News Release

Ralentir la progression de la sclérose en plaques

Des chercheurs du CRCHUM ouvrent la voie à de nouvelles thérapies

Peer-Reviewed Publication

University of Montreal Hospital Research Centre (CRCHUM)

Treatment Blocking the ALCAM Molecule Reduces the Entry of B Cells into the Brain of Mice

video: Treatment blocking the ALCAM molecule reduces the entry of B cells into the brain of mice. view more 

Credit: CHUM2019

Montréal, 13 novembre 2019 -- Près de 77000 Canadiens sont touchés par la sclérose en plaques, une maladie dont les causes demeurent inconnues. Actuellement, ils n'ont aucun espoir de guérison. Dans une étude publiée dans Science Translational Medicine, des chercheurs du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) identifient une molécule nommée ALCAM qui, une fois bloquée, freine la progression de la maladie. Leurs résultats, tirés d'essais in vitro chez l'humain et in vivo chez la souris, pourraient permettre le développement d'une nouvelle génération de thérapies pour traiter cette maladie auto-immune.

En temps normal, la barrière hématoencéphalique protège notre cerveau des agressions. Elle empêche, par exemple, des cellules du système immunitaire comme les lymphocytes d'envahir notre système nerveux central. Toutefois, chez les personnes atteintes de sclérose en plaques, cette frontière est perméable. Un grand nombre de lymphocytes parvient à s'infiltrer dans le cerveau et en détériore les tissus (destruction de la gaine de myéline protégeant les neurones et assurant la transmission de l'influx nerveux).

«Dans notre étude, nous montrons pour la première fois qu'une molécule nommée ALCAM (Activated Leukocyte Cell Adhesion Molecule), exprimée par les lymphocytes B, contrôle leur entrée dans le cerveau par le biais des vaisseaux sanguins. Elle permet leur migration de l'autre côté de la barrière hématoencéphalique chez la souris et chez l'homme. En bloquant cette molécule sur des souris, nous avons pu diminuer l'entrée des lymphocytes B dans leurs cerveaux et ainsi freiner la progression de la maladie», dit le Dr Prat, chercheur au CRCHUM, professeur à l'Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur la sclérose en plaques.

Les lymphocytes B contribuent à la phase progressive de la sclérose en plaques. Certains médicaments, communément appelés anti-lymphocytes B, diminuent sa progression et le handicap en résultant.

«La molécule ALCAM s'exprime de façon plus importante sur les lymphocytes B des personnes atteintes de sclérose en plaques. En ciblant spécifiquement cette molécule, nous pourrons désormais explorer d'autres voies thérapeutiques pour traiter la maladie», explique le Dr Prat.

La sclérose en plaques peut provoquer des symptômes tels que fatigue extrême, manque de coordination, problèmes de vision, troubles cognitifs et changements d'humeur. Un Canadien sur 385 en est atteint. Au Québec, cela représente plus de 20000 personnes. 60 % des adultes touchés ont entre 20 et 49 ans et les femmes sont trois fois plus susceptibles que les hommes d'en recevoir un diagnostic.

###

Ces travaux ont été financés par la Société canadienne de la Sclérose en plaques, les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), et le Fonds de recherche du Québec -- Santé (FRQS).

À lire : «Activated Leukocyte Cell Adhesion Molecule Regulates B Lymphocyte Migration Across Central Nervous System Barriers» par Laure Michel, Camille Grasmuck et al. dans Science Translational Medicine. DOI : 10.1126/scitranslmed.aaw0475

À propos du CRCHUM

Le Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CRCHUM) est l'un des principaux centres de recherche hospitaliers en Amérique du Nord. Sa mission est d'améliorer la santé chez l'adulte grâce à un continuum de recherche couvrant des disciplines telles que les sciences fondamentales, la recherche clinique et la santé publique. Plus de 1861 personnes travaillent au CRCHUM, dont 542 chercheurs et 719 étudiants et stagiaires de recherche. chumontreal.qc.ca/crchum

@CRCHUM

À propos de l'Université de Montréal

Montréalaise par ses racines, internationale par vocation, l'Université de Montréal compte parmi les plus grandes universités dans le monde et notamment au sein de la francophonie. Elle a été fondée en 1878, et compte aujourd'hui 16 facultés et écoles. Elle forme avec ses deux écoles affiliées, HEC Montréal et Polytechnique Montréal, le premier pôle d'enseignement supérieur et de recherche du Québec et l'un des plus importants en Amérique du Nord. L'Université de Montréal réunit 2500 professeurs et chercheurs et accueille plus de 60000 étudiants. umontreal.ca/

Pour les médias seulement -- Coordination d'entrevues

Bruno Geoffroy
Communicateur scientifique
Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal
514-890-8000 poste 30872
bruno.geoffroy.chum @ssss.gouv.qc.ca


Disclaimer: AAAS and EurekAlert! are not responsible for the accuracy of news releases posted to EurekAlert! by contributing institutions or for the use of any information through the EurekAlert system.