Lire une phrase, suivre une conversation, résoudre un problème ou décider de l’action suivante: autant d’activités qui reposent sur la mémoire de travail. Celle-ci permet au cerveau de garder une information à l’esprit durant quelques secondes, même lorsque le stimulus a disparu, afin de la comparer à de nouvelles informations, de la manipuler et de l’utiliser pour guider notre comportement. Elle joue ainsi un rôle essentiel dans le passage de la perception à la pensée, puis de la pensée à l’action. Des scientifiques de l'UNIGE montrent que cette fonction s’appuie en partie sur une petite structure profonde du cerveau, le claustrum, dont les neurones contribuent à garder la trace de l’information pendant plusieurs dizaines de secondes. De plus, son inhibition entraîne une chute marquée des performances de la mémoire de travail. Ces résultats, publiés dans Nature Communications, ajoutent une pièce au puzzle des circuits de la pensée, un enjeu pour les troubles où la mémoire de travail est altérée, notamment le TDA/H et la schizophrénie.