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PUBLIC RELEASE DATE: 23 Septembre 2004

Dans Science le 23 septembre 2004

Prière de mentionner le journal international Science ainsi que la « American Association for the Advancement of Science » comme sources de ces articles.

Accélération de l’amincissement glaciaire en Antarctique occidentale : Les glaciers antarctiques flottant dans la mer d’Amundsen sont en train de s’amincir deux fois plus vite près de la côte qu’ils ne le faisaient pendant les années 1990, annonce-t-on dans une nouvelle étude. Les glaciers dans la région Amundsen de l’Antarctique occidentale déversent 60 pour cent plus de glace dans la mer qu’ils n’accumulent grâce aux tombées de neige. D’après les auteurs, ce taux de perte suffit à faire monter le niveau de la mer de plus de 0,2 millimètres par année, équivalent à la contribution totale de l’Antarctique que l’on avait calculée auparavant et supérieur à la contribution du Groenland. Robert Thomas et les équipes de recherche américaine et chilienne se sont servi d’études de la calotte glaciaire par avion et par satellite pour étudier l’amincissement glaciaire, fournissant un aperçu de la vitesse avec laquelle les glaciers se déplacent vers la mer. Les auteurs annoncent également que la profondeur du substratum rocheux sur lequel la majorité de ces glaciers se déplacent avant de se détacher pour former des barrières de glace est plus élevée que ne le suggéraient les estimations antérieures. Ces mesures de profondeur pourraient aider les scientifiques à déterminer à quel point la quantité de glace provenant des glaciers augmenterait si les barrières de glace se déintègrent.

“Accelerated Sea-Level Rise from West Antarctica,” par R. Thomas, E. Frederick, S. Manizade, R. Russell, J. Sonntag, R. Swift et J. Yungel au NASA-Goddard Space Flight Center à Wallops Island (Virginie); R. Thomas, E. Rignot, G. Cassassa, C. Acuna et A. Rivera au CECS à Valdivia (Chili); E. Rignot au NASA-JPL à Pasadena (Californie); P. Kanagaratnam, T. Akins, P. Gogineni et H. Ramamoorthy à la University of Kansas à Lawrence (Kansas); H. Brecher à la Ohio State University à Columbus (Ohio); W. Krabill et J. Zwally au NASA-Goddard Space Flight Center à Greenbelt (Maryland); A. Rivera est aussi à la University of Chile à Santiago (Chili).

Nota : Un article correspondant par Richard Kerr sera disponible le mercredi 22 septembre 2004.
Nota : Cet article sera publié en ligne par le journal Science sur le site web Science Express le JEUDI 23 SEPTEMBRE. Visitez http://www.sciencexpress.org/.

Un prédateur marin au cou long originaire de la Chine : Dans un article « Brevia », des scientifiques décrivent la découverte d’un reptile marin au cou long, avec de courtes dents, qui a nagé dans un mer peu pronfond dans le sud-est de la Chine il y a environ 230 millions d’années. Le cou de l’animal, relativement rigide et long de 1,70 mètres, était presque deux fois plus long que son corps, qui avait une longueur de moins d’un mètre. L’animal, appelé Dinocephalosaurus orientalis, est le premier membre marin que l’on a découvert du groupe de reptiles divers appelé protorosaures. Ces créatures sont décrites comme ayant un long cou avec des vertèbres allongées. Avec son cou long et mince et sa petite tête, D. orientalis aurait pu approcher sa proie tranquillement mais rapidement dans des eaux obscurcies près de la côte, avant que la proie puisse voir le profil complet du protorosaure. De plus, les vertèbres spécialisées de D. orientalis se sont peut-être dilatées avant une attaque, lui permettant d’avaler les ondes de pression qu’il créait lui-même en se déplaçant dans l’eau. Autrement, ces ondes auraient averti la proie que le prédateur s’approchait. Les reptiles célèbres au cou long de l’Europe et du Moyen Orient, appelés Tanystropheus, étaient aussi des protorosaures. Une comparaison entre ces animaux et celui qui vient d’être découvert ouvre de nouvelles perspectives sur les stratégies de chasse employées par les protorosaures, ainsi que sur l’évolution et la diversité pendant l’âge triassique.

