ans les technologies quantiques, tout repose sur la capacité à détecter les propriétés portées par un seul photon. Mais dans le monde réel, ce photon d’intérêt est souvent noyé dans une mer de lumière indésirable — un véritable défi d’« aiguille dans une botte de foin » qui freine aujourd’hui le déploiement de nombreuses applications, dont la communication quantique sécurisée, les capteurs quantiques utilisés dans les réseaux de télescopes, ou encore l’interconnexion d’ordinateurs quantiques pour accélérer le développement de nouveaux médicaments et matériaux.
À l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), l’équipe du professeur José Azaña, en collaboration avec celle du professeur Roberto Morandotti, a développé une approche étonnamment simple et écoénergétique pour relever ce défi. La recherche fut menée par Benjamin Crockett durant son doctorat au Centre Énergie Matériaux Télécommunications de l’INRS, récemment diplômé et maintenant chercheur postdoctoral Banting à l’Université de la Colombie-Britannique (UBC).
Leur méthode permet non seulement de réduire le bruit, mais surtout de récupérer des propriétés quantiques essentielles qui seraient autrement perdues dans des environnements lumineux où les technologies actuelles échouent.