Les racines des plantes sont bien plus qu’un simple organe d’absorption: elles peuvent ajuster leur structure pour mieux faire face au stress hydrique. Des scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE), en collaboration avec l’Université de Lausanne (UNIL), ont étudié 284 variétés naturelles de l’Arabette des dames (Arabidopsis thaliana) et découvert que la quantité et la répartition de la subérine – une barrière protectrice déposée dans les racines – varient selon l’origine géographique et le climat. Les scientifiques ont également identifié un nouveau gène régulateur de la subérine lié à l’hormone du stress hydrique. Cette étude, publiée dans la revue Nature Plants, offre des perspectives pour comprendre l’adaptation des plantes à leur environnement et rendre les cultures plus résilientes aux conditions arides.