“A Triassic Aquatic Protorosaur with an Extremely Long Neck,” par C .Li à la Chinese Academy of Sciences à Pékin (Chine); O. Rieppel au Field Museum à Chicago (Illinois); M.C. LaBarbera à la University of Chicago à Chicago (Illinois).

Images : Des images correspondantes sont disponibles.
Pour enfants : Un article correspondant pour enfants est disponible.
Informations en ligne : Des informations supplémentaires sont disponibles en ligne.

Le génome du pathogène qui cause la maladie des légionnaires : Des scientifiques annoncent qu’ils ont complètement séquencé le génome de Legionella pneumophila, la bactérie responsable de la maladie des légionnaires, une pneumonie potentiellement mortelle qui pose un risque considérable pour la santé publique partout dans le monde. Minchen Chien et ses collègues soulignent les gènes qui pourraient définir de nouvelles cibles thérapeutiques ainsi que des gènes qui pourraient expliquer la capacité de L. pneumophila de survivre dans des mammifères, des protozoaires et des environnements hostiles comme des plomberies traitées avec de puissants biocides. L. pneumophila est un pathogène gram-négatif des amibes à eau douce qui peut causer des infections chez des personnes immunodéprimées en se reproduisant dans les leukocytes des poumons. Les scientifiques ont séquencé une souche dérivée de l’isolat originel de 1976 qui a causé l’épidémie lors d’une conférence de la Légion américaine. D’après les auteurs, la séquence génomique de L. pneumophila offre la possibilité d’expliquer son grand nombre d’hôtes et une capacité extraordinaire de résister à son éradication dans les sources d’eau.

“The Genomic Sequence of the Accidental Pathogen Legionella pneumophila,” par M. Chien, I. Morozova, S. Shi, H. Sheng, J. Chen, G. Asamani, K. Hill, J. Nuara, M. Feder, J. Rineer, J.J. Greenberg, V. Steshenko, S.H. Park, E. Teplitskaya, J.R. Edwards, S. Pampou, A. Georghiou, I.-Chun Chou, W. Iannuccilli, M.E. Ulz, D.H. Kim, A. Geringer-Sameth, C. Goldsberry, P. Morozov, S.G. Fischer, X. Qu, A. Rzhetsky, P. Zhang, E. Cayanis, J. Ju, S. Kalachikov, J.J. Russo et H.A. Schuman à la Columbia University et au College of Physicians and Surgeons à New York (New York);S.M. Gomez à l’Institut Pasteur à Paris (France); B. Zhao et P.J. De Jong au Roswell Park Cancer Institute à Buffalo (New York); G. Segal à la Tel Aviv University à Tel Aviv (Israël); P.J. De Jong est présentement au Children’s Hospital Oakland Research Institute à Oakland (Californie).

Images : Des images correspondantes sont disponibles.
Informations en ligne : Des informations supplémentaires sont disponibles en ligne.

Le rôle de la formation à distance dans la prévention du VIH : L’emploi de la formation à distance avec un service de soutien personnalisé constitue un moyen efficace pour montrer aux organisations non gouvernementales (ONG) dans les pays en voie de développement comment mettre en place des programmes de prévention du VIH, annonce-t-on dans une nouvelle étude. Les ONG qui ont reçu ce type de formation étaient plus susceptibles d’adopter le programme, ou du moins certains de ses éléments, que les ONG qui ont reçu les mêmes informations mais sans consultation. Jeffrey A. Kelly et ses collègues font remarquer que leur curriculum interactif offre beaucoup plus que des informations sur un site web. Les auteurs ont travaillé avec deux groupes d’ONG pour mettre en place une intervention appelée « Leader de l’opinion publique », dans laquelle certains individus en qui leurs communautés ont confiance subissent une formation pour communiquer des messages visant la réduction du risque de transmission. On a donné aux deux groupes accès à l’Internet et une série d’informations concernant la prévention. Le groupe expérimental avait également accès à un conseiller spécial qu’il pouvait contacter par téléphone ou par Internet. D’apès les auteurs, près de deux fois le nombre d’ONG dans le groupe expérimental que dans le groupe de contrôle ont soit développé un nouveau programme ou bien modifié un programme actuel basé sur le modèle.

