandaient de serrer une poignée aussi fortement que possible. Les chercheurs indiquaient aux volontaires que plus ils tenaient fortement la poignée, plus ils gagneraient d’argent. Globalement, les volontaires serraient plus la poignée après avoir vu la pièce d’une livre au lieu d’un penny, même lorsqu’ils n’étaient absolument pas conscients d’avoir vu ces images. Ces expériences se sont déroulées en effectuant une IRM des volontaires qui a permis aux chercheurs de suivre en même temps leur activité cérébrale. Une région du cerveau appelée le pallidum ventral est apparue associée aux efforts supplémentaires déployés par les volontaires.

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