“Distance Communication Transfer of HIV Prevention Interventions to Service Providers,” par J.A Kelly, A.M. Somlai, E.G. Benotsch, T.L. McAuliffe, Y.A. Amirkhanian, K.D. Brown, L.Y. Stevenson, C. Sitzler, C. Gore-Felton, S.D. Pinkerton, L.S. Weinhardt et K.M. Opgenorth au Medical College of Wisconsin à Milwaukee (Wisconsin); M.I. Fernandez à la University of Miami à Miami (Floride).

Le vent solaire sur Mars : D’après une équipe de recherche internationale, les particules de plasma ionisé émanant du soleil, connues sous le nom de « vent solaire », semblent pénétrer l’atmosphère de Mars, permettant à l’eau et à d’autres molécules de s’échapper. Les chercheurs ont proposé plusieurs théories pour expliquer comment Mars a changé d’un endroit chaud et humide pour devenir la planète froide et sèche que nous observons aujourd’hui. Ce changement a dû occasionner une perte d’eau, de dioxyde de carbone et d’autres substances « volatiles » qui se seraient évaporés assez facilement. Rickard Lundin et d’autres collègues en Europe, aux États-Unis et au Japon annoncent maintenant des résultats de l’instrument ASPERA-3 sur la navette Mars Express de l’Agence Spatiale Européenne, qui mesure comment le vent solaire affecte la haute atmosphère de Mars et la couche au-dessus de celle-ci, appelée l’ionosphère. La forme et la composition de l’ionosphère semblent varier à tous les quelques minutes seulement, et la pression thermique maximale de l’ionosphère n’est pas toujours assez puissante pour empêcher la pénétration du vent solaire. Ensuite, le vent solaire alimente et ionise l’ionosphère et la haute atmosphère, menant à une fuite d’ions d’hydrogène et d’oxygène ainsi que d’espèces moléculaires ionisées comme le dioxyde de carbone. Les mesures devraient aider à déterminer le taux de fuite de substances volatiles et, enfin, comment l’atmosphère de Mars a évolué avec le temps.

“Solar Wind-Induced Atmospheric Erosion on Mars: First Results from ASPERA-3 on Mars Express,” par R. Lundin, S. Barabash, H. Anderson, M. Holmström, G. Grigoriez et M. Yamauchi au Swedish Institute of Space Physics à Kiruna (Suède); J.-A. Sauvaud, A. Fedorov, E. Budnik et J.-J. Thocaven au Centre d’Étude Spatiale des Rayonnements à Toulouse (France); D. Winningham, R. Frahm, J. Scherrer et J. Sharber au Southwest Research Institute à San Antonio (Texas); K. Asamura et H. Hayakawa au Institute of Space and Astronautical Science à Sagamichara (Japon); A. Coates et D.R. Linder à la University College London à Londres (Royaume-Uni); C. Curtis, K.C. Hsieh et B.R. Sandel à la University of Arizona à Tucson (Arizona); M. Grande, M. Carter et D.H. Reading au Rutherford Appleton Laboratory à Oxford (Royaume-Uni); H. Koskinen, E. Kallio, P. Riihela, W. Schmidt et T. Sales au Finnish Meteorological Institute à Helsinki (Finlande); J. Kozyra à la University of Michigan à Ann Arbor (Michigan); N. Krupp et J. Woch au Max-Planck-Institut für Sonnensystemforschung à Katlenburg-Lindau (Allemagne); J. Luhmann à la University of California à Berkeley (Californie); S. McKenna-Lawler à la National University of Ireland à County Kildare (Irelande); R. Cerulli-Irelli, S. Orsini, M. Maggi, A. Mura et A. Milillo au Instituto di Fisica dello Spazio Interplanetari à Rome (Italie); E. Roelof, D. Williams, S. Livi et P. Brandt à la Johns Hopkins University à Laurel (Maryland); P. Wurz et P. Bochsler à l’Université de Berne à Berne (Suisse).